Réunion de pilotage du groupe du 22 juillet - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Réunion de pilotage du groupe du 22 juillet

mardi 16 septembre 2003
par  lafede

Le 15 septembre à 15 heures, se réunissait les 4 organismes pilotes du "groupe du 22 juillet" (Syndeac, CGT/SFA, SACD, Fédé ARTS de LA RUE)

Etaient présents :

- le Syndeac avec vice président, secrétaire général et deux administrateurs
- la SACD avec sa présidente, deux administratrices et une coordinatrice,
- La fédé Arts de la rue, avec Fred Michelet (Alain Taillard ayant eu des problèmes a gérer au dernier moment)
- La CGT/SFA est absente (elle n’arrivera qu’à 17 h 30, en la personne de marc Snipper - j’y reviendrais plus tard.

Tout d’abord, on attend et on déplore le retard de la CGT/SFA ! ...on finit par commencer.

La SACD ouvre les débats en annonçant qu’ils ne ne souhaitent pas du tout renoncer aux assises Ministérielles (il faut savoir que le ministre a supprimé les assises en région, mais pas les assises tout court / Bernard Latarjet est toujours pilote...)

La SACD souhaite que l’on ne se limite pas au spectacle vivant mais que l’on parle des problèmes de l’audiovisuel.

Le Syndeac annonce sa position : pas question d’aller aux assises du ministre sans moratoire ou renégociation du protocole.

La SACD coince...

Art de la Rue acquiesce à la position du Syndeac, oui à une renégociation. Il souligne que cette participation à des assises doit être liée à une participation de la base. L’objectif étant un débat national sur la culture et le spectacle vivant, avec ou sans le ministère s’il refuse nos calendriers et desiderata de base.

Le Syndeac approuve et annonce qu’il souhaite traiter des problèmes de l’emploi et du chômage dans le spectacle vivant. Il veut négocier le contenu des assises et les dates. Acquiesce sur le souhait de ne pas se limiter au problème du spectacle et parler aussi des auteurs, plus réticent sur l’audiovisuel, car ils disent que et le ministre et Latarjet ont parlé d’assises du "spectacle vivant" et qu’il faut commencer par ça, l’audiovisuel devant venir naturellement après... Il faut demander une loi de programmation sur la culture, et amender les lois existantes...

Art de la Rue note que de nombreuses propositions en matières de réforme des annexes existent, de nombreux rapports ont été élaborés, Sandré, Wallon et le fameux rapport FESAC, il faut profiter de ces assises pour ré-envisager une réforme de fond. Même chose pour la politique culturelle. N’ayons pas peur de demander des vrais réformes et des vrais doléances, ne nous limitons pas à ce que ce gouvernement est prêt à financer, sinon on n’ira pas loin ! Bâtissons un véritable projet.

Syndeac dit que le point qui nous réunit tous est la place de la création dans les politiques publiques., il souhaite négocier le contenu des assises avec Latarjet.

La SACD ne croit pas à un accord possible entre le groupe du 22 juillet, elle annonce son souhait d’aller voir Latarjet seul, rendez vous est déjà pris. Elle propose à chaque groupe du "groupe du 22 juillet" d’y aller en solo.

Hirsch de Sinolyr (qui vient d’arriver et ne faisait pas parti du groupe de pilotage, mais c’est pas grave !!!) annonce qu’il a déjà rencontré Latarjet, que celui-ci est ouvert et qu’il faut le "phagocyter".

Art de la Rue propose que l’on maintienne une plate forme commune, si réduite soit elle, car nous serons beaucoup plus fort face à Latarjet et à Aillagon si nous représentons la profession unie.

Syndeac est d’accord et pense que l’exception culturelle doit être au coeur de nos demandes. Nous devons élargir nos doléances à celle de l’archéologie et de l’enseignement artistique. Le Syndeac affirme que le Ministre est coincé et qu’il cherche à sortir de la crise : il est ouvert.

Sinolyr veut que l’on discute de mesures d’accompagnements pour les intermittents et que l’on soit force de proposition pour les 20 millions d’euros annoncés par le Ministre.

SACD n’est pas d’accord que l’on ne parle que des intermittents...

On arrive enfin à s’accorder et chacun des trois organismes présents propose aux autres ses propositions de "contenu pour les assises", en précisant pour l’instant qu’il ne s’agit pas de modalités, mais de revendications et souhaits pragmatiques (tout en sachant qu’il s’agit d’un premier jet, chaque groupe devant consulter ses bases, ses AG, ses CA)

La SACD : souhaite voir traiter aux assises :
- les problématiques du spectacle vivant et de l’audiovisuel, concernant l’écriture la rémunération des auteurs la diffusion des oeuvres et l’exportation
- L’économie de la création
- Le cahier des charges des institutions
- insister sur les richesses produites par la Culture
- Le statut de l’auteur (et protection sociale)
- L’accès à la formation continu des auteurs de spectacles, et audiovisuels
- Réformer le protocole
- Négocier l’utilisation des 20 millions d’euros.

