Déclaration du 1er juillet 2003

mercredi 2 juillet 2003
par  lafede

Au regard des événements qui se sont déroulés ces dernières semaines et notamment ces derniers jours, force est de constater que les actions de grève menées par les intermittents du spectacle ont provoqué un écho médiatique sans précédent, mettant en lumière les enjeux politiques, sociaux et économiques qu’engendrent nos professions du spectacle.

Malgré l’expression du désaccord exprimé très largement par tous les corps de métier du spectacle vivant, le ministre de la culture et de la communication, Monsieur Jean-Jacques Aillagon, s’apprête à présenter au gouvernement un accord signé par des syndicats minoritaires.

Devant un tel mépris, la Fédération des Arts de la Rue préconise le maintien des actions en cours, soit par voie de grève, soit par tout autre moyen permettant de s’opposer à ce processus et de provoquer une réouverture des négociations avec l’ensemble de la profession.

Le secteur professionnel des Arts de la Rue est particulièrement actif en été et nous sommes conscients des graves conséquences que ce conflit pourrait avoir sur l’avenir des équipes de création. Aussi, invitons-nous celles-ci à se rendre sur les lieux des festivals où elles sont programmées, et à étudier au cas par cas au cours d’assemblées générales la pertinence des actions à mener, en fonction de l’évolution des négociations. La Fédération invite l’ensemble des élus locaux et partenaires privilégiés des Arts de la Rue, à faire entendre leur voix et à soutenir notre démarche.

Nous comptons et avons besoin de leur engagement. Il s’agit, en effet, à ce jour, de ne pas accepter le protocole signé, et de poser à nouveau la question de la réalité du secteur de la création artistique française. La France aime souvent rappeler aux autres pays qu’elle est dotée d’un secteur culturel unique au monde. Aujourd’hui, nous attendons de la classe politique française qu’elle soit à la hauteur de cette réputation. Enfin, une des plus grandes victoires du MEDEF serait de voir nos professions s’opposer dans ce conflit sur les moyens à adopter. Il n’y réussira pas. Nous resterons solidaires et respectueux des choix de chacun.

Pour La Fédération, le bureau
Bruno Schnebelin, Jean-Raymond Jacob, Alain Taillard Ema Drouin, Serge Calvier, Frédéric Michelet


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