Rue Libre - Appel à actions pour le 27 octobre 2012 !

lundi 17 septembre 2012
par  lafede

Depuis 5 ans, Rue Libre (Ruée Libre) fait partie des rendez-vous annuels de la Fédération et, dans une certaine mesure, de la profession.
Conçu initialement comme un évènement unique, orchestré par un collège de directeurs artistique en un seul endroit et pour célébrer la fin du TEMPS DES ARTS DE LA RUE en 2007, il s’est, suite à des discussions parfois houleuses, transformé en évènement "manifestif" à l’initiative des compagnies, lieux de fabriques et/ou fédé régionales sur tout le territoire.
A coté des grands rendez-vous rituels que sont Aurillac ou Chalon, où chacun est d’abord venu pour défendre et faire connaitre les actions de sa structure, c’est le seul qui repose exclusivement sur l’initiative de la profession et sur une mutualisation des besoins et des moyens.
Ce qui , évidemment, ne va pas sans poser de problèmes : l’initiative spontanée devient parfois pénible quand elle est perçue comme une obligation.
Mais c’est un des seuls actes réguliers purement militant qui se décline sur l’ensemble du territoire.
Ajoutons à cela que la première édition a pu être financée spécialement par l’État (50 000 € environ) , alors que les autres n’ont pas bénéficié de ce soutien, même si l’organisation et l’accompagnement de Rue Libre font partie de nos obligations inscrites sur le conventionnement de la Fédération avec le Ministère de la Culture.

Dans ses réalisations, Rue Libre a toujours été pluriel, autour de formes et de contenus différents. Ce qui parfois peut donner une impression d’ambigüité.
Sur les contenus, on jongle entre lobbying dans les régions, promotion des arts de la rue dans le cadre d’avancées territoriales, actions festives et/ou revendicatives et promotion générale des arts de la rue accolés à la liberté d’expression.

Sur les actions, on notera :

  • des opérations spécifiques en direction des élus,
  • des manifestations artistiques de conquête territoriale (festivals volontaires) correspondant parfois à de la diffusion auto-décidée,
  • des tentatives artistiques qui ont donné lieu par la suite à des spectacles (Homo Bureaucraticus par exemple),
  • des rituels protestataires et/ou promotionnels à destination des passants mais aussi et surtout des médias,
  • des migrations festives, les premières ayant été en Rhône Alpes et Paca et la dernière avec RUEE LIBRE.
    Ajoutons à cela le lien important créé entre ces différentes initiatives à travers Radio Rue Libre et ses animateurs, lesquels on en outre contribué, grâce à une trentaine de radios partenaires, à populariser l’historique et les problématiques des arts de la rue.

Sur le bilan qu’on peut en tirer brièvement, il y a :

  • le côté action et trans-compagnies qui a permis de donner de la Fédération une image moins lobbyiste, et aux compagnies et acteurs locaux de se rencontrer et prendre conscience que, d’une certaine façon, ils avaient un destin commun.
    Nombre de Fédés Régionales doivent à Rue Libre leurs prémices, et l’augmentation importante d’adhérents depuis les premières éditions en découlent également.
  • dans certaines régions et notamment à l’Est, les actions menées ont permis l’invention de nouveaux festivals sur de nouveaux territoires (Wasselonne / Pont-à-Mousson...) et la rencontre de nouveaux partenaires
  • la notoriété prise par la Fédé au niveaux national et régional notamment grâce aux actions menées et à leur couverture médiatique (France Info, Radio Nova etc...)
  • l’avancée d’une certaine idée de la culture en espace public au niveau international, soit par des actions dans d’autres pays, soit par la reprise de contenus et de visuels par des structures sœurs à l’étranger (Québec, Burkina, Allemagne etc.)
  • l’image enfin d’une capacité de mobilisation et d’initiative singulière dans le paysage culturel français qui n’est sans doute pas pour rien dans la façon dont nous pouvons être considérés aujourd’hui au niveau politique.

    Et pourtant chaque année, l’organisation de Rue(e) Libre cristallise les ronchonnements et les réticences.
    Et nous avons fait pourtant l’an passé notre meilleure édition, suite à une idée venue des régions, avec cette belle convergence sur la place de l’Art est Public, dont les clichés (merci aux photographes) continuent à nous alimenter.
    Alors, aujourd’hui, quid ?

