A.G 2001 (La Villette) - Rapport Moral

lundi 22 octobre 2001
par  lafede

La Fédération récolte les fruits de son travail sur l’année. 150 adhérents sont inscrits (soit la moitié de plus que l’année dernière à la même époque). De nombreux interlocuteurs nous sollicitent : organismes professionnels du spectacle, élus, pouvoirs publics…
Notre place se situe au niveau de l’éthique professionnelle qui reste notre ligne directrice de travail. Il ne s’agit en aucun cas de se substituer à toute autre institution ou service ministèriel.
Les fronts sur lesquels nous nous devons d’agir sont nombreux et tendent à augmenter. Cependant nos forces sont limitées, aussi, est-il indispensable de conforter rapidement les moyens de la Fédération sans pour autant la formater sur les organismes du spectacle déjà institués.

Les Fédés en région

Le développement de la Fédération en région marque une nette évolution de nos activités. Evolution naturelle de la Fédé ? La vitalité de la Fédération en région constitue en tout cas un atout pour recueillir les préoccupations de nos adhérents et s’assurer à partir du local du meilleur suivi de la décentralisation et de la déconcentration des crédits pour les arts de la rue. A ce jour, cinq fédérations sont actives : la Fédé Midi-Pyrénées, la Fédé Ile-de-France, la Fédé Rhône-Alpes, la Fédé Languedoc-Roussillon et la Fédé Nord-Pas-de-Calais. La création d’une Fédé Grand Ouest et celle d’une Fédé Aquitaine sont en cours de réflexion.

Point sur les commissions

Quatre commissions existent actuellement. La commission fiscalité et juridique qui est engagée sur le statut de la création artistique avec l’u-Fisc, la commission lieux de fabrique qui poursuit son enquête sur les lieux de création partagés (résultats en fin d’année), la commission internationale qui va développer une activité de lobbying européen et commence à constituer le noyau du réseau international des arts de la rue et la commission formation qui reprendra ses activités le 7 décembre 2001. Ces commissions ont besoin de sources vives pour avancer, sources que nous avons l’espoir de trouver aussi parmi les nouveaux adhérents.

Par ailleurs, les administrateurs constatent que le développement des activités de la Fédération entraîne la multiplication des interlocuteurs et l’ouverture de nouveaux espaces de représentation, comme l’AFDAS. Les administrateurs approuvent la perspective de s’assurer la représentation de la Fédération dans les grands organismes professionnels. Cette évolution de l’activité appelle le renforcement de la coordinatrice et sa traduction en objectifs financiers.

Développement et ressources de la Fédération

Le bilan financier est globalement positif. Cependant, les ressources financières ne correspondent pas aux nouveaux besoins de la Fédération. D’une part, des ressources complémentaires sont nécessaires pour permettre l’extension du contrat actuel de la coordinatrice employée à mi-temps à un contrat à 4/5ème de temps. D’autre part, il est nécessaire d’envisager le recrutement d’une personne sous contrat emploi-jeune. Ce qui entraînera l’achat d’un ordinateur et un surcoût en frais de communication. A terme, il est nécessaire de trouver des locaux propres à la Fédération (actuellement domiciliée chez la coordinatrice). C’est à Paris que ces locaux devraient être situés.

En dehors des besoins correspondant au fonctionnement actuel, des besoins financiers sont pointés pour permettre le défraiement des membres de la Fédé dont les frais pour réunions ne sont pas pris en charge par leurs structures. Dans le meilleur des cas, une enveloppe financière devrait pouvoir être prévue pour permettre à tous de participer aux travaux de la Fédération.

Enfin, le développement des activités locales de la Fédération nécessite également des ressources supplémentaires (déplacements, mailings…).

Ressources de la Fédération en 2002

Il a été décidé que dans le cadre du travail d’accompagnement des mesures mises en place par le Ministère, il sera demandé une augmentation de la subvention ministérielle conséquente évaluée à 1 MF 5 sur trois ans (avec une convention triannuelle). Au plan des ressources propres, il est apparu nécessaire aux organisateurs de soumettre à l’assemblée générale une nouvelle politique de cotisation : cotisation individuelle, 55 euros (360,78 francs), et cotisations de structures, 200 euros (1311,91 francs) pour les structures en dessous d’1 MF de chiffre d’affaires et 400 euros (2623,83 francs) pour les structures au dessus d’1 MF.

Méthodes de travail avec la puissance publique (État, Assemblée nationale, collectivités territoriales)

Les méthodes de travail envisagées sont :

- groupe de travail constitué autour du Bureau pour le suivi des mesures annoncées par le Ministère (en relation avec Marie Moreau-Descoings et Elena Dapporto).
Prise de rendez-vous avec les villes qui ont répondu à notre courrier avec un représentant du CA de la Fédé et un adhérent local.
- Suivi du groupe d’études parlementaire par le CA.
Pour les rendez-vous qui s’annoncent, il est décidé de procéder à la mise à jour d’une présentation complète de la Fédération avec un digest des arts de la rue et des ressources du secteur. Les Fédérations en région pourraient également en disposer lors de leurs démarches.

Ressources professionnelles

L’action de HorsLesMurs ne satisfaisant pas l’ensemble des besoins de la profession, la Fédération se fixe comme objectif de mettre l’accent sur la constitution d’un réseau de centres de ressources régionaux (tels que ceux de Lieux Publics et de l’Atelier 231) afin de répondre aux besoins de tous tout en dégageant des complémentarités.

Bilan des actions estivales

Globalement, le résultat est positif : intérêt réel du public (environ 7 500 cartes signées et de nombreuses autres distribuées), bon retour de la presse (nombreuses interviews radio et télé, revue de presse conséquente), retour du ministère (9MF d’augmentation en 2002 et le reste en 2003 et 2004, rendez-vous obtenu avec Catherine Tasca à l’arraché à Aurillac).

Ce résultat est à moduler en ce qui concerne la participation des membres de la Fédération inégalement actifs lors des actions. Mais il y aussi ceux qui se sont investis, à savoir quelques administrateurs, les organisateurs, de nombreuses jeunes compagnies (dont beaucoup non-adhérentes) et des fidèles plus anciens.

L’Assemblée générale est l’occasion de conclure ces actions avec la communication de Jackeline Lamraux.