Le Syndeac souhaite voir traiter aux assises :
- les problèmes d’emploi et de formation
- Les problèmes de reconversion
- De droit du travail.
- Réflexions sur le protocole
- Demander une loi d’orientation sur la culture / Amender les lois existantes
- L’europe
- L’exception culturelle
- La place de l’Art et des Artistes

La fédé Arts de la rue souhaitent voir traiter aux assises :
- une renégociation des annexes
- L’élaboration d’un véritable statut de l’artiste
- Une loi d’orientation.
- Des aides accrues pour la création et la diffusion, notamment pour les indépendants
- La réalisation d’un net rééquilibrage pour les Arts de la rue, notamment en création, diffusion, lieux et fonctionnement Cies.
- Demander la remise à plat des politiques culturelles actuelles, le paysage et le financement actuel est-il encore valable en 2003 ?
- Danger d’une culture à deux vitesses / Travailler sur un projet culturel populaire et citoyen. Accessibilité à la culture.
- doter les collectivités, notamment les conseils régionaux et généraux de compétences culturelles avec des minima et des cahiers des charges
- Ne pas se contenter des réseaux de diffusion actuels, mais conforter et inventer des modes alternatifs.
- Se pencher sur le problème de l’expertise (en notant qu’il tourne en rond et exclue ; notamment nous...)
- travailler sur les statuts professionnels du spectacle
- Le statut des structures, notamment des Cies, étudier les régimes fiscaux et juridiques.
- Et l’Europe !
- La formation
- Un budget culturel de 2 % (ça fait rire tout le monde ! syndeac dit pourquoi pas 3 %, mais je réitère, on est là pour rêver d’avenir, non ?)

LE SYNDEAC SOULIGNE NOS NOMBREUX POINTS DE CONVERGENCE ET DEMANDE SI NOUS SOMMES CAPABLES DE CHIFFRER RAPIDEMENT UN VERITABLE BUDGET pour les ARTS DE LA RUE !!!

je dis oui, après l’AG ! Mais c’est important, soulignent-ils !!!

Le SYNDEAC, satisfait, note les points de convergence des trois organismes :
- Il faut du temps pour les assises
- il faut consulter les bases.
- Il faut un statut social de l’artiste et des "acteurs" du spectacle vivant
- Il faut des cahiers des charges pour les institutions et collectivités.
- Il faut faire entrer l’exception culturelle dans la loi.

La SACD s’en va à 17 H 30

ARRIVEE DE MARC SNIPPER, CGT, à 17 H 35, qui dit qu’il ne savait pas que l’on se réunissait à 15 heures et nous joue la pièce du mec vexé. Quand on lui dit qu’on a "avancé sans lui", il prend sa veste pour partir. Art de la Rue fait l’interface pour le calmer. En fait, c’est clair comme de l’eau de roche, tout ceci n’est qu’une posture CGT pour prendre barre sur le Syndeac.

Marc finit, après un long échange de point de vue tatillons sur le protocole avec le syndeac, par nous présenter les doléances de son syndicat, qui sont assujetties à un retrait de l’agrément et doivent se passer dans leur "vraies assises de la culture" :

Voici les doléances et propositions CGT pour les "vraies assises"
- Expertise du protocole
- Elaboration d’un projet de refonte totale des annexes 8 et 10
- mise en débat et élaboration d’une loi d’orientation sur la culture qui intègre tout le paysage culturel (spectacle vivant, musique, cinéma audiovisuel, enseignement artistique, architecture, archéologie, arts plastiques, patrimoine, livre, bibliothèque) la loi d’orientation aborderait :
- l’accès pour tous à la culture
- le social : statut, droit et protection de l’ensemble des salariés ou non salariés
- Le service public de la culture en intégrant les relations publics/Privé, fonction publique territoriale et service publique de droit privé.
- Rôle et engagement de l’état dans les collectivités locales et territoriales
- Le Ministère de la Culture et ses services déconcentrés
- L’aménagement du territoire
- Les relations avec le public
- la pratique amateur
- Les droits des créateurs et interprètes
- l’exception culturelle.

APRES DISCUSSIONS ET RATIOCINATIONS A N’EN PLUS FINIR (ou les Arts de la Rue jouent bien obligés les médiateurs entre le syndicat de patrons et le syndicat de salariés et les postures qui se figent) SNIPPER annonce qu’il est prêt à renoncer à son retrait "préalable" de l’agrément (mais il le dira pas en public !!!) et qu’il pourrait marcher avec les autres... Vu que l’on a plein de points de convergence...

SNIPPER pense que le Ministre est coincé, qu’il y a des failles, et qu’une renégociation est envisageable SYNDEAC dit la même chose. En revanche, personne ne croit au financement d’une véritable politique culturelle que dessinerait les assises, mais c’est un travail de fond nécessaire...

Nous nous quittons sans savoir si on ira ensemble (avec CGT/SFA) aux assises ! Mais on garde espoir, car si Latarjet adopte LE calendrier DU GROUPE DU 22 et son contenu, ces assises deviennent les nôtres, et la CGT viendra....

EN CONCLUSION

RENDEZ VOUS EST PRIS POUR LE 20 OCTOBRE A 14 HEURES POUR L’ENSEMBLE DU GROUPE DU 22 JUILLET le Syndeac se charge de convoquer tout le monde et de relancer la demande de propositions et doléances à chaque groupement, syndicat et association

A NOUS DE CONTINUER, ET AMENDER CE LISTING AVANT NOTRE CA et notre AG et d’établir un budget pour financer décemment les ARTS DE LA RUE

NOTA :
Il me semble impératif que la fédé demande d’urgence un rendez-vous à Latarjet (tout le monde va le faire ! certains l’ont déjà fait ! la CGT dénonce ces prises de rendez vous, mais nous dit, un quart d’heure plus tard, qu’ils viennent de rencontrer le Ministre... Il faut y aller. Prendre une position. Affirmer notre existence et notre vitalité. Je souhaite faire partie de la délégation, il faudrait le Président, évidemment, et deux autres personnes...


Navigation

Sites favoris


13 sites référencés dans ce secteur