Rendez-vous du 20 septembre 1999 avec Dominique Wallon

lundi 20 septembre 1999
par  lafede

Cette réunion a eu lieu à l’invitation de Dominique Wallon en réponse à notre courrier lui faisant part de notre étonnement devant la dissolution de la mission des esthétiques nouvelles

Présents : Dominique Wallon, Reine Pratt, Philippe Geoffroy et Bernard Bellot, Jean Chamaillé, Claudine Dussollier, Hervée De Lafont, Pierre Sauvageot, Anne Guiot

Ordre du jour : Explication des remaniements au sein de la DMDTS, annonce de la création du FISC et rappel des démarches entreprises contre l’assujettissement aux impôts commerciaux, position de La Fédé par rapport à la journée du 25 octobre organisée par HLM, commentaires du budget 2000, demande de subvention pour La Fédé et perspectives.

Une réunion toute en demi-ton (18h = mauvaise heure) avec nos plus importants interlocuteurs au ministère qui s’emmêlent les pinceaux dans les méandres de leur propre organisation et de leurs propres sigles ; alors, la spécificité des Arts la Rue... difficile de lui trouver une place.

Les remaniements au sein de la DMDTS

En bref, retour au droit commun et attente d’un organigramme à paraître fin décembre, début janvier.
Dominique Wallon de nous expliquer que la mission avait deux volets : les formes de spectacles spécifiques (i. e. non classiques) et les esthétiques nouvelles. Ces esthétiques nouvelles ressenties par le ministère comme des O. A. N. I. (Objets Artistiques Non Identifiés), bref une classification à la fois juste et trop ouverte.

Quant aux formes spécifiques, toute une partie du travail rentrait dans le dispositif général. Par ailleurs, difficulté de la mission à affirmer son existence administrative par rapport aux DRAC et à la DMDTS. Donc, retour au droit commun et insertion dans les trois grands bureaux correspondant aux trois grands moments de la vie artistique : Recherche/Ecriture (2A1) - Production (2A2) - Diffusion (2A3). Mais possibilité de procédure artistique spécifique et besoin d’un interlocuteur privilégié que les Arts de la Rue peuvent trouver en la personne de l’inspecteur (mais départ d’Yves Deschamps avant 1 an), de la conseillère (Reine Prat) et au niveau de la sous-direction : interrogation sur le positionnement de Gilles Dutilleux.
Annonce d’un organigramme en décembre ou janvier. Demande de La Fédération d’en être informée et connaître très vite les nouveaux interlocuteurs éventuels.

Les scènes conventionnées

L’émergence de ce label, mis en oeuvre dès maintenant, s’inscrirait dans une perspective d’homogénéité et de dynamique avec accent mis sur l’interdisciplinarité et la création (par le biais de la coproduction ou de la résidence d’artistes, notamment). Après traitement au cas par cas.

Le budget 2000

Croissance en valeur absolue plus faible (+ 80 millions en 2000, contre + 110 millions l’an dernier) mais les lignes de force restent les mêmes : compagnies et lieux de fabrique avec un domaine en exergue l’éducation artistique, la formation professionnelle et les pratiques amateurs. Par ailleurs, le ministère n’ayant pas les moyens de traiter les 35h, le non institutionnel sera privilégié par rapport à l’institutionnel. Les Arts de la Rue connaîtront donc le même positionnement que précédemment tandis que le cirque sera un peu plus doté puisque laissé de côté. Interprétation/déduction rapide lancée par La Fédé : entre 7 et 9 millions de mesures nouvelles en 99 vers 4 à 5 millions en 2000 ?...A suivre.

HLM et la journée du 25 octobre sur la formation

La Fédé fait part de sa décision de boycott de cette journée. Le ministère nous apprend qu’ils ont reçu une lettre de F. Spielmann émettant également des réserves sur l’opportunité de cette journée. La Fédé en profite pour demander quel est le degré de délégation de pouvoir du ministère à l’égard d’HLM. Le ministère de répondre qu’ils se reconnaissent fort peu en HLM qui ne constitue en rien leur haut-parleur, ce qui ne va pas sans leur poser problème d’ailleurs.

La Fédé demande à être associée à une séance de travail avec F. Spielmann et la DMDTS avant que les résultats de l’étude en se transforment éventuellement en annonces.

Fiscalité

La Fédération fait part du travail de sa commission et exprime le souhait de poursuivre une défense active, avec d’autres disciplines artistiques, faisant valoir les spécificités d’intérêt public de l’action des associations culturelles que sont les compagnies. Elle demande au Ministère une position franche de soutien politique et technique, à l’égard de Bercy en particulier.

Le ministère rappelle que, politiquement, le gouvernement ne se prononce pas pour l’exception culturelle. Par ailleurs, le ministère de la culture ne semble pas entendre qu’il puisse ne pas y avoir amalgame entre les différents impôts commerciaux.

Subvention à La Fédération

La Fédération souhaite que la subvention 1999 soit reconduite et augmentée, compte tenu des différentes actions et missions d’information qu’elle assume vis-à-vis du secteur des arts de la rue.

Le ministère nous invite à très rapidement formuler notre demande à la sous-direction de la Formation Professionnelle et de l’Economie de la culture (F.P.E.) auprès de Françoise Brouat et de Catherine Perdrial.


Sites favoris


13 sites référencés dans ce secteur