Compte-rendu du CA du 14 mars 2005 (HLM)

lundi 21 mars 2005
par  lafede

Étaient présents : Jean-Raymond Jacob, Alexandre Ribeyrolles, Olivier Lataste, Alain Beauchet, Françoise Léger, Michèle Bosseur, Caroline Loire, Pascale Canivet, Palmira Picon-Archier, Serge Calvier, Alain Taillard, Luc Perrot, Thérèse Toustou, Pierre Prévost, Patrick Dordoigne, Frédéric Michelet.

Excusés : Maud Le Floc’h, Gérard Boucard, Thierry Lorent, Vincent Martin, Pierre Sauvageot, Jean-Baptiste Duperray, Bernard Colin, Ema Drouin.

Absent : Thierry Benoist.

Ordre du jour

- Première phase de recrutement de l’assistant administratif de la Fédé,
- Présence de la Fédé sur les festivals 2005,
- L’emploi pour les arts de la rue,
- La présence d’un conseiller arts de la rue à la SACD,
- La régionalisation de la Fédé
- Retours sur les premières incidences du lancement du temps des arts de la rue, et notamment sur les mesures nouvelles dégagées en DRACs.

Le recrutement de l’assistant administratif

100 candidats se sont présentés pour le poste. 9 d’entre eux ont passé un premier entretien de recrutement le 11 mars, en présence d’Alain Taillard, Alain Beauchet et Pascale Canivet. Trois jeunes femmes ont été retenues pour passer un second entretien qui se tiendra le 25 mars en présence de Jean-Raymond Jacob, Françoise Léger et Pascale Canivet.

Ces jeunes femmes ont globalement les compétences techniques requises plus ou moins développées notamment en comptabilité, et ont une connaissance du milieu du spectacle à travers leurs premières expériences professionnelles. Deux d’entre elles ont étudié les arts de la rue dans le cadre de leur cursus universitaire. Toutes trois ont une facilité relationnelle. Elles ont 25, 26 ans.

La prise de poste se fera le 1er mai au plus tard.

La présence de la Fédération sur les festivals en 2005

La présence de la Fédé se manifeste sous deux formes :
- la présence de l’organisation avec un point d’accueil, une permanence ;
- l’organisation d’actions et de rencontres.

Il a été décidé que, cette année, la présence sous forme de permanence perdurerait d’une part sur les festivals donnant lieu à des rassemblements d’un grand nombre de professionnels (Sotteville-lès-Rouen, Chalon-sur-Saône, Aurillac), et d’autre part, sur les festivals, et moments forts demandeurs. Par ailleurs, l’organisation des rencontres se fera sur deux axes majeurs en 2005 : le temps des arts de la rue, et notamment la ventilation des crédits supplémentaires accordés par le ministère de la culture en 2005 et l’événement fédérateur ; la régionalisation de la Fédé.

Les objectifs de cette présence seront d’informer la profession, et d’appuyer les initiatives locales et territoriales liées à la régionalisation de la fédé.

Les permanents de la Fédé, comme ses élus et adhérents actifs, seront mis à contribution pour assurer une présence la plus large possible de la Fédé, et également hors festivals.

Un courrier sera adressé aux principales structures de diffusion leur proposant de nous faire part de leur demande de présence ou d’actions de la Fédé. Nous répondrons à ces demandes dans la mesure du possible. A ce jour, trois demandes sont faites, l’une pour Cergy Soit, une seconde pour les Invits, la troisième à Alès début juillet.

La présence d’un conseiller arts de la rue à la SACD

Fred Michelet a été nommé conseiller arts de la rue à la SACD en attente d’une élection qui se tiendra lors de la prochaine AG de la SACD en juin (avec appel à candidature).

Les événements recevant des financements SACD actuellement sont le festival d’Aurillac, Furies, Chalon dans la rue, et les Rencontres d’Ici et d’Ailleurs à Noisy-le-Sec. Pour une somme globale de 17 000 euros. A laquelle s’ajoutent des moyens attribués à la Fondation Beaumarchais.

L’objectif est de passer à 90 000 euros d’aides pour des actions en 2006 sur le budget « actions culturelles ».

La ligne générale de ces financements est le travail avec les auteurs.

