rendez-vous avec HLM sur la commande publique

(14/02/99)
dimanche 14 février 1999
par  lafede

Ce rendez-vous a été demandé par HLM qui est chargé d’étudier l’opportunité et les modes de réalisation de ce nouveau dispositif. La demande était pressante et ne pouvait pas attendre le prochain CA. La délégation prévue devait regrouper Daniel Andrieu, Claudine Dussollier, Serge Noyelle, Pierre Sauvageot et Jean-Marie Songy. Des problèmes de calendrier de toutes sortes étant intervenus, seuls Serge Noyelle et Pierre Sauvageot ont pu rencontrer Jean-Luc Baillet et Emmanuel Wallon.

HLM nous avait auparavant envoyé une note interne de 5 pages sur l’état de leur réflexion (cette note est disponible auprès d’Anne). La discussion a été franche, assez vive à certains moments, et plutôt riche d’enseignements. Notons également que c’est surtout Emmanuel Wallon qui parlait au nom d’HLM.

Pour résumer, voici ce que nous avons défendu :

- Nous représentons la Fédération pour entamer la réflexion, mais seul le CA prochain pourra faire connaître une position officielle sur ce sujet.
- Ce projet n’est en rien celui de la profession qui a défini d’autres priorités. Mais on ne peut pas dire que la profession y soit hostile non plus.
- La priorité de la profession tient dans la reconnaissance et la qualification du réseau qu’elle s’est créé : compagnies, lieux de fabrication, festivals, centres nationaux. Donc, nous nous méfions d’un dispositif nouveau qui peut faire obstacle, ou détourner l’attention de nos vrais objectifs. Entre autres, faisons très attention à l’aide aux projets qui est actuellement en pleine redéfinition et qui risque d’être mélangée avec une nouveau dispositif de commission nationale.
- Le projet défini par HLM met très peu en avant la validité artistique des réalisations, et ne s’appuie pas, pour sa mise en œuvre, sur les réussites et les échecs en la matière. Une priorité claire doit être donnée à l’artistique.
- Si ce projet avance, nous souhaitons qu’il valorise le réseau, par exemple en faisant piloter la commission par plusieurs DRAC et un ou plusieurs opérateur-rue (lieux de fabrique, centres nationaux, festivals…) dans un cadre de grandes régions. Cette proposition est floue, mais permet de souligner l’importance de la qualification du réseau dans toute mesure nouvelle.
- La discussion ayant été vive sur ces grandes lignes, peu de détails concrets du projet d’HLM (résidence, place des DRAC, nécessité d’un programmateur (lieu de fabrique, scène nationale…) comme interface, etc, ont été discuté alors qu’ils posent une série de problèmes.

Ce que l’on peut retenir des positions d’HLM :

- La commande publique n’est pas une volonté de la ministre ou de la DMDTS, mais bien de HLM, c’est à dire son président et son directeur. On peut remarquer la juxtaposition entre le rapport Simonot et HLM. 
HLM défend une logique d’urgence, l’idée étant de démarrer ce fonds interministériel en la faisant financer en partie par la Mission 2000.
- HLM a le sentiment de forcer la main de la DMDTS en la faisant piloter un projet interdirectionnel au sein du ministère de la Culture, et interministériel, et donc de s’engager encore plus envers les Arts de la Rue.
- HLM se définit comme un interlocuteur libre du développement des Arts de la Rue. Ni juge, ni parti, il ne se veut pas courroie de transmission de sa tutelle financière ni simple haut-parleur de la profession. Mais d’où vient sa légitimité ? Ceci pose un problème de fond intéressant qui fera l’objet d’un autre débat.
- HLM a bien entendu notre parole, et on peut penser qu’il en tiendra compte dans son projet définitif. La Fédération devrait pouvoir voter une motion sur ce sujet lors du prochain CA.


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