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Soutenir la culture et des espaces publics vivants face aux offensives réactionnaires.

14/08/2026

Soutenir la culture et des espaces publics vivants face aux offensives réactionnaires.

Soutenir la culture et des espaces publics vivants face aux offensives réactionnaires.

La Fédération Nationale des Arts de la rue appelle les professionnel·les, les institutions et le public à se mobiliser face aux attaques de plus en plus nombreuses que subissent la culture et les fêtes libres et inclusives.

Il nous est impensable de rester silencieux·ses face aux offensives réactionnaires dont le secteur des arts de la rue est victime. Ces attaques prennent des formes multiples. Elles touchent le Carroi, à La Flèche, dont la convention a été résiliée à la suite de l’élection d’un nouveau maire du Rassemblement national. Elles concernent également La Méandre, à Chalon-sur-Saône, menacée d’expulsion et dont la traditionnelle fête de clôture du festival Chalon dans la rue a été chargée par les forces de l’ordre, de nuit et sans sommation. Jean-Hostache et la Grosse Plateforme ont, quant à eux, subi un harcèlement massif, diffamatoire et discriminatoire à l’initiative d’élu·es d’extrême droite. Plus récemment, la Compagnie MF a été victime d’agressions racistes et homophobes tant verbales que physiques lors d’une représentation dans l’espace public à Lyon, à l’occasion du festival Tout l’monde dehors.

À ces situations s’ajoutent celles et ceux qui voient leurs subventions diminuer, voire disparaître, au prétexte que la culture qu’iels défendent ne serait pas « essentielle », ainsi que celles et ceux dont les paroles ou les présences sont contestées ou censurées pour des raisons politiques. L’ensemble de ces situations dessine un même mouvement de remise en cause des libertés culturelles et de la place de la culture dans l’espace public.

La lucidité nous force également à appeler au soutien massif des collectifs organisateurs et au public des free parties, criminalisés notamment au travers de la loi RIPOST. Les organisateur·ices de ces évènements proposent des fêtes inclusives, libres et non-marchandes, fondées sur les principes de solidarité et d’auto-gestion très proches des droits culturels que nous défendons depuis des décennies et qui sont le fondement de nombreuses fêtes populaires.

Les organisateur·ices font aujourd’hui face à un durcissement des politiques de contrôle et de répression qui menace directement leurs pratiques et leurs espaces de liberté, dans une relative indifférence du monde de la culture. En tant que secteur qui partage avec elleux de nombreuses valeurs et pratiques, il est de notre devoir de les soutenir.

Nous l’avons dit et nous le répétons : ces faits ne sont pas isolés. Ils participent d’une offensive réactionnaire plus large, portée et relayée, à des degrés divers, par l’extrême droite et celleux qui reprennent ses idées. À travers ces attaques, ce sont les libertés de créer, de se rassembler, de partager et de faire société qui sont remises en cause.

La Fédération Nationale des Arts de la rue réaffirme son attachement à une culture libre, diverse et accessible à tous·tes, son soutien et sa solidarité avec celles et ceux qui la font vivre.

Nous appelons les pouvoirs publics, les élu·es et les médias à prendre la mesure de la situation. À l’approche des présidentielles, il est urgent d’ouvrir une concertation sur la place de la culture dans notre société.

Nous ne voulons pas d’une société précaire, autoritaire et austère. Nous continuerons à défendre une culture libre et accessible et des espaces publics vivants. Soyons mobilisé·es, bruyant·es et solidaires !