Nous avons pensé qu’après la Ruée Libre convergente, il pourrait être intéressant de jouer plutôt sur les territoires cette année (en jouant, pourquoi pas, sur une alternance de Ruées Libres et de Rues Libres d’une année sur l’autre) mais on ne peut pas dire qu’il y a eu réel débat là dessus, et les différentes contraintes et échéances que nous avons rencontrées tout au long de l’année avec l’arrivée du nouveau ministère et une disponibilité réduite de chacun ne nous ont pas donné l’occasion d’organiser une discussion large et ouverte à ce propos.
Reste qu’un certain nombre de régions, de structures et d’adhérents donc ne savent pas encore ce qu’ils vont faire.
L’objet de cet article est de rappeler les enjeux et offrir éventuellement quelques éléments pour faire vos choix.

Rue Libre est un évènement convivial, s’y retrouver ensemble et en profiter pour dépasser ses problématiques personnelles est très important.
A l’heure des négociations qui vont se mener à tous les échelons du pouvoir, il me semblerait pertinent cette année de mettre l’accent sur la façon dont les Arts de la Rue peuvent faire levier dans notre société. S’il devait y avoir un maître-mot, je préconiserais : faire savoir nos savoirs-faire pour ouvrir désir et imagination chez nos interlocuteurs. ça veut dire élargir nos champs et modes d’action. Pour exemple, je me souviens en 2003 à Chalon, une rencontre des Restons Vivants avec la population d’une cité HLM avec déco des Carabosse, barbecue partagé, battle en Ex Nihilo et les hiphopeurs locaux, concerts spontanés, bref une sortie du cadre habituel du festival à la rencontre des autres ; ça avait été formidable. Aller où on ne nous attend pas, faire là où on ne fait pas d’habitude ou faire ce qu’on ne fait pas d’habitude. Avec de l’envie et de l’énergie nous pouvons monter des opérations en peu de temps. Profitons-en.
Restera pour ceux qui ne se sentent pas ou qui ne peuvent pas organiser quelque chose, à se greffer aux initiatives existantes (il y en a de bien motivantes).

Voici les initiatives actuellement en préparation en France mais aussi à l’étranger :

  • FAR-EST : (Fédération des arts de la rue Grand Est)
    • Alsace : Rue libre à Sélestat
      La ville de Sélestat va accueillir Rue Libre le 14 octobre prochain. La fédération régionale organise un moment de découverte des arts de la rue où plusieurs compagnies régionales se produiront dans les rues de la ville. Elle a déjà organisé ce type d’action à Pont-à-Mousson et à Sainte-Marie-Aux-Mines lors des précédentes éditions de Rue Libre. Cela a permis de faire naître par la suite un festival annuel dédié aux arts de la rue.
      Contact : coordination.farest@federationartsdelarue.org
    • Lorraine : Ruée Libre en République Tchèque_
      Plusieurs compagnies de Lorraine sont invitées à se produire à Ostrava (3ème ville du pays) du 24 au 27 octobre. Les compagnies lorraines traverseront l’Allemagne et rejoindront en bus la Moravie-Silésie, près de la Pologne.
      Contact : Alexia de la cie Brouniak /info@brouniak.com
  • Transe-Express : les 30 ans de la compagnie
    La cie Transe Express, à l’occasion de son évènement "30 ans, c’est pas bidon" à la Gare à Coulisses.
    Plusieurs temps forts de la programmation feront partie de Rue Libre :
    • les rencontres professionnelles du 26-27 octobre : La Transmission de la direction artistique.
    • Le CHARIVARI des parades musicales circassiennes (27/10 - 16h-17h)
    • Le grand rituel percutant (27/10 - 18h-19h)
  • La FARSE (Fédération des arts de la rue Sud-Est)
    La Farse mobilise autour d’un grand concours de Pétanque, action-phare de la fédération :
    Alors si toi aussi t’as les boules, ramène-les et viens te frotter au cochonnet en triplette, doublette ou en tête à tête : viens partager un moment ludique et convivial pour se rencontrer, discuter, râler et s’enthousiasmer sur les Arts de la Rue.
  • Allemagne : 1er Rue Libre national - 26-28 octobre
    Ce Rue Libre allemand se nomme REHA : Raum-Eroberungs-Hilfs-Aktion. Un collectif de compagnies s’est fédéré dès février dernier pour organiser un évènement national autour de la réhabilitation de l’espace public. Dans plusieurs villes du pays, les compagnies locales proposeront des performances pour réapproprier les espaces publics privatisés ou abandonnés.
    Contact : Karen Rémy / karen_remy@web.de
  • Suisse : 1er Rue Libre national - 27 octobre
    La FARS (Fédération des arts de la rue en Suisse) prépare un évènement à Renens près de Lausanne.


N’hésitez pas à nous faire de vos initiatives locales pour que nous les relayions : thomas@federationartsdelarue.org / 06 33 81 2293

Bien à vous
Pierre Prévost

Plus d’infos très bientôt sur ruelibre.net !


Sites favoris


7 sites référencés dans ce secteur