Parole de Fédération - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Parole de Fédération

 décembre 2000
par  lafede

Plate-forme d’échange pour la profession, la Fédération, dont l’objet premier est, rappelons-le d’agiter la réflexion, pose les termes de quelques débats en chantier.

Lieux publics : des projets « on line »

L’appel à candidature pour la direction de Lieux Publics a été l’occasion, y compris dans ses rebondissements, d’un riche débat. Production d’idées par les candidats eux-mêmes mais aussi par la profession en général, qui n’a pas manqué lors de la dernière Assemblée Générale de prendre la parole sur le sujet.
La mise en ligne des projets (sur le site de Lieux Publics) est la garantie de l’accès pour la profession (l’institution étant déjà en possession des dossiers) à une dense matière à réflexion prospective.

De façon transversale, la question du Centre National recoupe une série de préoccupations brassées par la Fédération. Les débats sont en cours et au-delà des commissions (formation, juridique et fiscalité, lieux de fabrique…) qui travaillent d’arrache-pied à la définition de méthodologies spécifiques, les thèmes identitaires sur lesquels la profession s’engage sont multiples.

Les Arts de la rue dans le champ de l’innovation culturelle :

Inventeurs de formes artistiques mais également défricheurs de méthodes (en termes de diffusion, de production, de façon d’entreprendre, de rapport au public, de rapport à l’art…), concepteurs de nouveaux lieux (lieux de production artistiques, lieux de fabrique, lieux de création partagés …), les Arts de la rue participent au renouvellement de l’expression artistique contemporaine. La conscience partagée de cette capacité dynamique est un des ressorts essentiels au développement de la profession.

L’ouverture plutôt que la consanguinité :

Le renouvellement des Arts de la rue provient des jeunes générations mais aussi de l’ouverture à d’autres pratiques, à d’autres genres et ce, à l’échelle européenne. Comment ne pas exclure les nouveaux arrivants (“c’est pas du théat’ de rue ”) tout en refusant l’opportunisme ? Comment entraîner de nouvelles équipes dans cette dynamique du sentier différent ?

L’espace public : notre territoire artistique

Le terrain sur lequel s’inscrit nos modes d’expression est constitutif de notre identité. Il est fondamental d’affirmer cette approche : l’interaction perpétuelle entre « texte », « contexte » et « prétexte ».
A cette condition, la notion d’investissement de l’espace public n’est plus seulement le terrain de l’auto-proclamation artistique, mais véritablement un espace original de créations originales.
A contrario, les Arts de la rue, parce que porteurs de savoir-faire multiples sont potentiellement à même de questionner les projets urbains et de participer au débat du « mieux vivre la ville ».

Le droit à la différence/ le droit à « l’indifférence »

Notre contradiction majeure, et non moins honorable, repose-t-elle sur une attitude seulement schizophrénique ? : d’un côté, la nécessité de se distinguer, de façon quasi éthique, des formes dites « conventionnelles » et de l’autre la farouche volonté de rejoindre le droit commun pour asseoir une légitimité artistique ?

Recherche courroie de transmission

Balottés entre la DMDTS et les DRAC, écartelés entre une logique nationale et des pratiques territoriales, perdus dans le traçage des crédits déconcentrés Arts de la rue, nous trouverions utile d’initier la création d’un "groupe" de réflexion, d’analyse... qui nous permettrait de clarifier les orientations régionales et nationales de l’État. Groupe où figureraient l’État (DMDTS + DRAC), la profession (Fédé avec antennes régionales), et les partenaires (HLM, ONDA, AFAA, Ministère de la Ville, Groupe d’Etude Parlementaire...)

A suivre…


Sites favoris


1 site référencé dans ce secteur