Les Formes Légères - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Les Formes Légères

Compte rendu de la réunion du 23 avril 2002
jeudi 16 mai 2002

Tout d’abord, un excellent présage puisque la participation à cette réunion était elle aussi légère, nous n’étions que trois : Pascal LARDERET (cacahuète) Frédéric DUPERRAY (Hector Protector) Pierre PREVOST (Acidu)
Nous nous sommes donc mis en quatre pour attaquer le sujet.

Définitions d’abord :

- Physique : La forme légère est une forme où le poids du corps excède celui du matériel.
- Philosophique : où la puissance des idées excède celle des amplis ou l’intime défie le spectaculaire, où la force de sincérité s’oppose au tape à l’oeil
- Financier : où le coût de la fiche technique n’excède pas 25% du prix de vente
- Artistique : où le choix de l’acteur est le support essentiel pour faire passer les émotions, les messages ou autres choix dramaturgiques.
- Spatio-temporelle : où l’appropriation de l’espace est à la fois aisée et fragile

On peut en imaginer d’autres...

Quelques constatations ensuite :

- Les formes légères sont souvent le fait des structures légères et vice versa. Ce qui amène les structures qui veulent grossir à boursoufler ce qu’elle font, quitte à faire quelques impasses notamment salariales, voire artistiques
- Les formes légères font du déambulatoire ou du fixe, peu importe. Elles sont souvent achetées pour des animations.
- Les formes légères le sont aussi parfois sur le fond, problème qu’elles partagent avec les formes lourdes
- Les formes légères s’apparentent au discount et se retrouvent à beaucoup sur un même rayon. C¹est sympa mais un peu frustrant artistiquement. Elles gagneraient parfois à être programmées seules. Hommage nostalgique aux samedi piétonniers de Montbéliard
- C’est beaucoup moins la rue dans laquelle nous jouons que des espaces festifs. Fonction d’histrion ou de doublures de majorettes
- Plus que de rue nous sommes alternatifs, c’est sans doute pour ça que le courant passe
- Les "cours" qui fleurissent dans certains festivals ne font que reprendre un rôle que les théâtres ont par trop délaissés. C’est une piste sympa et qui demande à être développée mais est-ce encore de la rue ? Le dedans-dehors nous interpelle/intéresse en tous cas bigrement
- On aimerait bien ne plus avoir à faire du off, ou en tous cas le maîtriser (peut-être l’organiser en conséquence).

Etc. etc. nous n’allions pas faire les assises à nous trois.

J’ajouterai qu’alors que les pôles de ressources, lieux de fabriques, formations en tous genres et gloses se multiplient sous la férule de quelques "grands frères" pleins de bonnes intentions, nous manquons
singulièrement d¹une parole collective et qu’un tas de petits pieds ça peut faire un grand plat.

Ordonc nous nous proposons de nous/vous retrouver non pas entre compagnies mais entre acteurs de la rue vers le début novembre, peut-être chez Albédo (Drôme), en tous les cas ça nous plairait bien. Nous aurons besoin de soutien et nous allons en demander crânement à HLM. Mais s’il y a d’autres possibilités, allons-y gaiement.

L’objectif est d’arpenter le paysage de ce que nous faisons, de se coltiner autour de quelques sujets éminemment artistiques (par exemple : entre le projet et la centième représentation, comment on a évolué et
pourquoi ?), mais aussi politiques et de croûte, passer au crible quelques cas concrets pour se/nous faire avancer. Avant tout échanger sans chercher à se vendre.
Entre collègues (collèj’)

Partager une parole

Parole que nous proposons à chacun de prendre immédiatement en reproduisant, distribuant et répondant à un questionnaire qui aura valeur de test indispensable en même temps que de sondage subjectif, test que nous nous sommes bien amusés à concevoir (forever histrion)
mais dont l’aspect humoristique ne doit pas cacher l’utilité. Merci d’y répondre nombreux.

Ceci représente un travail entre nous nécessaire pour nous faire avancer. Evidemment, il ne saurait suffire.
Au vu des derniers développement politiques et du dramatique écart entre la demande grandissante du public et les moyens réduits de diffusion qui nous sont proposés, il conviendra, ensemble et avec la fédé, de mettre chaque interlocuteur public devant ses responsabilités financières. Tant par la qualité que par la variété, il faut au plus tôt sortir du ghetto discount où on se fait enfermer.

- Le questionnaire où qu’on peut y répondre en ligne, c’est par là
- Celui à imprimer ou à copier coller dans un mail est ci-joint
(Les réponses mail sont à adresser à globjo@club-internet.fr, celles par courrier postal sont à adresser à Formelej c/o Acidu 34 rue Gaston Lauriau - 93100 MONTREUIL SOUS BOIS, enfin, les réponses fax sont déconseillées)

Pierre avec la complicité de Fred et Pascal


Documents joints

Questionnaire Fomes Légères

Sites favoris


9 sites référencés dans ce secteur