compte rendu de la réunion d'installation des entretiens de valois, le 11/02/08 - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

compte rendu de la réunion d’installation des entretiens de valois, le 11/02/08

mardi 4 mars 2008
par  lafede

L’UFISC est présent au côté de la FEPS (ndlr : fédération des employeurs pour le spectacle vivant) qui l’assume sans faille.

Il est particulièrement important de noter que l’objectif d’apparaitre au même niveau que la FEPS a été atteint dans la mesure où l’UFISC par la personne de notre président, Louis Joinet (ndlr : adhérent de la Fédé) et les représentants des organisations membres de l’UFISC présentes, Jean Claude Parent (Synavi), Thierry Lorent (Fédération Professionnelle des arts de la rue) et Philippe Berthelot (SMA- syndicat des musiques actuelles), ont joué leur rôle tant collectivement qu’individuellement.
On peut toujours faire mieux mais pour un coup d’essai, il n’y a pas eu « de pieds pris dans le tapis ».
Nous avons franchi une étape de représentativité et de crédibilité aussi bien au niveau des organisations professionnelles que des représentants des collectivités publiques.

La ministre a introduit la journée en mettant en avant un sentiment de malaise, la fin d’un cycle, le desserrement de l’étau budgétaire avec les 34,8 millions d’euros trouvés et la nécessité de produire un livre blanc à partir des entretiens de Valois.

Pour y arriver, elle propose 5 thèmes :

1 L’observation et la connaissance du Spectacle Vivant
2 le lien production/diffusion
3 les labels
4 la contractualisation
5 la dimension européenne

Georges François Hirsch, intervient pour La FEPS.
Comme convenu au terme de la réunion préparatoire du vendredi 8, il précise que son intervention ayant été mise au point en concertation avec l’Ufisc, il donnera la parole au Président Joinet pour compléter certains aspects.
G-F Hirsch fait part comme convenu du problème du fléchage des 34,8 Millions d’euros et propose une fiche thématique alternative qui ne reprend que pour partie celle du Ministère. Il précise que cette fiche est présentée conjointement par la Feps et l’UFISC (à l’exception du Synavi) suite à une concertation commune.

7 thématiques ont été retenues.
1. Place du service public, de l’artiste et de la création dans la politique culturelle nationale.
2. Réflexions sur les missions de l’Etat, particulièrement du Ministère de la Culture, et celles des collectivités territoriales.
3.Création, diffusion.
Collaboration entre les secteurs public et privé.
4.Développement et diversification des publics.
5.Emploi artistique et culturel - formation - professionnalisation.
6.Education artistique.
7.Politique culturelle et internationale.
Echanges internationaux

Louis Joinet enchaine pour l’UFISC à l’invitation de G-F H en insistant sur :

1° les questions de méthode (Ex : quelle forme prendra le résultat final des Entretiens en insistant pour que les travaux aboutissent à des mesures concrètes ;
2° le préalable d’une information sur l’affectation dans la transparence des 34,8 millions
3° les échéances prochaines concernant le dossier de l’intermittence.

Un débat s’engage dans lequel les trois organisations membres de l’UFISC interviennent de manière espacée dans la matinée.

Jean Claude Parent pour le Synavi ouvre les hostilités par une longue intervention descriptive et détaillée des problèmes posés).

Un peu plus tard Thierry Lorent pour la Fédé intervient sur l’exemple du travail accompli par les arts de la rue. Il s’inquiète de ce que sera concrètement la portée du futur « Livre blanc » annoncé par la Ministre, en particulier au plan financier et au niveau de son engagement. Il rend compte du décalage entre les orientations du ministère et l’application de celles-ci dans les DRACs (suppression de budget dans le cadre du TAR ...)

Juste avant la pause du déjeuner, Philippe Berthelot pour le SMA, revient sur la contradiction de la diminution des crédits liés à la ligne 224 au regard de ce qui est revendiqué par ailleurs en matière d’action culturelle et d’éducation artistique, et pointe l’inquiétude générée par le fait de renforcer la vision bipolaire public/privé avec les grosses institutions publiques d’un côté et la concentration économique marchande de l’autre, alors que le système est plus complexe et participe d’une pluralité de modèles économiques dont ceux de l’économie sociale et solidaire.
Il réaffirme, dans un tel contexte, le rôle régulateur de l’Etat, et en particulier du Ministère de la Culture et de la Communication.
Il finit sur deux questions :
1 Le lien de ces travaux avec ceux du conseil de modernisation des politiques publiques (Révision générale des politiques publiques - RGPP)
2 Le lien de ces travaux avec ceux de la programmation financière pluriannuelle 2009, 2010 et 2011 prévue dans le cadre de la RGPP.

Les autres interventions :

Les organisations professionnelles de salariés sont classiques dans leurs interventions en mettant la problématique de l’emploi en avant, notamment dans le cadre des prochaines négociations UNEDIC, avec un couplet très volontariste de la CFDT sur la priorité à donner à l’éducation artistique qui doit trouver une traduction concrète dans les conventions collectives.

