Synthèse de la réunion interprofessionnelle du 05/09 - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Synthèse de la réunion interprofessionnelle du 05/09

mardi 9 septembre 2003
par  lafede

Compte-rendu de la réunion interprofessionnelle du 5 septembre qui s’est tenue au Théâtre Mogador

Vendredi 5 septembre, dans la suite des rencontres interprofessionnelles initiées par le Syndéac le 22 juillet puis le 28 août, se sont réunies à Paris la quasi totalité des organisations, syndicats et sociétés-civiles représentatives du spectacle vivant.

La Fédération des Arts de la rue était représentée par Frédéric Michelet, Alexandre Ribeyrolles, Jean Raymond Jacob et Alain Taillard.

L’ordre du jour de la rencontre était le suivant :

- Comment élaborer une stratégie commune pour mettre en œuvre la nécessaire négociation et refonte du régime d’assurance-chômage des intermittents ?
- Comment élaborer une stratégie commune pour négocier le mode d’organisation d’un débat national public associant tous les représentants de nos professions ?
- Quels moyens à mettre en œuvre pour constituer une force de proposition interprofessionnelle dans le cadre de la négociation et la perspective de la loi d’orientation sur l’art et la culture ?

Rappel : lors de la réunion en comité restreint du 28 août, nous avions convenu de statuer sur nos modalités d’actions en commun et notre position commune quant au moratoire sur l’application du protocole.

La réunion du 4 septembre de la Commission Nationale Paritaire du Spectacle au cours de laquelle le Ministre a rappelé sa ferme intention de voir appliquer l’accord concernant les annexes VIII et X et son refus d’un moratoire, nous a coupé l’herbe sous le pied...

Dans son introduction, le président du Syndeac n’a plus fait mention d’un moratoire sur l’application du protocole. Il a rappelé comme la dernière fois, l’importance qu’il y avait à poursuivre notre travail en commun et, au-delà de l’intermittence, la nécessité de refondre le système de création et de diffusion du spectacle vivant. Il a notamment longuement insisté sur la nécessité de trouver un espace de rassemblement permettant de faire de la profession un espace de proposition face au gouvernement.

S’en est suivi un compte-rendu de la réunion du CNPS :

Par le Syndeac : qui constate la position de blocage du Ministre et affirme que, quels que soient les problèmes concernant l’accord Unédic, il faut trouver une solution pour progresser dans notre réflexion commune sur une Loi d’orientation sur les Arts et la Culture...

Par la CGT : qui constate également la position de blocage du Ministre, pointe la désinvolture avec laquelle les participants à la commission ont été traités (non contredit par les autres participants) et qui insiste sur le fait que, dans ces conditions, il est impensable de participer aux assises nationales proposées par le Ministère. La CGT faisant alors la proposition d’organiser en région nos propres Assises Nationales, plus ou moins sans tenir compte de celles du gouvernement puis de faire une proposition de Loi portant sur deux points : - expertise du protocole et élaboration d’une réforme du régime, - débat sur une Loi d’orientation.

Et là, au terme de ces deux interventions le décor était planté. Quid du moratoire ????

Ensuite, oubliant l’ordre du jour initial, de nombreuses interventions ont été faites, en substance :

La Sacd qui après avoir réaffirmé son opposition à toute annulation de spectacle, a demandé fort justement comment des débats internes avaient la moindre chance d’aboutir à une Loi... Et qui interrogera plus tard dans les débats le Syndeac sur l’incohérence de sa position : pourquoi avoir demandé fermement un moratoire sur l’application de l’accord et, au premier coup de semonce du Ministère, laisser filer le bébé ?????

Le Syndeac à nouveau, par la voix de Gérard Marcon, qui a rappelé que lors de la rencontre d’hier (4 août), la proposition du moratoire a été refaite en insistant sur le fait qu’elle permettrait d’instaurer un climat serein propice aux négociations et au débat national et qui s’est vu remettre au pas par le Ministre "qui aurait" clairement dit que ceux qui ne participeraient pas aux assises auraient quelques soucis à se faire quant à leurs subventions (et oui, nous en sommes là...). Gérard a ensuite insisté sur le fait qu’il ne fallait pas nous laisser enfermer dans nos logiques et qu’il fallait participer aux négociations pour être force de proposition.

La coordination Ile de France qui pose la question de l’urgence dans laquelle sont les intermittents, qui est favorable aux propositions de la CGT et qui insiste lourdement sur le fait que s’il y a durcissement de la position de l’Etat, il y aura une radicalisation du mouvement sur le terrain...

Fred Michelet a pris la parole au nom de la Fédération des Arts de la rue, après concertation entre nous et après avoir rappelé les spécificités de notre secteur d’activités, il a clairement posé la question de la position du Syndéac et notre questionnement quant à notre présence aux Assises Nationales. Comme vous l’imaginez également notre position est commune avec celles de la Fédurock, du Synavi, du Snfac. Comme par hasard, toutes les structures membres de l’U-Fisc qui vient de décider de se réunir en "CA de crise" le 10 septembre.

Etc... Etc... Chacun y est allé de son interprétation de la situation et de sa position vis à vis de la tenue des assises. Le moratoire est passé à l’as et les actions précises sur le terrain ont été oubliées (de toute façon, n’étant plus en accord sur les bases, il devenait illusoire d’envisager des actions communes).

La suite des débats a été houleuse, le Syndéac un peu dépassé et devant notre impossibilité de nous entendre et même de nous écouter à 40, il a été décidé de mettre en place une "cellule" de suivi et de préparation d’une prochaine réunion prévue pour la fin septembre à Paris. Quatre organisations y participent : - La SACD - La CGT - Le Syndeac, - La Fédération des Arts de la rue.

Il devient donc urgent pour nous de nous consulter sur le sujet et de prendre une position claire quant aux sujets suivant :

- Quelles suites donnons-nous à une demande de moratoire ? Quelles suggestions de modifications pouvons-nous faire sur l’accord Unédic ?
- Quelle position adoptons-nous vis à vis des assises, siège vide, présence contestataire, présence et participation aux débats ? Ne sommes-nous pas condamnés à y assister puisque de toute façon il y aura toujours de bonnes âmes pour y aller et les légitimer ?
- Quels sont les sujets que nous souhaitons voir aborder lors des Assises, économie de la culture, statut de l’artiste et des professionnels du spectacle, certes, mais encore ? Nous allons passer maintenant à des propositions écrites construites.


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