Compte-rendu de la réunion du 7 mars pour la journée du 27 octobre - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Compte-rendu de la réunion du 7 mars pour la journée du 27 octobre

vendredi 16 mars 2007
par  lafede

Réunion sur la journée nationale du Temps des arts de la rue - 27 octobre HorsLesMurs, 7 mars 2007

Compte-rendu rédigé par Isabelle Dubrigny et envoyé sur la liste fédé le 13/03/2007

Présents :

- CNAR
- Citron jaune : Françoise Léger
- La Paperie : Pierre Dolivet
- L’Abattoir : Pedro Garcia
- Le Fourneau : Claude Morizur
- L’Atelier 231 : Daniel Andrieu
- L’Avant-scène : René Marion
- Le Moulin / La Fédération des arts de la rue : Jean-Raymond Jacob
- Lieux publics : Pierre Sauvageot

Fédérations :

- La Fédération des arts de la rue : Pascale Canivet, Thierry Lorent
- Fédé Ile-de-France : Ema Drouin, Nolwenn Semana, Marthe Drouin
- Fédé Rhône-Alpes : Fleur Lefèvre, Maud Robert
- Fédé Languedoc-Roussillon : Frédéric Michelet

- HorsLesMurs : Stéphane Simonin
- HorsLesMurs : Jean Digne
- Temps des arts de la rue : Yves Deschamps
- Temps des arts de la rue / HorsLesMurs : Isabelle Drubigny

DMDTS

- Marie Moreau-Descoings
- Elena Dapporto

Membres du groupe d’artistes événement fédérateur

- Bernard Bellot
- Alain Beauchet
- Marcel Freydefont
- Catherine Nasser
- Paco Bialek

Absents

- Jeff Thiébaut
- Pierre Duforneau
- Pronomade(s) : Philippe Saunier-Borrell
- Le Parapluie : Jean-Marie Songy

Introduction

Stéphane Simonin rappelle l’origine de la proposition de la journée nationale du 27 octobre. C’est l’une des 3 solutions évoquées par le groupe de travail "Evénement(s) fédérateur(s)", piloté par Jean-Raymond Jacob, et présentées fin 2006 à la profession lors d’une assemblée générale de la Fédération des arts de la rue. Il est compris et accepté par la plupart des professionnels qu’il s’agira d’un acte de militantisme, bénévole. Il est maintenant question de savoir comment enclencher la dynamique et de s’organiser. Certains groupements de professionnels se sont déjà réunis, dans leurs territoires, pour réfléchir aux actions à mener le 27/10.

Jean-Raymond Jacob. L’idée de cette réunion est d’associer à l’organisation du 27/10 les responsables des CNAR, les fédérations et les artistes. La lettre d’invitation à cette réunion est consignée par la Fédération et HorsLesMurs. Elle symbolise le rassemblement que la journée du 27 devra être.

Mais rien n’est arrêté, les choses commencent à se mettre en place. Le 27/10 devra être un temps artistique. Il s’agissait moins de fédérer sur l’idée que sur la réflexion qui a mené au choix de la forme de cette journée. Les différentes idées émises devaient converger vers un sens commun. L’idée du one shot (un temps, un lieu) n’avait pas rassemblé les professionnels car elle impliquait des choix subjectifs de programmation et de répartition de l’argent (l’argent mis sur ce projet ne pouvait pas, effectivement, être celui qui doit devenir pérenne).

Comment exister sur un territoire et être représentatif ? Par un acte artistique, ludique et pédagogique : ouvertures d’ateliers pendant la journée du 27 et rassemblement artistique et unitaire en soirée. L’idée est de provoquer des rassemblements pour éviter les éparpillements.

Marie Moreau-Descoings. Il y a toujours eu cette volonté d’une journée festive, ludique, artistique. Elle a ensuite été relayée par le cabinet. Le but est de donner une visibilité aux arts de la rue. Je préconise l’organisation de comités de pilotage en régions.

La question des moyens

Yves Deschamps. Dans chaque région, il y a en effet la nécessité de la présence d’une "tête de pont" qui assurera la relation au national.

Les équipes pourront aller chercher les moyens auprès de leur collectivité territoriale (région, ville...), mais elles attentent de l’Etat une coordination générale nationale, en lien avec les coordinations régionales (fédé), et un budget pour la communication. La coordination nationale, l’attachée de presse, les éditions spéciales devraient être à la charge du ministère. C’est le tout qui sera relayé auprès des médias, des fédérations, de HorsLesMurs.

