Réunion du 19 mars 2001

Villeneuve St George, Le Caillou/Cie l’Arbre à Nomades
lundi 19 mars 2001
par  lafede

Ordre du jour :

- mention des actions nationales définies par le C.A. de la Fédération.
- examen des réponses des candidats à la mairie de Paris.
- question du panorama des compagnies en idf
- première approche d’une politique pour les arts de la rue en idf.
- organisation de l’antenne idf de la Fédération

Présents : Bernard Bellot, Daniel Casa, Jérome Plaza, Mark Etc, Cybèle Calvat, Sabine Monthaluc, Judith Frydman, Michèle Bernard, Alessandro Mereguzzi, Laurence Cassaignard, Solange Comiti, Mathilde Assal, Valérie Terrasson, Bruno Eckert, Jeng-Hyun Kang, Elise Robert, Rémi Laroussine, Alexandre Ribeyrolles, Xavier Caroff , Thierry Benoist , Vinciane Dofny, Caroline Loire, Véronique Dilsot
Excusés : Arthur et Astride ; Marie (temps des rues), Pierre Nicolas

Résumé des précédents épisodes

La précédente réunion avait fait ressortir deux attentes des participants :

- Mieux connaître le paysage arts de la rue en Ile-de-France, et notamment les moyens et les modes de structuration et d’exercice des compagnies
- Améliorer les conditions d’exercice pour les compagnies en Ile-de-France (locaux, réglementation, programmation, aides publiques, et plus globalement place des arts de la rue dans les politiques culturelles régionale et locale, mutualisation).

A l’issue de cette réunion, une lettre aux élus avait été adressée aux candidats à la mairie de Paris par la Fédération et un modèle type avait été transmis aux adhérents idf par Pascale via e-mail, afin de saisir les candidats de chaque agglomération. Seuls Y. Contassot, B.Delanoé, P. Séguin ont répondu à ces lettres.

Par ailleurs, un groupe représentant la Fédération assistait au forum culturel du candidat Bertrand Delanoé à la Villette. Les arts de la rue sont ainsi évoqués dans le programme culturel du candidat à la rubrique "s’ouvrir à l’imagination, à la création, à la fête", p3, §2 : "inventons une nouvelle façon de vivre la Ville, de redécouvrir la rue, (...) Les spectacles de rue, l’utilisation des berges ou de la Seine devront être encouragés, tant cette forme d’art correspond à l’une des dimensions les plus précieuses de la culture : profiter des espaces de rencontres spontanées entre le public et les artistes. Pourquoi ne pas reconquérir le périphérique le temps d’une soirée estivale ?"

Enfin, une élue socialiste au Conseil Régional évoque en tribune le soutien de la région au Moulin Fondu et assure que l’effort culturel de la région saurait s’amplifier avec de nouvelles articulations intercommunales.
La Fédération n’a pas pu interpeler le candidat, le second temps de parole de la salle ayant été épuisé par la tribune.

Séance ouverte à 13:30

Pascale Canivet remet la lettre aux adhérents aux participants.

Ema Drouin préside la séance et réexpose l’ordre du jour :

- mention des actions nationales définies par le C.A. de la Fédération.
- examen des réponses des candidats à la mairie de Paris.
- question du panorama des compagnies en idf
- première approche d’une politique pour les arts de la rue en idf.
- organisation de l’antenne idf de la Fédération

Calendrier de rendez-vous

Actions nationales définies par le C.A. de la Fédération
Le C.A. de la Fédération donne rendez-vous lors des principaux festivals d’été pour saisir le public de notre situation.

La Fédération propose en outre d’interpeler le Ministère de la Culture au travers d’une journée nationale d’action à Paris à l’automne

L’examen des réponses des candidats à la mairie de Paris n’appelle pas de commentaires particuliers.

La question du panorama des compagnies en idf soulève des remarques méthodologiques : la profession doit-elle assurer ce travail ? Ne revient-il pas à HLM ou à la DRAC de produire ces informations ? A défaut d’un panorama complet, on peut attendre de la DRAC qu’elle rende publique sa politique en la matière.

Bruno Eckert propose de confier à un(e) étudiant(e) dans le cadre de son projet d’étude l’examen du secteur Idf.

Les participants s’accordent sur la nécessité de croiser les données, d’exprimer des demandes, d’engager parallèlement notre propre évaluation à partir d’un questionnaire.

Première approche d’une politique pour les arts de la rue en idf

Au-delà de l’interpellation initiale des candidats aux élections municipales, la Fédération est en situation de porter des préconisations auprès des partenaires publics : Ville de Paris, Région, Département, DRAC, agglomérations, nouvelles entités juridiques (communautés de communes…).

Le rôle du Thecif est évoqué. Bruno Eckert propose d’interpeller directement la Région.

