Groupe de travail pour le temps des arts de la rue - Séance du 25/11/04 (HLM)

lundi 6 décembre 2004
par  lafede

Etaient présents : Rémy Bovis (Mairie de Paris), Maud Le Floc’h (Cie Off/Polau, Tours), Jean-Marie Songy (Eclat d’Aurillac, Furies en Champagne), Karine Delorme (élue à la culture de Chalon-sur-Saône), Marie Moreau-Descoings (DMDTS), Elena Dapporto (DMDTS), Jean-Raymond Jacob (La Fédération des arts de la rue/Cie Oposito), Ema Drouin (2ème groupe d’intervention), Claude Morizur (Le Fourneau de Brest), Antoine Cassan (Conseil régional d’Ile de France), Stéphane Simonin (HorsLesMurs), Jean Digne (HorsLesMurs), Pascale Petit (Attachée parlementaire de Pierre Bourguignon), Isabelle Loursel (Mairie de Sotteville-lès-Rouen), Philippe Saunier-Borrell (Pronomades en Haute-Garonne), Daniel Andrieu (Atelier 231), Pierre Sauvageot (Lieux Publics), Alain Taillard (Cie Jo Bithume), René Marion (Festival Coup de Chauffe), Pascale Canivet (La Fédération des arts de la rue).

Invités : Jean-Christophe Bonneau (ONDA), Jean-Baptiste Duperray (Cie des Quidams), Antoine-Laurent Figuière (Directeur-adjoint de la DRAC Bourgogne), Ghislain Mille (conseiller théâtre à la DRAC Bourgogne), Antoine Cassan (Conseil régional d’Ile de France).

Excusés : Thierry Lorent (Annibal et ses éléphants), Serge Van Der Hoeven (Maire de Vieux-Condé), Bruno Schnebelin (Cie Ilotopie).

Le but de la quatrième et dernière séance de travail est de proposer une méthode de travail et des modalités de fonctionnement pour le temps des arts de la rue, éléments qui seront développés dans le document remis au ministre et diffusés à la profession comme aux collectivités locales et territoriales.

Les différentes dimensions de ce temps fort sont abordées et débattues pour aboutir à des lignes directrices.

En début de séance, il est convenu que le document issu des travaux du groupe s’intitulera « Carnet de route pour le temps des arts de la rue ».

1) Les moyens attribués par le ministère de la culture

Les moyens demandés au ministère de la culture correspondent à des attentes fortes de la part de la profession qui se retrouve en situation de stagnation dans son développement faute de ressources équivalentes à celles des autres secteurs du spectacle vivant.

Un premier effort du ministère est fait avec les 2 M € attribués en 2005 pour amorcer le temps fort pour les arts de la rue. Cet effort doit se poursuivre en s’échelonnant sur plusieurs exercices budgétaires jusqu’à atteindre à terme les 12 M € de budget constant attribué aux arts de la rue. Ce budget en 2004 est de 6 M 4 € . L’objectif escompté est pour 2008, à l’issue du temps fort qui se déroulera avec une montée en puissance progressive en 2005, 2006 et 2007.

Ces moyens seront abondés par ceux que les collectivités locales et territoriales dégageront en complément du soutien de l’État pendant la durée du temps des arts de la rue.

Aussi, il y aura une gradation de la lisibilité de la consolidation du secteur.

2) Un temps des arts de la rue en trois étapes

La première étape, 2005, sera peu lisible puisqu’elle sera consacrée à la concertation et la négociation. Temps nécessaire pour impliquer la grande diversité des acteurs du temps des arts de la rue, aussi bien les institutions que la profession, les différents services de l’État que les collectivités locales et territoriales. Temps opportun pour que chacun s’empare de l’occasion de valoriser et développer les arts de la rue sous des formes adaptées à la multiplicité des situations et des savoir-faire. La priorité ira vers la consolidation des outils existants.

