Compte-rendu du CA du 17/11/03 (HLM, Paris) - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Compte-rendu du CA du 17/11/03 (HLM, Paris)

jeudi 4 décembre 2003
par  lafede

Étaient présents : Alain Beauchet, Serge Calvier, Bernard Colin, Ema Drouin, Jean-Baptiste Duperray, Anne Guiot, Jean-Raymond Jacob, Françoise Léger, Thierry Lorent, Fred Michelet, Claude Morizur, Julia Paglinghi, Luc Perrot, Pierre Prévost, Pierre Sauvageot, Marie Tognet, Fred Touboul, Thérèse Toustou, Pascale Canivet.

Excusés : Pierre Berthelot, Maud Le Floc’h, Palmira Picon-Archier, Alexandre Ribeyrolles, Alain Taillard.

Première réunion du Conseil d’Administration élu le 9 octobre, le CA du 17 novembre a été l’occasion de reposer des questions de fond sur le rôle de la Fédé et les moyens qui lui permettent de l’assumer.

Plusieurs aspects ont été débattus :
- celui de la représentation de la profession lors des assemblées publiques, et notamment celles qui ont trait à la crise actuelle du paysage culturel et artistique français.
- Celui de l’accompagnement de la décentralisation et du réseau des Fédés en région.
- Celui du positionnement de la Fédération vis-à-vis des instances et organisations qui lui sont proches.

Deux dossiers centraux ont ensuite été développés : la communication de la Fédération, et les propositions à argumenter auprès de nos partenaires pour développer les arts de la rue.

La prise de parole au nom de la Fédé

Les modalités de prise de parole en public au nom de la Fédé, notamment par les membres du Conseil d’Administration, ont été fixées de la façon suivante :
- Importance d’être deux au minimum, au moins dans la salle, afin que la parole soit complétée ou modulée si besoin.
- Faire un choix : parler en son nom propre ou en celui de la Fédé ;
- Faire un compte-rendu même très succinct des rdv au cours desquels il y a eu prise de parole.

Afin de faciliter la prise de parole au nom de la Fédé, un corpus écrit de positions de la Fédé sur les sujets essentiels concernant la profession doit être proposé rapidement.

Les Fédérations en région

Afin qu’il y ait une véritable irrigation du territoire national, il a été décidé que des « délégués » en région pourraient être « élus, désignés » par leurs pairs en région pour représenter la profession auprès des interlocuteurs locaux. Ces délégués ne seraient pas forcément élus au CA, mais pourraient être invités a participer a certaines réunions du CA, et recevoir les infos destinées au CA en fonction des problématiques en cours.

Un groupe de travail sur les régions devrait se constituer prochainement afin de réfléchir, par exemple, à la rédaction d’un statut de fédé en région, ou à toute autre proposition qui permettrait d’accompagner au mieux les initiatives locales telle que celle qui vient d’avoir lieu en région Ile de France.

Des questions de fond se posent également sur la direction, le mode de prise des décisions, les adaptations, et le cadre de pensée particuliers à chaque région.

Place de la Fédé dans un paysage en évolution rapide

Depuis l’apparition du Synavi, des coordinations liées à la crise de l’intermittence, et des regroupements artistiques de résistance tels que « Restons vivants », la Fédération a le besoin de se situer vis-à-vis des changements de son environnement, comme de clarifier ses objectifs.

Aussi, a -il été décidé par le nouveau bureau (Jean-Raymond Jacob, Fred Michelet, Alain Taillard, Ema Drouin, Bernard Colin, Claude Morizur) que 2004 serait une année de mise en place d’outils plus opérationnels pour la Fédération. Des outils qui lui permettront de participer et d’accompagner efficacement l’évolution de notre secteur.

Deux objectifs se croisent : la nécessité de développer une meilleure connaissance de notre secteur auprès de nos partenaires, et celle d’augmenter les moyens financiers et humains de la Fédé.

Aussi, deux axes de travail vont-ils s’ouvrir en 2004 : la communication de la Fédé sur elle-même et sur le secteur dont elle défend les intérêts, et l’augmentation du nombre d’adhérents à la fédé, et notamment de structures adhérentes.