Il semblerait judicieux qu’une rencontre entre les auteurs pour la rue soit organisée sur le thème de la diversité des écritures pour la rue, textuelles ou non. Une réflexion globale sur ce thème pourrait être mise en œuvre par le comité de pilotage du temps des arts de la rue.

La régionalisation de la Fédé

Le sujet de la régionalisation n’a pas pu être développé sous tous ses aspects, en raison du manque de temps.

Lors de la réunion, un exposé des expériences de regroupements en cours a été fait par région :
- Pour la Bretagne, l’étape actuelle consiste à établir un état des lieux des ressources des arts de la rue, compagnies, programmateurs... en croisant les infos du répertoire d’HLM et les fichiers des structures porteuses de la « Fédé Bretagne ». Une action sous forme d’un colloque sur les arts de la rue en Bretagne est envisagée pour 2006. La question de la création d’une association pour la Bretagne sera rapidement à l’ordre du jour.
- Pour la Normandie, ce sont des compagnies qui prennent l’initiative d’une réflexion sur les arts de la rue dans la région. Les réflexions actuelles sont sur la mutualisation des outils des compagnies, le problème de la concentration des politiques culturelles sur l’Atelier 231, les difficultés à avancer avec des interlocuteurs politiques de tendances opposées. Une action en direction des élus et des villes serait nécessaire. Le regroupement actuel se pose la question du contenu d’un éventuel événement fédérateur. Pour l’instant, la création d’une association régionale n’est pas à l’ordre du jour.
- Pour la Provence-Alpes-Côte d’Azur, une fédération s’est constituée à la suite de trois rendez-vous étalés sur les derniers mois. La difficulté réside dans le fait que les grosses structures historiques phares de la région ne permettent qu’une visibilité réduite de la réalité du paysage des arts de la rue dans la région. Difficulté accrue par l’éparpillement des équipes sur l’ensemble du territoire. Le premier objectif de la fédé PACA est la sensibilisation des élus et des scènes.
- Pour le Languedoc Roussillon, une association loi 1901 a été créée. Elle regroupe 33 adhérents -structures et compagnies- (cotisation 15 euros). Elle vient de s’associer avec la fédération régionale du cirque. Des financements à hauteur de 15 000 euros devraient lui être donné pour réaliser une plaquette, construire un répertoire régional et créer un site. Il y aura un lancement officiel avant l’été annonçant la politique culturelle des arts de la rue en Languedoc Roussillon.
- Pour la région Rhône-Alpes, une fédération informelle créée à l’initiative des membres de la fédé s’est vue demander de faire des propositions pour les arts de la rue par le Conseil régional. Une première réunion s’est tenu en février afin d’informer la profession de cette demande. Deux objectifs sont en cours de mise en oeuvre : la réalisation d’un état des lieux de ce qui se passe dans la région, et la rédaction d’une charte pour la région. Un colloque sur les arts de la rue est envisagé début 2006.
- Pour l’Ile de France, trois rencontres départementales auront lieu aux dates suivantes : le 4 avril dans le 92, le 12 avril dans le 94 et le 19 avril dans le 91. Elles sont réalisées par la troupe éphémère (réunie pour la première fois pour des rencontres en novembre 2003), et visent à sensibiliser les élus et les représentants des collectivités locales et territoriales ainsi que les programmateurs. Elles se mettent en place en relation avec les conseils généraux et les associations départementales. Elles sont financées par une subvention de la DRAC IDF, complétée d’apports divers en logistique, mailings, prise en charge de repas etc... par les conseils généraux. La coordination est assurée par Catherine Nasser missionnée par la Fédé IDF pour mener à bien ces actions.

Ces témoignages restent incomplets. D’autres regroupements n’ont pas été abordés, en raison de l’absence de personne référente lors de la réunion.

Il est décidé que la régionalisation sera au cœur de l’ordre du jour de la prochaine AG de la Fédé, le conseil d’Administration se donnant comme objectif de trouver l’articulation administrative et juridique adéquate entre les regroupements en région et la Fédé centrale d’ici à la fin de l’année.