Jean-Raymond Jacob. Les têtes de pont seront des binômes : une fédération régionale et un CNAR. Les moyens devront être mutualisés. Nous pouvons remarquer que 7 régions sont représentées autour de cette table.

Pascale Canivet. Il n’y a pas de CNAR ni de fédération dans chaque région. En revanche il y a des adhérents à la Fédération des arts de la rue dans toutes les régions. Les binômes peuvent donc être les CNAR et les Fédé et, le cas échéant, des structures ou des équipes importantes (ex. Amoros et Augustin dans le Nord est aidé par la Fédé pour réunir les équipes).

Marie Moreau-Descoings. Il est prévu de réserver une enveloppe pour la communication, mais nous ne pouvons connaître encore son montant (dégel non réalisé totalement).

Communication

René Marion. Pourquoi le 27 ? Y-a-t-il une logique de com dans le choix de cette date ?
Jean-Raymond Jacob. Parmi les différentes propositions, nous en avons retenu une.

Pedro Garcia. Le changement d’heure se produit dans la nuit du samedi au dimanche : c’est une journée de 25 heures. Il y a quelque chose à faire autour de cette idée pour la com.

Marcel Freydefont. Concentrer les 3 ans en 1 heure ? Une condensation du temps. Ceux qui communiquent peuvent se saisir davantage d’une journée ou même de cette heure que de 3 ans.

René Marion. Il faudrait un signe fort du ministère : l’ouverture de l’espace public. C’est une vraie demande qui ne coûte rien.

Jean-Raymond Jacob. Un plan de communication est à monter. Ce plan et les outils de communication permettront la réussite de cette journée.

Stéphane Simonin. Dans la relation aux médias, la question du message à transmettre est à poser. Un message qui serait autre que le celui de l’acte artistique, de la fête. Comment accrocher les journalistes ? Quel message associer à cette journée ? Un texte "politique". C’est la question du fond par rapport à la question de la forme.

Jean Digne. Les journalistes en ont assez des moments de ce type (fête de la musique, année de la Chine, etc.) Que veut-on défendre ? Il faut une vision. Celle de l’avenir : c’est la journée de l’avenir. C’est un portrait de la France à travers les arts de la rue. Proposition : "La rue, Portraits de la France".

Les questions seront posées par chacun. Qu’est-ce qui doit être capté à ce moment-là ? Qu’est-ce qui sera assez engageant pour les médias ? L’attaché de presse aura besoin de matière pour communiquer (je préconise d’utiliser les outils de communication actuels). Il serait plus pertinent de retenir 5 ou 6 initiatives porteuses et de mettre directement en contact les journalistes et les artistes.
Par ailleurs, le 27/10 ne doit pas marquer une fin mais un commencement.

Stéphane Simonin. Ce n’est pas, en effet, sur le TAR qu’il faut communiquer mais sur les arts de la rue.
La communication sera régionale, nationale. Sera-t-elle internationale ? Les CNAR ont un rôle important à jouer avec la presse régionale. La communication devra être nuancée et adaptée aux différents médias ; c’est le rôle de l’attaché de com. Il faut bien différencier son rôle de celui de la boîte de com qui, elle, dégage les éléments sur lesquels la communication se basera. Il faut pouvoir fournir aux journalistes un "packaging" : les grands axes, le logo...

Claude Morizur. Les festivals peuvent réunir leurs propres attachés de com.

Françoise Léger
. La dénomination "Arts de la rue" n’est pas familière à tous. Il vaut mieux parler d’espace public.

Rôle des CNAR

Yves Deschamps. Le CNAR ne doit pas être l’organisateur mais le coordinateur de cette journée.

Thierry Lorent. Les CNAR suscitent cette journée, mais ne l’organisent pas. Ils ne doivent pas être considérés comme les payeurs. Ils n’ont d’ailleurs reçu aucune subvention pour cela et personne ne doit le croire. C’est un acte militant ; il ne devrait donc y avoir aucun problème avec les syndicats. Je suis acteur dans ma ville et j’ai envie de réaliser quelque chose le 27/10 dans ma ville. C’est l’envie de faire du prosélytisme sur un territoire.

Jean-Raymond Jacob. Chaque équipe définit son 27/10. Par contre, c’est un appel au rassemblement. Les CNAR sont des acteurs comme les autres, mais leur rôle est important car ce sont des outils qui n’existe pas ailleurs. Il faut imaginer des binômes : les CNAR et les Fédé régionales.

Tour de table des projets

Yves Deschamps. Les initiatives pourront être interrégionales quand la présence d’équipes ou de structures est insuffisante.

