LE 27 OCTOBRE EN ÎLE-DE-FRANCE / RÉUNION DU 4 JUIN 2007

jeudi 28 juin 2007
par  Fédération IDF

Préparation de la journée nationale du 27 octobre en Île-de-France
RELEVÉ DE DÉCISIONS DE LA RÉUNION DU 4 JUIN 2007

Lieu : Moulin Fondu

Durée : 3h

Présents :

Stéphane AMOUR : Médiateur culturel
Marthe DROUIN : Comédienne
Paul KINGLEUR : artiste indépendante
Pascal LE GUENNEC : Comédien
Sarah QUENTIN : artiste indépendante

La compagnie Acidu : Pierre PRÉVOST
La compagnie Annibal et ses éléphants : Thierry LORENT
La compagnie Cavaluna : Silvia MORENO et David BOUTIN
La compagnie d’ailleurs : Alessandro MENEGUZZI
La compagnie des Souffleurs : Nicolas SOLOY
La compagnie Freddo et Léo : Frédéric BONTEMPS
Friches Théâtre Urbain : Pascal LAURENT
La compagnie Frichti Concept : Brendan LE DELLIOU
Kiftong Spectacles : Chris BOURDEL
La compagnie Label Z : Babeth JOINET
La compagnie La Constellation : Alexandre RIBEYROLLES
La compagnie Le geste à la parole : Dominique LEMAIRE
La compagnie les Matachines : Michel CLÉMENT
La compagnie Les Sanglés : Hugues DELFORGE
La compagnie Oposito : Jean-Raymond JACOB et Martine RATEAU
La compagnie Puzzle Théâtre : Jacka MARÉ
La compagnie Retouramont : Noémie NORMAND
La compagnie Tintamar : Laurent POUSSEUR
les Souffleurs - Commandos poétiques : Olivier COMTE

Excusés :

La compagnie Décor Sonore : Michel RISSE
Deuxième Groupe d’Intervention : Ema DROUIN
Teatro del Silencio : Mauricio CELEDON
Bonheur Intérieur Brut : Jack Souvant
La compagnie Jolie Môme

Présentation de la Journée nationale du 27 octobre :

La journée nationale pour les arts de la rue se déroulera sur l’ensemble du territoire français le 27 octobre 2007.

Cette journée (soit 25 heures en raison du passage de l’heure d’été à l’heure d’hiver), organisée à l’initiative de la profession, a pour objectif de rendre visible la présence des artistes de rue et leur diversité là où ils se trouvent. Son but est également d’ouvrir les modes de diffusion, d’élargir les espaces d’intervention artistique, de sensibiliser les élus aux arts de la rue, de s’adresser directement au public. Et de communiquer sur qui nous sommes, ce que nous faisons et l’étendue de nos savoir-faire.

Sa forme est aussi diversifiée que les expressions artistiques et les démarches qui composent notre paysage.

Nous en sommes, après le lancement de la journée en début d’année, à celui du lancement des propositions que les équipes artistiques et leurs accompagnateurs (Fédérations en région, lieux de fabrique, lieux de résidences, CNARs...) ont décidé de mettre en œuvre pour le 27 octobre.

Deux temps sont prévus lors de cette journée : un « temps local » lors duquel les compagnies sont invitées à parler de leur travail auprès de leur public local. Un temps « collectif » pendant lequel les artistes se regroupent pour un événement fédérateur.

Conjointement, un plan de communication se met en œuvre en juin. Il a pour objectif de s’adresser au grand public et de faire connaître l’ensemble des événements qui se dérouleront le 27 octobre aux médias. L’État finance à hauteur de 60 000 euros ce plan de communication.

L’organisation de la journée en Île-de-France :

En Île-de-France, la Fédération des arts de la rue IDF a accepté de coordonner le projet. Son rôle est donc de se faire le relais des décisions prises collectivement entre les compagnies franciliennes et auprès du réseau national. En ce qui concerne la forme de l’acte collectif, elle doit être décidée collectivement entre les artistes désireux de participer à ce mouvement.

Une première réunion de préparation a déjà eu lieu le 7 mars dernier à Friches Théâtre Urbain et a réuni 17 compagnies franciliennes.

Lors de cette réunion, il a été décidé que l’acte collectif au niveau francilien serait conçu comme une manifestation de la profession avec des revendications artistiques et culturelles. Le terme d’ « acte manifestif » a ainsi été retenu. La volonté que cet acte valorise toutes les couleurs artistiques a également été établie.

José Rubio, Directeur Technique de l’établissement public du parc et de la grande halle de la Villette, a accepté d’être « le consultant technique » de l’événement.