Premiers retours sur le temps des arts de la rue

Une réunion rassemblant les directeurs des futurs « centres nationaux de production » est prévue le 16 mars à la DMDTS (atelier 231, L’Abattoir de Chalon, le Fourneau, l’Avant-scène de Cognac, le Parapluie à Aurillac). Contestant la dissociation faite par la DMDTS entre lieux de fabrique dirigés par des organisateurs et ceux dirigés par des équipes artistiques, trois autres lieux ont demandé à être présents lors du RDV : le Citron jaune, la Paperie, et le Moulin fondu. Les directeurs se réuniront en amont de la réunion afin de réfléchir au texte cadre des centres nationaux, texte au cœur duquel il sera question de l’accompagnement des productions.

Les membres du conseil d’Administration décident de rouvrir le chantier « lieux de fabrique » interrompu en 2002, avec pour objectifs d’une part de consolider un réseau informel de ces lieux, et d’autre part, de faire un état des lieux des pratiques qui pourrait aboutir à la rédaction d’une charte.

Ce chantier est ouvert à l’ensemble des adhérents.

Les premiers résultats de la consultation des professionnels au sujet des mesures demandées dans les DRACs dans le cadre du temps des arts de la rue révèlent une disparité régionale liée en partie au type de relation que les conseillers et/ou les DRACs développent envers le secteur. Il semblerait que le million d’euros serait rapidement atteint en région (car certaines mesures sont croisées avec celles de l’emploi, ou sont attribuées en investissement). Des informations plus précises sont à trouver.

Il a été décidé que conjointement au travail de « traçage » effectué par la DMDTS, il y aurait un appel général par courrier postal de la Fédé à la profession afin de connaître le montant des sommes demandées par chacun, les réponses apportées et les activités que celles-ci permettront de développer. L’objectif principal est d’être dans la transparence la plus grande quant aux apports du temps des arts de la rue pour le secteur.

L’emploi et les arts de la rue

Plusieurs réflexions sont à engager dans l’immédiat en relation avec la phase législative en cours vis-à-vis de l’emploi culturel et artistique, et notamment de l’emploi intermittent.

Rappel des éléments à prendre en considération dans cette réflexion :
- l’évolution de la grille des emplois dans laquelle il faut œuvrer pour que des dénominations liés aux emplois spécifiques aux arts de la rue figurent ;
- le développement des contrôles aussi bien des employeurs que des employés ;
- une vigilance particulière des contrôleurs visant à vérifier que les structures soutenues respectent les conventions collectives ;
- l’annonce de mesures nouvelles pour l’emploi émanant du ministère de la culture dont les modalités d’attribution sembleraient notamment liées au principe de subsidiarité (répartition des sommes pour un emploi : 40 % de l’État - 60 % des collectivités). L’annonce d’une somme de 18 millions d’euros consacrée à l’emploi est à vérifier ;
- la proposition de protocole diffusée récemment par le ministre de la culture vécue comme un moyen de contrer l’initiative parlementaire de proposition de projet de loi relatif à la culture.

Ce qu’il y a lieu de mettre en œuvre dans le contexte actuel :
- travailler à l’élaboration d’une convention collective plus proche de nos pratiques que celle du SYNDEAC imposée dans les structures culturelles et artistiques dès qu’elles sont subventionnées ;
- demander à ce que la Fédé soit présente en tant qu’observateur au sein du CNPS (Conseil national du spectacle vivant) ;
- avoir une lecture critique du « protocole » proposé par le ministre ;
- faire un état des lieux de nos pratiques en matière d’emploi et des difficultés liées à la crise ;

En un premier temps, et dans l’optique de l’assemblée élargie de l’UFISC qui se déroulera le 24 mars à Main d’œuvre sur le thème central de l’emploi, il est demandé à chacun de témoigner de la situation de l’emploi dans sa propre structure et des mesures envisagées dans l’immédiat afin de surseoir aux difficultés.

Enfin, Serge Calvier demande à chacun des adhérents de la Fédé présent au sein des COREPS de faire part de son expérience afin de la partager avec celle des divers membres de l’UFISC nommés également dans les COREPS.

Le prochain Conseil d’Administration se tiendra le 25 mai de 10h à 18h à HLM.

La date prévue pour l’AG du premier semestre n’est plus le 16 mai comme il avait été proposé lors du CA précédent mais le jeudi 26 mai. Le lieu sera fixé ultérieurement.