Ne sortons pas trop vite les brancards de la rue... - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Ne sortons pas trop vite les brancards de la rue...

AG de Rennes du 16 décembre 2008
mardi 6 janvier 2009
par  lafede

Pour répondre à quelques courriels déprimants.
En langage psy ça s’appelle une projection : jauger le monde à la seule aune de ses propres remugles.

Enregistrement audio - 56mn
Au Bon Plaisir (CanalB Rennes)

La seule proposition de Pascal a été de séparer dans Rue Libre les purs qui jouent gratuit de ceux qui osent payer ou se faire payer.
Un projet bien exaltant on le constatera.
Au passage, il a oublié que sur la première édition, il avait été payé mais passons.

Nous n’avons pas pris de grande décision.
La reconduction de Rue Libre en 2009 est apparue comme une évidence, contrairement à l’an dernier.
Quand on sait que c’est de Rue Libre que sont nées 8 des 10 fédérations régionales, on comprend pourquoi.
Parler c’est bien, s’agiter c’est bien mais c’est dans l’action qu’on avance. Que certains confondent avec gesticulation.
Nous souhaitons que Rue Libre prenne un tour plus nettement européen et il est probable que si une eurofédé voit le jour, elle viendra de là.
Il est question également de proposer pour la prochaine édition un rituel commun aux différentes actions.
Au passage, je confirme que Jacques et l’Unité font du Rue Libre toute l’année, ce que je ne comprends pas c’est sa réticence à ce que,parallèlement, ça se fasse un jour ensemble.

Le lobbying est une activité éreintante avec ce gouvernement.
La seule véritable action efficace dans ce domaine serait de se mettre le maître dans la poche. Ce qui serait lui reconnaître un pouvoir que nous lui contestons dans le fond.
Pour autant, les rendez-vous continuent à se prendre et être tenus malgré la conjoncture défavorable. Et l’ensemble des propositions émanant des entretiens de Valois ne sont pas sans intérêt en eux mêmes même s’ils pèsent si peu face aux velléités de l’Agité.

Coté SACD, Dominique Houdard et les arts de la Rue auront du mal à se faire entendre tant que nous ne pèserons pas plus sur les comptes. Or la rubrique ARTS DE LA RUE n’existe sur les déclarations que depuis deux
ans seulement, ce qui veut dire que toutes nos oeuvres précédentes sont dans le domaine théâtre. Il faut, comme l’a fort justement fait Pascal, demander instamment de ces oeuvres soient rapatriées dans leur vrai domaine.
Par ailleurs, nous avons eu le plaisir d’avoir quelques "nouveaux" programmateurs à l’AG. Deux d’entre eux se sont plaints du taux excessif des prélèvement SACD sur leur festival. Répétons-le, la Fédé est pour une juste rémunération des auteurs mais pas sur un racket des manifestations. Les "+ +" ne rentrent pas dans le champ de l’écriture, nous sommes formels et déterminés sur ce point. Il faut que Dominique puisse faire remonter les excès de zèle intempestifs de certains délégués SACD. Ce qui veut dire qu’il faut l’avertir en cas de dérapage.

Côté annexes 8 et 10, nous sommes collectivement très inquiets et vigilants. La demande de l’AG est que notre réponse soit à la hauteur des enjeux mais aussi de notre créativité. Des rendez-vous sont pris, notamment pour le 29 janvier (grève générale) qui ne sont bien sûr pas suffisants. Il nous faut pouvoir réagir juste, fort et au bon moment.

Nous avions décidé d’orienter cette AG sur la parole des adhérents, choix qui, bien évidemment, favorise les effets de manche mais dont nous pensons qu’il est indispensable pour avancer ensemble. CA & AG auront été des occasions d’échanger moultes points de vue, lesquels évoluent sensiblement ces derniers temps même si ça ne donne pas lieu à des déclarations fracassantes.
Nous afficherons bientôt 10 fédé régionales au compteur, à la santé réjouissante et, effectivement, c’est principalement chez elles que se joue une grande partie de notre avenir.
Un bémol cependant : l’incompréhensible absence de la présidente Rhône-alpes ou de son remplaçant. Même si Bertrand n’a pas démérité, il n’est pas dans le rôle du coordinateur de présenter la ligne politique et stratégique d’une fédé.

Nous étions nombreux et heureux de nous voir, magnifiquement reçus, je l’atteste, par nos amphitryons bretons Matthieu et Gildas. C’était important que nous y soyons et les personnalités politiques qui nous ont honoré de leur présence à l’AG en ont bien attesté. L’intervention
de Marie Pierre Buchaudy était tout à fait intéressante et il serait pertinent de pouvoir se repencher dessus (si quelqu’un a pris des notes...).

Nous constatons avec une inquiétude grandissante un recul très net sur la diffusion en petits festivals.

Nous ne sommes pas encore assez lisibles dans la multitude de nos initiatives. Rue Libre fait étendard parce que les "arts de la rue" ne sont sans doute pas assez serinés dans nos communications de compagnie.
Il a été question de notre présence à Avignon. Elle est parfois profitable parce que c’est encore là que se jouent énormément de choses dans le domaine du spectacle vivant -même si Avignon est devenu le contraire absolu de ce que nous défendons-. Nous manquons d’omniprésence et devons saisir toutes les tribunes et interstices qu’on peut se dégotter. Pour autant, la petite grenouille devra faire attention à ne pas boursoufler son âme.

Coté conventions collectives, il se joue actuellement une partition qui pourrait très sérieusement écorner nos pratiques si nous n’y prenons garde. La tentative de Yannis d’une annexe spécifique aux arts de piste et de rue n’a pas fait long feu ; le CA appelle tous les membres de la fédé qui adhèrent au SFA à faire remonter la nécessité d’un traitement spécifique à notre domaine. Nous devons obtenir une annexe Arts de la Rue, même si d’autres domaines (musique, jeune public) sont sans doute très peu éloignés de nos spécificités.

On s’est réjoui de la présence de personnalités de poids (Cathy, Alain, Pierre, Bernard etc...) en pestant de n’en pas avoir assez profité et en déplorant l’absence d’autres qui nous ont manqué.
Rennes aura été aussi l’occasion de nouvelles adhésions, et de l’arrivée de petits nouveaux pugnaces et ambitieux. Chouette !

Répétons-le, nous avons choisi de n’être ni un syndicat ni un parti politique. Notre préoccupation principale est et doit rester de créer et entretenir l’espace pour que nos pratiques s’épanouissent. Pour ce qui est de l’utilisation de cet espace, c’est de notre responsabilité individuelle, à tous.

Prochaine AG le 31 Mars en IDF.

Pierre PREVOST
Secrétaire et militant


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