Entretien avec Jean-Jacques Aillagon, le 24 avril 2003 - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Entretien avec Jean-Jacques Aillagon, le 24 avril 2003

mardi 29 avril 2003
par  lafede

Etaient présents :
- JJ Aillagon,
- Laurent Brunner (conseiller pour le spectacle vivant au cabinet du ministre),
- Catherine Ahmadi (sous-directrice pour la diffusion, la création et les lieux à la DMDTS qui représentait Sylvie Hubac),
- Marie Moreau-Descoings (que vous connaissez en tant qu’inspectrice, mais qui est aussi conseillère pour le cirque et la rue auprès de Sylvie Hubac, directrice de la direction de la danse, la musique, le théâtre et les spectacles)

Pour la Fédé :
- Bruno Schnebelin, Ema Drouin, Jean-Raymond Jacob (membres du bureau de la Fédé)
- Pascale Canivet

En introduction, présentation de la fédé par Bruno, complétée par Pascale pour quelques éléments techniques.

Puis, accent sur l’artistique à travers un échange entre Bruno, JR et Ema, et JJ Aillagon dont - l’écriture pour la rue à la suite de la question d’Aillagon sur la définition des arts de la rue.
- écriture liée à l’universel destinée à un public très large et non-captif,
- arts de la rue exception culturelle dans l’exception culturelle française,
- importance du rapport au politique,
- importance du public mixte (spectacles à dimensions multiples liées à la diversité des publics)

Question du ministre sur l’économie des arts de la rue, réponse faisant apparaître que le maillon faible est la création. La subvention permet de ne pas tout accepter. Les besoins soulignés outre ceux du soutien à la création : travaux de recherche, de réflexion, d’écriture ; transmission et pérennité de nos formes éphémères ; besoin de crédits centraux de façon à modérer les disparités territoriales et à amortir la fragilité de certaines situations locales liées aux changements politiques.

Nous avons également souligné l’importance de l’intermittence dans l’économie de nos structures, liée notamment au fait que de nombreuses compagnies fonctionnent avec un répertoire qui nécessite des équipes artistiques et techniques permanentes.

A la question du ministre : que faire pour donner davantage de consistance aux arts de la rue, nous avons argumenté pour une année des arts de la rue, coup de projecteur sur nos formes artistiques.

C’est une idée qui plaît au ministre qui y réfléchit, notamment parce que cela signifie une mobilisation de moyens à trouver pour le ministère dans un contexte de pénurie (projet d’une préfiguration en 2004 et déroulement en 2005).

Le ministre a également exprimé le souhait qu’un fonds de soutien à la création pour les spectacles de rue soit mis en place dès 2004 au ministère (interdirectionnel), afin de libérer des moyens pour des projets nouveaux.

Ainsi, l’entretien a t-il été particulièrement fluide, riche et l’essentiel a été dit clairement et posément.


Sites favoris


13 sites référencés dans ce secteur