Reste à donner vie à cet acte collecif francilien et à mesurer concrètement ce que chaque compagnie/artiste est capable de mettre sur la table. Cette réunion a donc pour objectif de collecter les envies de chacun pour structurer l’événement et de lister, de façon très pragmatique, ce que chacun peut apporter.

Les conclusions à l’issue de la réunion :

Conceptualiser et rendre lisible la journée du 27 octobre

La journée nationale du 27 octobre est un engagement qui suppose une participation sur la base du volontariat. Il apparaît donc nécessaire de trouver un concept fort et mobilisateur. Actuellement, le 27 octobre manque de lisibilité au niveau de la profession. L’enjeu est donc de trouver une idée simple et claire qui puisse fédérer et mobiliser l’ensemble du métier.
Les rencontres départementales, montées par la Fédération IDF et des artistes réunis au sein de la Troupe éphémère, sont un bon exemple d’événements ayant su rassembler.

À qui l’on s’adresse ?

La question du public cible de cette journée nationale a été posée plusieurs fois. Il semble important de définir à qui l’on s’adresse pour pouvoir avancer sur la forme et le fonds de l’acte collectif.
S’adresse-t-on aux institutionnels, aux médias, aux concitoyens, aux élus ?
Si l’on souhaite convoquer le public à cet événement, comment faire pour qu’il soit présent ? Que va-t-on lui dire pour le séduire ?

Quel est l’objectif de la journée ?

Acte symbolique pour plus de reconnaissance de nos actes artistiques.
Rassembler la profession dans un acte manifestif.
Au niveau francilien, poser cet acte manifestif à Paris est un geste politique fort pour réclamer la possibilité de jouer dans la capitale.
Dans le contexte de fin du Temps des arts de la rue, montrer que la profession est résolument tournée vers l’avenir.

Quel contenu ? - les concepts fédérateurs :

La 25e heure. Dans la nuit du 27 au 28 octobre, en raison du passage de l’heure d’été à l’heure d’hiver, nous perdons une heure. Cette heure, située entre 2h et 3h du matin, n’existe donc pas. La 25e heure semble être une problématique artistique intéressante. Heure indéfinissable devant aucun tribunal. Heure mystérieuse qui peut donner des axes de rêves et des envies de possibles. L’heure des fous. Comment s’en emparer ?

Un manifeste a été écrit par la profession. Comment le mettre en avant lors de cette journée ?

L’espace public est de plus en plus privatisé, fractionné, restreint. Enjeu politique partagé par la profession.

La libération de Paris.

Vide-grenier poétique de nos univers

Idée des « chaises ». Dans chaque quartier, le public est invité à amener sa chaise sur une place publique, rue piétonne etc. Une fois que l’assistance est constituée, le public peut alors appeler une compagnie de rue pour qu’elle vienne lui jouer un spectacle. Idée séduisante mais très difficile à mettre en place logistiquement.

Comment réussir à valoriser et respecter l’ensemble des identités artistiques du secteur au sein d’une action collective ? - la forme :

L’acte collectif francilien doit permettre à toutes les couleurs et formes artistiques d’être représentées.

Il est également décidé que cet acte collectif doit avoir deux faces. Il doit à la fois s’inscrire dans un cadre bien défini, organisé, orienté en direction des institutionnels. Cet acte doit également permettre aux artistes d’exprimer leur imaginaire, leur créativité, leur audace.
Afin de parvenir à ces différents objectifs, il est proposé que l’événement du 27 octobre ait lieu en 3 temps en Île-de-France :

1) Temps local. Chaque compagnie/artiste propose pendant la journée une rencontre de son choix dans sa ville/son quartier auprès de son public local. Cette action peut être pédagogique, ludique, artistique.

2) Temps de mise en lumière. En fin d’après-midi, début de soirée, les compagnies/artistes d’Île-de-France organisent un grand rassemblement Place de l’Hôtel de Ville, à Paris. Ce rassemblement sera l’occasion d’organiser un apéro incongru, un bal etc (à définir). La place de l’Hôtel de Ville semble un lieu adéquat pour plusieurs raisons : symbole de la ville de Paris ; place piétonne ; lieu qui permet à beaucoup de formes artistiques d’être représentées (installations, formes aériennes, formes fixes, formes intimistes etc).

3) Temps de mise en ombre autour de la 25e heure. Temps du mystère. Cérémonie du « vol d heure ». L’idée est lancée d’organiser ce temps entre 2h et 3h du matin, à Paris, au moment où disparaît la 25e heure.


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