Rapport d'activités de la Fédération en 2006 - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Rapport d’activités de la Fédération en 2006

vendredi 11 mai 2007
par  lafede

Conjointement au déroulement du temps des arts de la rue amorcé au sein de la Fédération fin 2004 puis plus largement en 2005, à l’évolution des axes de développement menés par la Fédération ces dernières années -en particulier la régionalisation-, aux rapprochements avec les organisations du spectacle et à l’investissement de la Fédération au sein de l’UFISC, le fonctionnement interne de la Fédération a été amené à se transformer en 2006.

Une nouvelle embauche à temps partiel s’est avérée nécessaire pour l’accompagnement des questions sociales. La présence de regroupements professionnels locaux et notamment de Fédérations en région a entraîné une organisation nouvelle de la coordination générale de la Fédération.

Par ailleurs, la formalisation de quelques regroupements professionnels dans d’autres pays européens entre en résonance avec la volonté de la Fédération de contribuer à la création d’une organisation professionnelle européenne consacrée à la sensibilisation aux arts de la rue et à leur développement.

I - Le temps des arts de la rue

En 2006, le temps des arts de la rue entre dans sa deuxième phase, la phase de réalisation des chantiers entrepris en 2005.
Cette étape du déroulement du temps des arts de la rue est suivie par la Fédération dont beaucoup d’adhérents participent aux travaux. Elle se termine globalement en milieu d’année.
Un groupe de travail consacré à la production, la création et la diffusion pour les compagnies aborde les derniers aspects à développer en quelques séances de travail pour aboutir à des propositions à mettre en place en 2007.

Par ailleurs, la Fédération continue d’être active au coeur du comité de pilotage, notamment avec la personne de son Président Jean-Raymond Jacob.

Enfin, le temps des arts de la rue continue à servir de point d’appui pour des initiatives en région, pour des rendez-vous avec les pouvoirs publics comme des rencontres de sensibilisation en région.

Fin 2006, au cours de l’assemblée générale de la Fédération, les adhérents votent la proposition du conseil d’Administration de lancer une journée nationale consacrée aux arts de la rue qui se déroulera au cours du dernier trimestre 2007.

II - L’évolution de la Fédération en fédération nationale

Au cours de l’année 2006, un processus d’organisation de la Fédération prenant en compte la démultiplication des regroupements régionaux dont certains sont dorénavant organisés en associations régies par la loi 1901 se met en place. Cela entraîne d’une part l’affinement des outils de gestion et de l’administration de la fédération, et d’autre part le développement de rencontres et de rassemblements visant à structurer la profession et aborder de nouvelles thématiques.

- Les réunions du conseil d’Administration sont plus nombreuses (passage de quatre réunions annuelles à six réunions) afin d’accompagner au plus près le déroulement des initiatives prises sur l’ensemble du territoire français.

- L’assemblée générale en 2006 ne comprend pas d’élections en fin d’année afin que l’élection des membres du Conseil d’Administration intervienne en début d’année suivante pour que ses membres soient élus pour l’année en cours.

- 2006 correspond au renouvellement de l’embauche de l’assistant administratif et au recrutement d’une personne chargée des questions sociales à temps partiel (un quart temps). Une gestion sociale des salariés est mise en place (congés davantage planifiés, réflexion sur un plan de formation).

- Une meilleure lecture du budget de la Fédération est mise en place par la trésorière, Michèle Bosseur,

- Un vice-Président délégué aux questions sociales, Serge Calvier est élu par la Conseil d’Administration en raison de l’importance accrue que ces questions prennent au sein de la profession.

- Des modalités de fonctionnement interne sont mises en place conjointement avec les regroupements constitués en Fédération en région, notamment en ce qui concerne l’information et la gestion des adhérents. C’est ainsi que le principe de la double adhésion est appliqué (un adhérent en région est automatiquement adhérent à la Fédération dite nationale et vice-versa).

- Un agenda en ligne mensuel regroupant l’actualité des divers regroupements est diffusé auprès de l’ensemble des professionnels participants à ces regroupements.

Par ailleurs, de nouveaux chantiers internes à la fédération sont mis en place, liés à l’actualité, comme celui sur les festivals en off et celui de la diffusion. Ceux-ci produisent la constitution d’un groupe informel d’administrateurs chargés de faire le point sur les écueils vécus par la profession en lien avec le développement des contrôles des compagnies et de la législation en vigueur.

Afin de réguler au mieux le développement conjoint de la Fédération nationale et des fédérations en région, un travail régulier entre les coordinatrices est mis en place. Il donne lieu à des réunions de travail trimestrielles ainsi qu’à des échanges hebdomadaires.

Enfin, les rencontres se diversifient : elles sont soit inter-régionales, soit thématiques, soit consacrées à des problématiques liées à un territoire précis, soit destinées à sensibiliser les partenaires des arts de la rue, soit consacrées aux préoccupations d’un des métiers pratiqués dans le secteur et se déroulent à l’occasion de rassemblements nationaux (festivals de l’été), ou sont provoquées par la Fédération.

