De l’annonce ministérielle au développement des politiques culturelles en faveur des arts de la rue

vendredi 25 mars 2005
par  lafede

Depuis l’officialisation du temps des arts de la rue annoncé par Renaud Donnedieu de Vabres le 2 février à Marseille, la Fédération œuvre pour que les propos du ministre soient suivis d’effets. Elle fait également en sorte de convaincre les collectivités locales et territoriales, interlocuteurs essentiels pour le développement des arts de la rue sur l’ensemble du territoire français, de soutenir les arts de la rue dans leurs territoires.

Par le biais des initiatives de ses adhérents, et notamment celles des élus de son Conseil d’Administration, la Fédération s’attache à amplifier un intérêt pour les arts de la rue, aussi bien de la part du public que des décideurs locaux ou des professionnels du spectacle.

Des regroupements de professionnels, fédérations des arts de la rue en région, ou rassemblements moins formels se structurent et s’organisent depuis quelques mois afin d’atteindre des objectifs communs. C’est le désir de sensibiliser nos interlocuteurs à nos formes d’expression artistique, aux spécificités de notre secteur qui constitue le socle de ces initiatives. Désir lié à la nécessité de se libérer de l’utilisation animatoire de notre savoir-faire, ce dont souffre notre secteur professionnel globalement.

Ces regroupements permettent d’abord aux uns et aux autres de mieux connaître les pratiques et les démarches de chacun. Ensuite, la nécessité de faire un état des lieux des arts de la rue dans chaque région ainsi qu’un répertoire se fait jour. Enfin, conjointement à ces travaux, des démarches sont entreprises auprès des pouvoirs publics territoriaux. Celles-ci permettront à terme d’impulser ou de confirmer des politiques culturelles au mieux favorables aux arts de la rue, et au moins qui tiennent compte de ce secteur.

Du temps des arts de la rue aux missions de la Fédération

Le temps des arts de la rue, même s’il représente potentiellement un moyen d’action conséquent pour la profession, ne constitue pas l’objectif unique de la Fédération.

En réalité, si ce moment fort se déroule comme nous le préconisons dans le « Carnet de route pour le temps des arts de la rue », nous avancerons sur deux missions fondatrices de la Fédé : sa contribution au développement et à la structuration du secteur, et la présence active de la profession sur l’ensemble du territoire français (que nous dénommons régionalisation de la Fédé).

Maintenant que l’avancée du temps des arts de la rue est entre les mains du ministère, notamment par le biais du comité de pilotage du temps des arts de la rue, nous accompagnerons cette démarche, en tant que membre du comité, mais aussi en renforçant les groupes de travail internes à la Fédé. Ainsi, un chantier sur les lieux de fabrique et leurs pratiques d’accueil en résidence comme d’accompagnement en production s’est-il reconstitué récemment. De même, avons-nous initié un groupe de travail sur ce que pourrait être un moment fort de lisibilité des arts de la rue pour le public d’ici à l’année prochaine.

Enfin, nous restons actifs et vigilants sur tout ce qui concerne l’emploi culturel et artistique, et les propositions diverses qui sont faites pour régler la crise de l’emploi. Comme la majorité des organisations professionnelles, nous demandons le retrait du protocole d’accord signé en juin 2003 et soutenons la proposition de loi présentée par le comité de suivi parlementaire sur l’intermittence.


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