C.A. des 5 et 6 mars 2001

(Groupe Ici Même à Montreuil - 93)
mardi 6 mars 2001
par  lafede

Questions à l’ordre du jour :
- Le 5 mars toute la journée : bilan des trois premières années d’existence de la Fédération, réflexions sur son évolution et son sens à l’heure actuelle.
- Le 6 mars : les moyens, la communication interne et externe, les actions à entreprendre à court terme.

Étaient présents : L’ensemble du C.A. sauf René Marion, Hervée de Lafond, Marc Menis

Le 6 mars, en plus du CA : Bernard Bellot, Claude Morizur, Jacques Quentin, Annick Hémon, Serge Noyelle (pour la loge + Pierre Berthelot, Gérard Burattini, Patrice Papelard, Jean-Marie Songy)

Bilan et évolution de la Fédération

De nombreux membres présents sont partiellement satisfaits de la Fédération. En effet, s’il est vrai que des avancées concrètes ont marqué les activités de la Fédération à travers les commissions, notamment la commission fiscalité et juridique (fiches techniques relatives à la fiscalisation des associations), la commission lieux de fabrique (radioscopie de 9 structures missionnées par l’État pour l’aide à la production et l’accueil en résidence) la commission formation (sensibilisation et accompagnement du Ministère et des équipes sur les questions de formation et les actions pilotes en 2000) ; s’il est vrai que la Fédération a permis de consolider le réseau des Arts de la rue et représente un lieu de paroles et de réflexion utile à la profession, les membres du C.A. réalisent qu’il est temps pour la Fédération de prendre un virage nécessaire en adéquation avec le contexte d’aujourd’hui.

Ainsi, il est constaté que les relations mises en place avec le Ministère de la Culture ne portent plus leurs fruits. Le ministère a semblé favorable aux arts de la rue lorsqu’il était sous l’autorité de Catherine Trautmann, cela ne semble plus être d’actualité.

De plus, la phase de réflexion que la Fédération continue à vivre doit être accompagnée d’actions fermes qui rassemblent la profession.

Fiançailles rompues entre la Fédération et le Ministère de la Culture

Ainsi, a t-il été décidé de changer le mode de relation entretenu avec notre ministère de tutelle et de passer à une phase de revendication active, voire spectaculaire, dont les déclinaisons ont été lancées telles que suit :

- courriers adressés aux nouveaux maires de France, nouveaux élus, les interpellant sur leurs intentions pour les Arts de la Rue,
- action spectaculaire dont la date est à déterminer destinée à interroger l’État (Ministère, Matignon) sur son absence de politique à notre égard et sa considération déficiente pour nos formes d’expression,
- série d’actions répétées pendant la saison des festivals avec interpellation de nos publics.

Les modalités des dernières actions sont à fixer dans le détail. Des informations les concernant seront transmises à deux niveaux : informations aux adhérents par le biais de la liste Fédé (lafederation@yahoogroupes.fr) et informations à la profession par la liste rue (rue@sorengo.com).

Enfin, d’une part, Bruno Schnebelin est intervenu brièvement, en tant que Président de la fédération, lors de la Commission nationale de l’aide à la production et aux résidences le 6 mars à la DMDTS, afin d’annoncer un changement de stratégie dans les relations entreprises entre la Fédération et la Ministère.

D’autre part, un texte d’intention a été rédigé à l’issue du C.A. et a immédiatement été diffusé :

La Fédération demande la création d’un Ministère de la Culture

Le Conseil d’Administration de la Fédération -Association professionnelle des Arts de la Rue- réuni les 5 et 6 mars prend acte d’une situation de blocage évidente et décide un changement de stratégie dans ses rapports avec le Ministère de tutelle.

Après avoir salué les premières mesures en 1998-1999, la Fédération a accompagné le Ministère pour faire reconnaître la place des Arts de la Rue dans le paysage du spectacle vivant : étude sur les lieux de fabrique, travail sur la formation…

A la date d’aujourd’hui, il apparaît clairement que les Arts de la Rue restent une sous-culture qui ne s’adresserait qu’à des sous-publics (16 millions de spectateurs d’après le Département Étude et Prospective ! ).

Aucune trace des mesures nouvelles de 2000, aucune mesure annoncée pour 2001 ou 2002 au moment où les propositions artistiques ambitieuses sont de plus en plus nombreuses et où de plus en plus de créateurs se posent la question de l’art dans l’espace public.

A suivre...

Le GROS chantier de la communication de la Fédération

Nous en souffrons tous. Les informations ne circulent pas assez bien et vite entre nous. C’est un problème réel que nous essayons de résoudre (cf la constitution d’une liste de diffusion).
Une fois que cette liste sera active (c’est-à-dire dès que vous aurez communiqué votre adresse électronique active), nous devrions mieux nous connaître, mieux nous informer et mieux nous mobiliser. Attention, cette liste sera accessible aux adhérents uniquement.
Aussi, utiliserons-nous souvent la liste rue pour informer l’ensemble de la profession et des sympathisants à nos formes d’expression artistiques.

Conjointement à cette liste, il existe une liste CA-Fédé qui permet à notre CA (en fait, le comité de pilotage de la Fédération) d’intervenir sur les modalités de fonctionnement de la fédé et de prendre les décisions nécessaires rapidement. Cependant, les membres du CA seront aussi sur la liste Fédération. Il sera facile de les interpeller directement par ce biais.
Les solutions internet sont les seules que nous pouvons nous permettre actuellement : coût moindre, possibilité de communiquer avec tous, ajout de textes si nécessaire (en copier-coller, s’il vous plaît). Il est clair que nous continuerons à transmettre des éléments par envoi postal à ceux qui n’ont pas de moyens de consulter l’internet.

Le problème chronique des finances de la Fédé

Cette année, le Ministère nous a alloué 250 000 francs, comme l’année dernière. Cette somme augmentée des cotisations nous amène à un budget global de 300 000 francs. C’est peu, surtout que nous sommes en phase de développement. La Fédération a maintenant 3 ans et demi. Elle est loin de fonctionner en vitesse de croisière. Comment augmenter les ressources ?

- par le biais des cotisations : 300 francs par adhérent, 1 500 francs par structure,
- avec l’organisation d’un événement destiné à récolter des fonds (à réfléchir).

La réponse relative à la question de l’augmentation des fonds de la Fédération n’a pas été tranchée lors du C.A. A suivre.

Répondre à nos propres questions

Un débat constructif s’est engagé au sein du C.A. sur la question de la sensibilisation de nos divers interlocuteurs à nos formes d’expression. Chacun a pris la parole sur la dimension sociale de ses pratiques. Art et Société, action culturelle, lien social, développement culturel… Toutes ces notions "s’inter-mêlent" et demandent à être affinées afin que nous puissions mesurer et faire partager l’impact de notre travail auprès de nos publics. L’exercice de clarification s’est révélé difficile. Il a été demandé à chacun de produire un texte synthétique de réflexion pour contribuer à analyser nos diverses pratiques professionnelles et définir ce qui nous lie dans nos pratiques et nos rapports aux espaces.

Par ailleurs, certains ont souhaité la création d’outils de sensibilisation aux arts de la rue (type mallette pédagogique améliorée) à usage, notamment, de nos interlocuteurs locaux.