En 2006, il s’agira d’inventer de nouveaux dispositifs de création et de diffusion, de pérenniser l’emploi au sein des équipes constituées, de rendre lisible l’étendue des ressources des arts de la rue, en termes d’enjeux artistiques comme de structures dédiées aux arts de la rue. Ce sera un moment essentiel au niveau de l’information et de la communication sur le secteur. Des actions spécifiques et visibles, notamment pour la population, commenceront pendant cette période.

En 2007, un schéma directeur des arts de la rue, national, et régional, prendra forme. Il s’agira d’ouvrir de nouveaux territoires à la création dans l’espace public, à partir d’un tissu élargi d’acteurs artistiques, culturels et politiques.

C’est grâce à la force d’inventivité du secteur que les actions entreprises se déclineront.

C’est à partir de ce temps fort pour les arts de la rue que se dessineront les bases de travail pour la profession dans les 20 années à venir.

3) Un groupe de pilotage, des collèges, une présidence

Pour piloter le temps des arts de la rue, il apparaît nécessaire de mobiliser 40 à 50 personnes. Les services de l’État (Ministère de la Culture avec ses différentes directions, autres ministères, organismes para-étatiques, HorsLesMurs, l’ONDA, l’AFAA...), les collectivités locales et territoriales (représentants d’organisations comme personnalités politiques) qui devraient être aussi représentées, les professionnels (artistes et institutions, arts de la rue, et autres secteurs du spectacle), et des personnalités extérieures (urbaniste, journaliste, philosophe...).

Par souci d’efficacité, les travaux du temps des arts de la rue seront répartis en collèges thématiques en fonction de thèmes à développer pendant la durée du temps des arts de la rue. Divers domaines sont considérés comme fondamentaux : les enjeux artistiques, l’accessibilité de l’espace public, la communication et l’information, la structuration du secteur, l’aménagement du territoire, et l’évaluation.

Le rôle du groupe de pilotage est de proposer et de coordonner, non de décider. Il a ainsi une fonction incitative. Il doit être capable de porter une parole collective. Il doit pouvoir trouver une articulation au niveau des régions.

Un comité restreint représentant tous les collèges se consacrera à l’organisation globale du temps des arts de la rue.

La présidence jouera un rôle fédérateur, de représentation extérieure. Si aucune personnalité incontournable ne se dessinait, il est envisageable de mettre en place une présidence plurielle. Dans ce cas de figure, trois personnes pourraient faire office de présidence collégiale.

4) Les enjeux du temps des arts de la rue

Le temps des arts de la rue pose concrètement la question de la place de l’artiste au sein de la Cité.

Il doit produire des effets-leviers aussi bien en termes de moyens que d’ouverture de nouveaux territoires. Il doit permettre un approfondissement du lien entre la société et les artistes, et répondre ainsi à une demande sociale en renouvellement.

Il doit contribuer à la résolution des problèmes structurels de l’emploi culturel et artistique, tout au moins au sein du secteur, en encourageant la professionnalisation des personnes et des équipes, et la régulation du fonctionnement des structures.

Il doit être centré sur le développement de la création et de la production.

Il doit enfin inciter à l’excellence, et ouvrir des perspectives à long terme aux plus jeunes.

5) Le carnet de route pour le temps des arts de la rue

Le contenu de carnet de route est constitué de deux parties :
- les travaux du groupe de travail répartis sur quatre séances,
- les contributions écrites collectées depuis l’ouverture du groupe en août.

Sommaire proposé :
- abstract de deux pages reprenant les lignes directrices,
- note d’intentions,
- le groupe de travail (comptes-rendus et synthèse des séances),
- les contributions écrites.

Ses articulations seront rédigées par la Fédération, en relation avec HorsLesMurs.

Le document final sera remis au ministre de la culture à la mi-décembre et diffusé simultanément à la profession et aux représentants des collectivités locales et territoriales.

Le groupe de travail est dissous à la fin de la séance.

Il appartiendra au ministère d’initier le groupe de pilotage du temps des arts de la rue en 2005.


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