Les propositions peuvent se développer jusque début juin. Puis il faudra les faire remonter à la Fédération. Un programme recensera les activités.

• Abattoirs

Pedro Garcia. Nous montons un projet avec Xavier Juillot pour le 27 octobre aux Abattoirs.

• Pronomade(s)

Jean-Raymond Jacob. Philippe Saunier-Borrell programmera Sébastien Barrier (Ronan Tablantec) qui récitera un texte, perché en haut d’une montagne...

• Avant-Scène

René Marion. Il est d’abord prévu une concertation avec les équipes. Il nous faut en effet les rassembler. Ensuite, le CNAR souhaite que cette journée se centre autour de thématiques : la rue du dedans et la rue du dehors, ainsi que les écritures. Mais il est difficile d’expliquer le pourquoi de la journée nationale. D’impliquer les régions aussi.

Il peut par ailleurs y avoir des problèmes avec les syndicats par rapport au volontariat.
Le CNAR réunira les opérateurs, les équipes et la région.

Thierry Lorent. C’est un acte militant ; il ne devrait donc pas y avoir de problème avec les syndicats. Je suis acteur dans ma ville et je veux y réaliser quelque chose le 27/10. C’est faire du prosélytisme sur un territoire.

• Fourneau

Claude Morizur. La Fédé B s’est construite sur la base du volontariat. L’hébergement et les transports sont pris en charge par la Région. Le 27/10 sera la 4e et dernière escale du Temps des arts de la rue en Bretagne. Ce sera l’aboutissement d’un l’investissement fort sur 4 départements.

Une carte de France électronique pourrait être imaginée (réalisée par le Fourneau-Yffic ?) afin de mieux communiquer sur les actions du 27/10.

• Atelier 231


Daniel Andrieu.
Nous avons organisé 2 réunions de travail sur le 27/10, l’une avec le Cercle de la Litote / Luc Perrot et de petites équipes, l’autre avec les Alama’s Givrés (artiste associé au CNAR), la Ville et le CNAR. Une troisième est prévue avec l’ensemble des partenaires. Le CNAR met à disposition ses ressources (lieu + moyens). Le projet est de faire ensemble ; il n’est pas question de livrer un projet.

• La Paperie

Pierre Dolivet. Nous n’avons pas encore de proposition à faire.La compagnie fera quelque chose.

• Citron jaune

Françoise Léger. Artonik, Tout samba’l, Lieux publics et le réseau de diffusion porté par Karwan vont travailler ensemble sur le 27/10. Les initiatives des compagnies et des diffuseurs sont donc regroupées. Cela donnera des propositions informelles, d’autres formelles.
Alain Beauchet. Nous organisons le 29 mars une journée autour du 27/10 avec les équipes. Nous avons déjà évoqué la difficulté de l’acte collectif.

• Fédération Ile-de-France

Chaque équipe propose, depuis là où elle est, des actions pendant une partie de la journée (portes ouvertes, pique-nique, projection de films...) Puis une "manifestation" artistique collective marquera la soirée. La Fédé a choisi Paris car c’est un territoire difficile à investir. Elle recherche une thématique et a évoqué la libération de Paris.

• Fédération en Rhône-Alpes

Fleur Lefèvre. La Fédération y travaille déjà. Son positionnement sera de prendre l’espace public, de braver l’interdit.

Maud Robert. Nous donnerons en effet ce mot d’ordre. Nous évoquons l’organisation de happenings, d’ interventions non annoncées, de gestes forts (ex. du mot d’ordre sur Internet d’une heure sans électricité). Par ailleurs, Gilles Rhode propose de mettre en musique le manifeste. La Fédération RA sera le relais de l’information, d’initiatives.

• Fédération en Languedoc-Roussillon

Frédéric Michelet. Le fait qu’il n’y ait plus d’enjeu financier fait l’unanimité sur la journée.
La Région ne nous donnera aucun moyen, notamment parce que nous l’avons déjà sollicitée (colloque des arts de la rue en LR du 12 décembre).
Nous avons besoin d’un document national pour obtenir plus facilement des moyens.

• Jean-Raymond Jacob. Il est proposé que les participants à cette réunion, ainsi que les représentants des autres régions que la Fédération nationale identifiera forment la commission nationale pour le 27/10.

La Fédération nationale et HorsLesMurs organisent la communication avec la DMDTS. Une réunion avec Elena Dapporto sur la communication est organisée le 20 mars.

Prochaine réunion de la commission nationale : jeudi 5 avril, 14h30, HLM.


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