Tenir bon !

jeudi 25 mars 2004
par  lafede

« Restons vivants ».
« Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous ».
« Créer, c’est résister ; résister, c’est créer ».

A chacun sa formule, à chacun sa forme de protestation.
Pas un seul d’entre nous qui accepte les accords signés à nouveau fin 2003, accords qui assomment le spectacle vivant et le frappent sans discernement, ni intelligence. La Fédération ne les accepte pas non plus.

Où en est la fédé dans le contexte actuel ?

Elle fonctionne comme relais d’information. Les informations que nous recueillons, qui transitent par la coordination, que nous produisons, que nous faisons suivre -une fois les sources vérifiées-, que nous commentons.

La Fédération affine son réseau. Un réseau où tous les points de vue sont présents, tous les regroupements reliés, toutes les paroles permises et entendues. Un réseau fortement hétérogène au point de sembler parfois écartelé. Un réseau de complicités avant toute autre chose. Un réseau qui se renforce en se liant à d’autres. Un réseau évolutif.

La Fédération maintient le cap. Celui d’avant la tourmente, d’avant la découverte faussement naïve de la fragilité structurelle du paysage culturel et artistique français. Au gouvernail, un conseil d’Administration conscient des enjeux pour la survie de notre secteur professionnel. Et attentif au développement des arts de la rue.

Les arts de la rue souffrent énormément de l’évolution du régime des intermittents. La signature de l’accord annule une grande part des avancées que nous avions obtenues, notamment de notre ministère de tutelle. Ce que nous avions gagné ces dernières années en temps de répétition, en cachets décents, en amélioration des conditions de création et de diffusion, tout cela se fissure. Il nous faut encore davantage puiser dans nos propres ressources.

En avril 2003, la Fédé avait rencontré le ministre de la Culture, Jean-Jacques Aillagon, afin de lui faire part de diverses propositions pour une montée en puissance des arts de la rue. La proposition d’une « année des arts de la rue » avait conclu notre rendez-vous.

Plus que jamais, nous avons besoin d’une opération d’envergure nationale qui constituera la nouvelle ligne de départ de mesures que nous envisageons durables. Ces mesures se doivent d’être subtiles, intelligentes et adaptées à nos besoins. Elles représentent un enjeu majeur pour la pérennisation de notre secteur artistique et culturel. Nous y tenons.


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