Réunion avec F. Spielmann

Compte-rendu de la réunion du 04/05/2000 entre la commission Formation et F. Spielmann
jeudi 4 mai 2000
par  lafede

L’essentiel de la réunion a permis de clarifier les éléments à prendre en compte dans l’optique d’une préfiguration de la formation/transmission pour les arts de la rue. La rencontre a pour objet également de fixer la collaboration de la Fédération dans la poursuite de la mission de Franceline Spielmann pour le Ministère de la Culture.

Présents : Franceline Spielmann, et pour La Fédération : Philippe Chaudoir, José Rubio, Pascale Canivet

En un premier temps

il est clair que cette collaboration correspond à une demande précise du Ministère, demande faite à ce jour par Rémy Paul et qui donne lieu à un courrier explicite du Ministère et à un complément de financement estimé à la hauteur de 20 000 F pour la couverture des frais de mission des représentants de la Fédération qui se chargent de ce dossier.

La mission et le rôle de la Fédération s’articulent autour de deux axes : le conseil et l’expertise.
L’expertise doit aboutir à l’élaboration de grilles comportant des critères de préconisations et de validation des projets de formation/transmission en vue de la mise en place d’actions significatives pour l’exercice 2000.
La dimension du conseil fait référence à la création d’une instance consultative, d’un collège qui comprendrait des représentants du ministère, des Dracs et des collectivités, des représentants de la profession et des personnes qualifiées dans le domaine de la formation.

Le résultat de cette phase de travail permettra de forger un outil d’aide à la décision opérationnel, Les décisions seront prises ultérieurement par le ministère.

Au cours de la rencontre

différents points de vue sur le sens de la formation/transmission pour les arts de la rue et son rôle dans la structuration de la profession sont développés.

Le premier constat est que tout est à faire et que peu de structures qui proposent des formations actuellement sont réellement investies dans une vision globale des objectifs de la formation et des besoins de la profession. Ainsi, les actions et projets existants sont-ils le fait de compagnies, d’artistes ou d’opérateurs culturels qui sont davantage dans le désir de la transmission de leur savoir-faire que dans la réponse à des besoins de formation pour la profession.

Un second constat est que les personnes et structures impliquées dans des actions de formation ne sont pas en mesure actuellement de faire des propositions plus globales par manque de temps et de moyens. En effet, les actions existantes s’ajoutent à un travail de création, de fabrication et de programmation qui sont les missions premières des opérateurs actuellement investis dans la formation sans que la mission de formation soit énoncée de façon explicite et traduite sous forme de moyens notamment financiers.

Ainsi, la mise en place d’un programme de formation pour les arts de la rue est-elle liée à l’attribution de moyens financiers aux équipes et organismes qui auront la responsabilité des actions de formation. Par ailleurs, des moyens financiers doivent également être dégagés pour la prise en charge des salaires des professionnels en formation. L’enveloppe budgétaire globale doit être anticipée à la fois pour les actions qui auront lieu en 2000 (collectif budgétaire) et pour un programme plus étendu en 2001.

Une fois la dimension économique réglée

les besoins de la profession en formation restent à être détaillés avec précision.
La première réflexion porte sur la question du renouvellement de la profession, question qui préoccupe les plus anciens dans le métier.
La seconde réflexion concerne la spécificité des arts de la rue qui est reconnue globalement comme liée aux conditions de représentation dans l’espace public et à la diversité des publics qui sont ainsi confrontés aux arts de la rue.
La troisième réflexion comporte une première analyse des besoins en formation centrés sur trois axes majeurs : l’administration, la technique et l’artistique. Il est clair que l’axe spécifique aux arts de la rue est l’axe artistique.
Par ailleurs, les besoins en formation dépassent la formation elle-même et touchent la structuration de la profession dans son ensemble.

Enfin

il est important de noter que la réponse à ces besoins de formation se situe entre deux tentations contradictoires, à savoir :

- la tentation de la spécificité qui fonde l’acte artistique,
- la tentation du droit commun qui est plus propice à la pérennité.

De même, la difficulté réside dans le fait que les arts de la rue se pratiquent dans l’espace public et pour des populations diversifiées ce qui entraîne une interaction avec l’espace et demande une capacité singulière d’inventivité.
Les notions de transposition ou de détournement des disciplines artistiques ainsi que celle de l’écriture des arts de la rue demandent à être approfondie afin de clarifier les enjeux de la formation notamment à dimension artistique.


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