Compte-rendu des réponses au questionnaire "Formes Légères" - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Compte-rendu des réponses au questionnaire "Formes Légères"

jeudi 28 novembre 2002

Edito

Je ne sache pas que les compagnies qui font le quotidien des arts de la rue aient été moult fois sondées par le passé. Peut-être n’en ressentait-on pas la nécessité, ou bien s’imaginait-on que, peu nombreux et engagés dans les mêmes galères, nous étions forcément de connivence. L’esprit de famille. En tous les cas, depuis un ou deux ans, ça fleurit bon les questionnaires, sous l’impulsion de la fédé notamment. Ceci correspond à une diversification et une multiplication des pratiques artistiques sur l’espace public. Chaque année apporte son lot de nouvelles formes et de nouvelles structures, nouvelles sensibilités également, et force nous est de constater que des clivages s’installent entre les générations, les pratiques … et les motivations. D’où cette chasse à l’augure qui se fait nécessaire.

Le présent questionnaire, intitulé au départ « Test : êtes-vous une forme légère ? » n’échappe pas à cette nécessité d’auto-interrogation. Il a deux particularités cependant :
- La première est qu’il s’adresse à ceux qui se reconnaissent dans la notion de « forme légère », notion qui fait d’avantage appel à la subjectivité qu’à la balance mais qui a ceci d’intéressant qu’elle évoque l’aspect éminent fragile et éphèmère qui fait la base de notre profession, n’en déplaise à certains.
- La seconde est qu’il est vraiment mal foutu, hésitant entre le gros gag et la statistique, réduisant les réponses possibles avec une totale mauvaise foi, mal ordonné, inexhaustif, maladroitement provo : le cauchemar du sondeur pro.

C’est pour ça qu’on l’aime…

Ce qui m’a le plus intéressé, en dépouillant les réponses, était de percevoir comment nous nous imaginions, comment nous nous rêvions, comment nous nous vivions, parce qu’avant tout, si nous voulons faire bouger les choses, c’est notre regard sur nous même qui sera le premier moteur. Peu de compagnies ayant pignon sur rue (c’est le cas de dire) ont répondu. C’est sans doute que leur regard sur elles-mêmes est solidement établi et n’a pas besoin de s’interroger. Est-il pour autant représentatif de cette masse hirsute que nous formons ?

Quarante et une réponses me sont parvenues, ce qui, au vu des mille sondés habituels censés représenter 60 Millions d’individus, n’est pas si mal. Parmi elle, une totalement déconnante venant de la patrouille de France qui m’a plié de rire mais que je ne peux pas utiliser malheureusement. Les autres valsent entre la grosse blague et le sérieux et ça parle bien, tout ça.
Difficile de réduire ça en chiffres et il y a des mots qui sont si beaux que je ne me sens pas de nous en priver. Ce pour quoi je considère que je fais avec ce compte-rendu plutôt une revue de presse qu’un dépouillement statistique. Ça va ressembler parfois à un inventaire à la Prévert, mais ça vaut le détour.
Vous trouverez d’abord les chiffres les plus parlant et en seconde partie le détail des réponses et des mots surtout.

Bonne lecture,
Pierre PREVOST


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