En 2006, 181 adhésions sont enregistrées à la Fédération dont 146 sont des adhésions individuelles et 36 sont des adhésions de structures. Elles apportent un montant global de 14 141 euros à la Fédération. Soixante-deux de ces adhésions transitent par les Fédérations en région.

III - Activités des regroupements en région

Une grande part de l’activité des adhérents consiste à travailler au plus près des territoires dans lesquels ils sont implantés.

S’il est clair que les adhérents des Fédérations en région travaillent en relation avec les chantiers entrepris au sein de la Fédération nationale, il est aussi vrai que les membres des regroupements informels sont également en accord avec les axes développés par la Fédération.

En effet, d’une part, les membres actifs de ces regroupements sont généralement adhérents à la Fédération et décident de consacrer leur activité « fédératrice » » à des problématiques territoriales. D’autre part, les avancées obtenues par la Fédération comme les informations professionnelles qu’elle diffuse contribuent aux avancées sur les « territoires ».

Ces activités prennent plusieurs formes :

- groupes de travail,

- lobbying auprès des pouvoirs publics locaux,

- organisation de rencontres destinées aux partenaires du secteur,

- constitution de groupes informels de professionnels,

- diffusion d’informations en ligne ou par courrier postal.

Les régions les plus actives sont celles dans lesquelles il y a une fédération en région

- Ile de France et Rhône-Alpes, le Languedoc-Roussillon où une inscription des arts de la rue commence à être perceptible grâce au travail d’une poignée de bénévoles (il y existe une Fédération en région mais sans salarié), la Bretagne, la région Midi-Pyrénées, la Haute-Normandie dans lesquelles les pilotes des groupes sont adhérents de la Fédé et mettent en place des rassemblements réguliers de la profession, le Poitou-Charentes où la collaboration entre quelques professionnels et des techniciens des collectivités locales permettent de développer des projets collectifs, la région PACA qui bénéficie d’un socle de professionnels historiques moteurs pour les arts de la rue.

Pour les autres régions, l’activité professionnelle reste ponctuelle avec des périodes de rassemblement et des moments de dispersion comme en région Centre, en Franche-Comté, en Bourgogne, ou dans la région des Pays de la Loire, par exemple.

Un petit nombre de régions sont encore en sommeil : Auvergne, Limousin, Alsace, Lorraine, Champagne-Ardenne et la Corse.

Une réflexion pour le développement du secteur dans ces régions est en cours.

IV - Les questions sociales

Grâce à la présence d’un salarié sur les questions sociales, l’accompagnement des délégués au CA sur ces questions, Thérèse Toustou et Serge Calvier, est plus opérationnel que les années précédentes et permet une présence accrue de la Fédération sur des instances « transdisciplinaires » ainsi qu’un suivi plus actif des travaux de l’UFISC.

- L’ensemble des dossiers sur l’emploi ont été suivis notamment au sein du CNAR Culture dont la Fédération est membre fondateur,

- la Fédération, par le biais de Serge Calvier, a participé aux travaux du Comité de suivi parlementaire pour l’intermittence,

- la permanente déléguée aux questions sociales suit les séances de travail mises en place par l’UFISC et a participé notamment à l’embauche du coordinateur de la structure,

- elle participe également aux travaux des réseaux sur l’économie solidaire et la vie associative implantés en Ile de France,

- la Fédération, conjointement à l’UFISC, est présente en janvier aux rencontres Bis sur les ateliers ayant l’emploi et la vie associative comme thématiques, et organise une rencontre liée à l’écriture du Manifeste de l’UFISC, document rédigé en 2006 en collaboration avec les organisations membres de l’association pour une validation début 2007.

- Enfin, elle s’implique dans une rencontre organisée par le COUAC à Toulouse en septembre sur le thème des réseaux régionaux.

Par ailleurs, la Fédération poursuit son mandat comme membre du Conseil national pour la vie associative.

V - De la Fédération à une « eurofédé »

La Fédération poursuit l’accompagnement des réseaux en cours de constitution dans les autres pays européens où les arts de la rue sont en train de se structurer.

En 2006, trois regroupements nouvellement créés invitent la Fédération à participer à des réunions professionnelles en Belgique (novembre), Allemagne (juin) et Grande-Bretagne (septembre).

Quelques rencontres informelles ont lieu durant l’été à l’occasion de festivals sur lesquels la fédération assure des permanences.

Le rôle de la Fédération auprès des organisations est de témoigner du parcours de la structuration en France et de transmettre son savoir-faire en matière de réseau.

L’avancée du réseau international reste tributaire de celle des regroupements dans les autres pays qui en sont à la phase de démarrage.

Enfin, de nouvelles connections sont établies avec le Canada et l’Italie.

Par ailleurs, la Fédération participe aux travaux du groupe Europe créé à l’initiative du SYNDEAC dont les axes sont concentrés sur des activités de lobbying auprès des instances européennes.