Des représentations des collectivités territoriales ont été assez pertinentes mais très consensuelles avec entre autres :

-  Salazar Martin (FNCC - fédération nationale des collectivtiés pour la culture) qui partage l’inquiétude quant aux baisses de crédits qu’il juge « misérables », met en avant le sens à donner par l’Etat, revient sur le nécessaire fléchage signifié précédemment par l’UFISC, le besoin d’un ministère et de générer la relation entre l’Etat et les collectivités territoriales afin de faire face aux enjeux du moment.
-  Sylvie Robert (ARF - association des régions de France) qui pose le problème de méthode en mettant en avant le nécessaire processus de décentralisation et de l’interministériel à intégrer et un malaise à se positionner entre ce qui procéderait d’éléments techniques et d’autres politiques.
-  Yves Ackerman, des départements, parle ouvertement d’une deuxième décentralisation, de la mise en place d’un observatoire des dépenses culturelles des départements, de son intérêt de coacher un groupe de travail sur l’Europe et de la mise en place d’une deuxième décentralisation.
-  Laurent Dréano (Directions des affaires culturelles de Lille) pour les DAC des grandes villes de France réaffirme l’intérêt d’un Etat fort et d’une nouvelle répartition des compétences.
-  Frédéric Wilcoq pour l’ARF et en tant que vice président du Conseil Supérieur des Musiques Actuelles repose le problème du gel pour les SMACs, de la déclaration de la ministre dans la Lettre du Spectacle qui fait état d’un rattrapage réalisé pour les musiques actuelles et les arts de la rue. Il finit son intervention sur le besoin de co-construction entre les collectivités publiques et les acteurs.

Dans les points divers, nous avons eu une digression sur la Caisse des Congés Spectacles.
Jean Paul Burle, son président, a expliqué que ce relevé d’information provisoire de la Cour des Comptes n’aurait pas dû sortir et qu’il a fait l’objet de propos exagérés et caricaturaux. Il concerne la période de 2003 à 2005 avant qu’il devienne président. Pour sa part il s’est attaché à travailler à corriger de nombreux problèmes en améliorant les problèmes de gouvernance et faisant un effort considérable de changement de la Caisse.
La ministre souhaite calmer le jeu compte tenue des personnes qui s’y sont impliquées sérieusement.
En résumé, pas de vague !

En conclusion pour la matinée :

La ministre reconnait entre autres choses :
-  Que les 34,8 Millions d’euros sont fléchés en priorité sur les grosses institutions.
-  Quant aux scènes conventionnées, le traitement est inégalitaire mais que ce n’est pas si grave que cela.
-  Que la baisse sur la ligne 224 est effectivement dérisoire en matière d’économie mais qu’il fallait bien faire l’effort demandé.
-  Que le lien des travaux avec ceux de la RGPP est évident puisqu’il s’agit d’un « système ouvert » mais elle ne donne pas de réponse pour le conseil de modernisation d’avril et ni sur la programmation financière pluriannuelle.

Après un déjeuner pris en commun sur place, les travaux reprennent avec en parallèle des négociations serrées entre le cabinet et la FEPS/UFISC sur les thématiques des groupes de travail.

Se succèdent ensuite 5 experts sur les thématiques initiales du ministère avec par ordre d’apparition :
Claude Sebel, Marc Béllit, B.Latarjet, JP Saez et F. Jannel.

Claude Sebel sur l’observation :

Etablir ce qu’il y a de plus urgent et de plus important tout en se rapprochant d’un système d’information.

Les centres de ressources qui sont organisés en conférence revendiquent d’être les porteurs privilégiés de l’observation.
Emmanuel Wallon soutient cette revendication et fait référence à son rapport sur les centres de ressource. Il pose la création d’un outillage commun.

Marc Béllit sur le lien production/diffusion :

Il faut réhabiliter la diffusion en mettant de la régulation et de la dimension économique au centre du système.
Son analyse ne porte que sur le système public et en réseau.

B. Latarjet sur les labels :

Il provoque en énonçant quatre hypothèses.

1 - Suppression de tous les labels et mise en place d’un contrat d’établissement pluriannuel d’objectifs
2 - Maintien mais redéfinition des objectifs
3 - Label unique d’Etat avec des critères communs à tous les cas
4 - Substitution par deux labels
- de référence (aide au fonctionnement)
- de reconnaissance (aide au projet)

JP.Saez sur la contractualisation :

Un peu généraliste sur le sujet et sans réel positionnement
Il n’intègre pas les modes de gestion et les délégations de service public

Fabien Jannelle sur la diffusion française en Europe :

Il faut valoriser la production française en Europe ; c’est plus dur pour le théâtre que pour les autres arts ; les productions françaises sont trop coûteuses à cause du salariat et des conventions collectives.

Après quelques échanges, Jean De St Guilhem propose les 6 thèmes qui résultent de la négociation et qui donnent lieu à groupe de travail :

1 - La place du service public de la culture, de l’artiste et de la création dans les politiques publiques aujourd’hui :
- les responsabilités et compétences de l’Etat et des collectivités territoriales
- les politiques partenariales Etat-Collectivités

2 - L’articulation Création-Production-Diffusion, les liens « public-privé »

3 - Les missions des réseaux, dont :
- La place de la création
- l’éducation artistique
- le développement et la diversification des publics
- les liens avec les équipes indépendantes

Quels contrats d’objectifs ? Quels moyens ? Quelle politique de labellisation ?

4 -La politique culturelle de l’emploi artistique : structuration, professionnalisation, formation, transmission des savoirs.

5 - Les politiques européennes et internationales

6 - L’observation et la connaissance du spectacle vivant

Un comité de pilotage sera constitué avec quatre collèges comprenant chacun trois membres.

Les collèges sont :
-  1° collectivités territoriales
-  2° spectacle vivant
-  3° personnes qualifiées
-  4° le ministère

Le secrétariat est confié à la DMDTS en la personne de Denis Declerck (inspecteur à la DMDTS).


Documents joints

communique valois 11/02/08

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