Edito de Novembre 2011

vendredi 4 novembre 2011
par  lafede

Nous l’avons fait !
Et si vous avez regardé les photos qui circulent sur la toile, vous avez pu voir qu’il y avait de la matière, des sourires, du plaisir, et.... du monde.
Autour de 1000 personnes -1200 selon la police- au cours de l’après-midi, sans compter tous ceux qui ont rejoints de façon ponctuelle les convois en région dans leurs étapes de la semaine. Certains sont sur la route depuis 4 jours, ayant conduit des actions tout au long du parcours, épuisés, qui trouveront quand même l’énergie pour ce grand moment.
Des artistes de rue, en grand nombre, mais aussi des sympathisants, des plasticiens, techniciens et artistes de tous bords, représentants d’organisations qui se sont reconnus dans notre appel, curieux, badauds, tout un monde...

Dès 8 heures du matin, une trentaine d’adhérents supra motivés étaient là pour monter tentes, barrières, sièges géants, cantine mobile et tout le nécessaire sous la houlette de Thomas, Emilie et Titou. Une organisation impeccable -merci à nos coordinateurs et à la Fédération Ile-de-France.

A 9h nous étions 3 minibus ornés d’affiches sur tous les coins et une grosse vingtaine d’adhérents et de journalistes pour entamer la tournée des sièges de campagne des partis politiques.
Il s’agissait d’un cérémoniel court au cours duquel, après quelques notes d’introduction sur l’accordéon de Gaby, nous placions dans la rue quelques sièges pour nos interlocuteurs, et d’autres, en hémicycle, pour nous : présentation collective des enjeux, question, réponses plus ou moins longues de nos hôtes puis remise de la liste des signataires, du carnet de campagne et de quelques affiches.

Europe Ecologie Les Verts -EELV- d’abord (Ils étaient huit autour de Marie-Christine Blandin, nouvelle présidente de la commission culture du Sénat), le Front de gauche ensuite où, après une petite valse improvisée, nous avons rencontré Jean-Michel Grémillet et Jean-Jacques Barré (en l’absence de JL Mélenchon que nous avions rencontré la semaine précédente), puis le PS (Sylvie Robert, Karine Gloanec-Maurin, Pierre Bourguignon, Martine Garcin), le Nouveau Centre devant deux représentants non-élus (Thomas Elexhauser et Emilio Pagura) et, pour finir, l’UMP, devant des sièges vides...

La présence de nos interlocuteurs en cette matinée - pour ceux qui étaient là - correspondait à une réel effort car -comme l’ont dit beaucoup d’élus à Sandrine- le w-e de la Toussaint correspond à la seule trève -à peu de choses près- de l’année où les élus ne battent pas la campagne.

Nous y avons donc brièvement échangé et , surtout, pris date pour le futur, tant il apparait que cette campagne intrigue nos politiques et les séduit aussi, les obligeant de ce fait à parler de nous pendant leur campagne, à réfléchir à des réponses à nos exigences d’une politique culturelle réinventée. Un programme conséquent qui devra nous amener à nous revoir pendant toute cette campagne et au delà.

Pendant ce temps là, nos bénévoles s’activaient et les convois arrivaient de toute la France à République.
Lorsque nous les avons rejoints, tout était prêt, une scénographie impressionnante avait transformé cette bonne vieille place de la République en Place de "l’Art est Public". Esbroufant.

Vous dérouler cette après-midi touffue est difficile. Il y eu de belles images collectives au milieu d’un bazar convivial et inventif, où les chaises (symbole de débats, assises de la culture et assemblées citoyennes et outil d’appropriation éphémère de l’espace public), que nous avions prises pour emblème de cette belle journée furent utilisées, détournées, réinventées de mille façons.

On gardera l’image de l’érection solennelle d’une barricade de chaises au pied de la statue, au milieu des fumigènes, et celle d’une tour de Babel constituée de 500 briques pour la Rue.
Celle, infatigable, d’une fanfare collective et particulièrement inspirée. Mais je trahis déjà parce qu’il y eu beaucoup plus, et surtout un plaisir palpable, sans cesse renouvelé, d’être là ensemble et de dire et de jouer et d’expliquer pourquoi nous y étions et ce que nous en attendions.

Les badauds n’en croyaient pas leurs yeux. Un stand Fédé telle une véritable fourmilière, de l’info sur la Fédé, des débats informels sur la campagne, des centaines de tee-shirts vendus...Etc
Certainement la plus belle édition de Rue Libre que j’ai pu vivre.

Des remerciements il y en a tant à faire, à tant d’entre vous, tous ceux qui,par leur engagement, leur initiative, leur accompagnement, on permis à cette action insensée de se réaliser. Elle est belle la rue quand elle se mobilise ainsi, et puissante aussi.

Une pensée pour Amandine qui a déjà quitté la maison des réseaux et pour ceux qui ont repris la route le lendemain quand chacun était allé la veille tout au bout de son énergie.
Merci à tous, mille fois, pour cette fierté que j’ai ressenti à me trouver, avec vous, dans cette action.

Il nous reste un bilan à tirer, des réunions à préparer et d’autres échéances à concocter, notamment l’université buissonnière des 9 et 10 février 2012 à la cité des arts de la rue à Marseille et le 29 février pour la mobilisation UFISC à venir.

Ceci n’est qu’un début mais le début de quelque chose qui peut être grand. A nous de continuer à être actifs, vigilants et ambitieux, déterminés à nourrir le dialogue avec nos politiques pour une réelle co-construction des politiques publiques.

Continuez à aller trouver vos élus, discuter pas à pas, convaincre les collègues de la rue et des autres secteurs, faire signer notre appel.

Continuons à être déraisonnables mais lucides, réalistes utopiques, "révalistes" comme disent les Articulteurs.
A bientôt sur les routes et la toile pour d’autres échéances.

Pierre


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