En communication interne, il a été demandé que les agendas reprennent tous les 15 jours. Et que les comptes-rendus soient rédigés et transmis a la coordinatrice pour circulation.

Pour la communication externe, il a été voté de rédiger deux lettres d’incitation à l’adhésion, l’une destinée aux structures (lieux de fabrique et de diffusion, festivals et villes) et l’autre aux personnes. Les mailings nécessitent l’achat d’un logiciel de base de données performant, achat voté. Il s’agira ensuite d’établir un fichier solide.

Une plaquette de présentation de la fédération est en projet. Elle sera suivie par Claude et Jean-Raymond. Alain Beauchet fera des propositions graphiques. Une affichette 40 X 60 cms complétera le « kit » communication de la Fédé.

Les réflexions sur notre communication englobent également notre relation aux publics. Un groupe de travail mené par Thierry Lorent et Pierre Prévost se mettra en place prochainement sur ce thème.

Relations avec le Ministère

Il a été décidé que la Fédération demanderait à rencontrer le ministre une nouvelle fois des que possible afin de lui faire part de ses propositions/ préconisations pour la pérennisation et la consolidation de notre secteur. Le projet de propositions ci-dessous est en cours de réflexion (projet présenté lors de l’AG du 9 octobre) :

En préalable, la Fédé exige une nouvelle négociation pour un nouveau régime d’assurance-chômage des artistes et techniciens. Ceci reste en tête des demandes de la Fédération.

Objectif général :
La volonté de la fédération est d’obtenir le doublement des aides diverses accordées à son secteur, soit 15 millions d’euros. Elle souhaite également que les Arts de la Rue soient considérés comme un secteur à part entière, à l’instar du cirque et de la danse contemporaine.

Plate-forme de propositions :
1- Soutien notablement accru aux compagnies :
- Doublement du nombre de compagnies conventionnées et possibilité de sortir du plancher pour celles qui sont déjà conventionnées (minimum conventionnel annuel de 50 000 ¤ ).
- Triplement des "aides aux résidences de production" a la DMDTS, et des aides a la production en DRAC.
- Accompagnement de l’émergence. Aides à la production. Aides aux premiers projets. Aides aux écritures éphémères. Aide à la scénographie.
- Aides aux formations continues, initiales et spécialisantes.
- Aides spécifiques à l’emploi.
- Aides spécifiques à l’équipement pour les compagnies (titre 6 : possibilité de se doter de camions, par exemple)

2- Structuration du réseau Arts de la rue
- Obtenir un label national pour les lieux de fabrique et festivals, et des financements accrus
- Aides spécifiques à l’équipement accrues pour les lieux
- De véritables saisons et de nouveaux modes de diffusion
- Doublement de l’aide à la Fédération des Arts de la Rue

3- Assouplissement et augmentation des dispositifs d’aides à la création
- Meilleures prises en compte des formes nouvelles
- Dispositifs innovants
- Problème de l’expertise / Proposer des modes plus favorables.
- Articulation avec les politiques des collectivités territoriales

4- Désenclavement et diversification
- Fonds interdirectionnels
- Fonds interministériels (notamment, politique de la ville)

L’idée d’une année des arts de la rue avait été développée lors du dernier rendez-vous avec le ministre (avril 2003). Nous la soutiendrons si des dispositifs pérennes pour les arts de la rue sont mis en place.

Répartitions pratiques
- Thierry Lorent et Pierre Prévost représenteront la Fédération au CA d’HLM (observateurs),
- Serge Calvier, Alain Taillard et Thérèse Toustou représentent le Conseil d’Administration au sein de l’U-Fisc,
- Thierry Lorent et Pierre Prévost vont mettre en place un groupe de travail sur les publics,
- Julia Paglinghi travaille plus particulièrement sur les rapports avec les jeunes compagnies.

Le prochain Conseil d’Administration aura lieu les 12 et 13 janvier en région parisienne (lieu et horaires à fixer).

Un autre est programmé le 21 avril. Le troisième se tiendra en juillet lors d’un rendez-vous festivalier.