D’ores et déjà, Xavier pour Friches Théâtre Urbain relate son rendez-vous avec Sam Bernard (et Georges Luneau, du Printemps des rues) pressenti pour diriger le Service des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Il y évoque la place des arts de la rue. Sam Bernard se montre très ouvert. Xavier insiste sur la nécessaire information des élus et reponsables, l’approche pédagogique, la définition d’une stratégie pour la Fédération.

Pascale Canivet relate ses contacts avec Sandrina Martins, récemment investie au poste de chargée de mission rue et piste à la Ville de Paris, service qui ne consacrait en 2000 que 150 kF aux spectacles de rue et le cirque. Sandrina Martins présente un nouveau budget à l’équipe municipale rentrante. Sensible aux questions réglementaires dans l’espace public, elle propose en outre de faire la synthèse des problèmes majeurs rencontrés par les organisateurs et compagnie à Paris. Dans l’immédiat, Sandrina Martins est orientée vers José Rubio. Toutes les contributions et témoignages sont néanmoins les bienvenues.

Débat sur l’approche stratégique d’une politique pour les arts de la rue en idf. Se circonscrit-elle à l’interpellation des partenaires ? Bruno Eckert doute de l’intérêt de tout appuyer sur la subvention et les aides publiques, et invite les participants à produire ensemble des cadres de travail (festivals, programmation tournante confiée à une cie…)

Les participants réaffirment les objectifs initiaux de la Fédération : construire une parole d’intérêt collectif, assurer la profession d’ interlocuteurs permanents auprès des partenaires publics.

Les équipes (programmateurs, compagnies) sont fortement incitées à rencontrer l’ensemble des partenaires pour leur propre compte, de même qu’elles ne doivent pas laisser échapper la subvention publique en présentant des dossiers pour leur projet. Par ex, cette année, 41 dossiers ont été présentés à la DMDTS (commission nationale d’aide à la résidence de création), soit près du double que l’année précédente.

Au-delà de l’interpellation budgétaire des partenaires, le paysage offre-t-il toute satisfaction ? L’évolution du paysage ne passe-t-elle par une nouvelle approche des modes de structuration des compagnies et le renouvellement des modalités de diffusion ?

Mark Etc propose de rejeter systématiquement en idf et collectivement la prise en charge des fêtes des villes, pour appeler l’attention des élus sur la nécessité de traduire une politique culturelle à la hauteur des ambitions artistiques des expressions. Bernard Bellot rappelle la capacité des artistes à détourner les commandes, et nuance le rejet de la fête. Ce cadre permet aussi d’accomplir un travail de fond.

Pascale Canivet propose un tour de table pour recueillir les aspirations profondes des participants (cies, programmateurs) : "à quoi rêvez-vous pour Paris et plus largement pour l’Idf ?"

Débat. Pêle-mêle

Caroline Loire rappelle l’isolement et les difficultés inombrables notamment réglementaires auxquelles les organisateurs sont confrontés. Elle souhaiterait l’amélioration des conditions de diffusion, notamment réglementaires.

Un participant souhaite éviter l’effet vitrine parisienne et la tentation d’un Festival international.

Mark Etc propose que la Fédé proclame l’été toute l’année : c’est-à-dire, appeler les programmateurs à se libérer des événements même si certains rendez-vous ont besoin d’être conforté, appeler à construire des saisons complètes, appeler les élus à faire émerger des opérateurs nouveaux, saisir les programmateurs généralistes.

Dans ce sens, Alexandre Ribeyrolles insiste sur la nécessité de confronter non seulement les programmateurs généralistes mais l’ensemble des services publics à la demande d’élargir ces missions culturelles.

Dans cet ordre d’idées, un(e) participant(e) souligne l’importance de voir des personnes compétentes en la matière accéder aux postes décisionnels en matière de programmation

Un(e) participant(e) évoque l’exemple d’Athena en Auvergne.

Daniel Casa préconise d’appeler l’élaboration d’une politique qui bénéficie au soutien des actions de proximité, dans les quartiers, en relation avec les associations, les structures éducatives.

Cybèle Calvat propose le développement d’un Paris laboratoire, laboratoire de recherche et de présentation au public… avec par exemple des rendez-vous tous les dimanches.

Ema Drouin souhaite l’attribution de nouvelles formes d’aides aux compagnies en fonction de créations et d’écritures spécifiques.

Un(e) participant(e) s’interroge sur les contraintes extérieures aux créations qu’engendrent les logiques d’implantation dans un lieu pour les compagnies. L’implantation est-elle indispensable ?

Les participants évoquent l’élaboration d’une charte qui nous réunisse sur ce qui nous réunit (sic) : un territoire l’idf, mais aussi plus largement des motivations.

Ema suggère de centraliser et synthétiser des contributions écrites sur la question :
"à quoi rêvez-vous pour Paris et l’IDF dans le domaines des arts de la rue."
Adresser à : Ema Drouin, Deuxième groupe d’intervention, la Blanchisserie les Mêmes, 7 avenue de la République 94200 Ivry sur seine.
F : 01 49 60 90 91. E-mail : f_acteur@club-internet.fr


Sites favoris


11 sites référencés dans ce secteur