Création d’un comité de pilotage des Vraies assises en Ile de France

13/01/04 (à l’initiative de la CGT Spectacle en Ile de France).
mardi 20 janvier 2004
par  lafede

Etaient présents :
- Anne Marie Andrezejczar (AA) Sud Culture
- Bernard Bellot (BB) Fédération des Arts de la rue
- Claude Garnier (CG) Sntr
- Michel Gautherin (MG) Sfa
- Jérôme Tisserand (JT) Cip idf
- Laurent Guilloteau (LG) Cip idf
- Marc Pavaux (MP) Snrt
- Marc Slyper (MS) Sdamp cgt
- Mathieu Bergmann (MB) Sud Sp
- Octavio Esperito (OE) santo Sntr Cgt
- Irène Ruszniewski. (IR) Snap Cgt
- Serge Calvier (SC) Ufisc
- Valérie Maryane (VM) Daudon Urf idf
- Virginie Dubout (VD) Cip idf
- Dominique Collignon Maurin (DCM)

Furent abordés à ce premier rendez vous les points suivants (non exhaustif) :
- Le calendrier des assises : Les vraies assises devraient se dérouler au cours de l’année 2004 avec un agenda pointant les temps forts politiques. Par exemple les régionales. Les Européennes. Un lieu permanent de provocation des politiques, afin de les pousser à se déterminer et à participer.
- Leur organisation : Elles s’organisent en région. Un rendez-vous national devrait en faire la synthèse
- Le comité, sa composition : Le plus large possible en direction des élus, des professions.
- Les axes politiques, les thèmes : La loi d’orientation, Les droits sociaux.
- La synthèse des débats et leurs relevés : L’écriture d’un projet d’appel.

Rendez-vous est pris pour le 29 janvier à 10h à la Fédération du spectacle CGT avec une proposition d’appel et une liste d’invités pour le comité de pilotage.

DCM, après avoir remis un projet de thème proposé par la Fédé et un texte personnel à propos de l’organisation des assises se saisit de la présidence et ouvre les débats.

MS : Les vraies Assises devraient être la mise en place d’une concertation nationale la plus large possible en vue de la création d’une loi d’orientation pour la culture. Il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs, ( à propos du texte de DCM), il faut avant tout organiser le comité de pilotage. Celui-ci devrait déterminer les lignes de débats des vraies assises et leur organisation.

OE : Cette loi d’orientation ne peut et ne doit pas être récupérée par des organisations droitières. L’exemple de l’exception culturelle et son absence de déclinaisons doivent nous obliger à structurer correctement ces assises.

MS : Le comité de pilotage ne devrait pas être un cartel d’organisation. Nous devons faire une liste qui soit réellement représentative. Pas de pseudo représentativité. Ecrire un projet d’appel large.

MG : Nous ne devons plus accepter de compromis. Il faut contraindre les politiques à un débat parlementaire vers une loi d’orientation. Les vraies assises s’inscrivent dans un processus sur le temps. Le rôle de la CGT est de faire remonter les éléments constitutifs du débat, plus qu’un encadrement. Nous devons créer un lien permanent entre nous et le débat parlementaire. Faire un travail de provocation lors des régionales. L’histoire de la décentralisation ( et surtout pas une re-nationalisation ) doit se faire dans un temps plus long avec un souffle et dans un souci de partage.

AA : Quelles sont les initiatives en région ? Quelles personnalités inviter ?

MP : Les assises ont commencé. Le "groupe du 24 juillet" ( réalisateurs et techniciens) a dernièrement réuni dans les locaux de la FEMIS un nombre très important de personnes. Les problèmes abordés sont en quelque sorte le sujet des assises. Mais finalement à la fin il n’y a pas eu de perspective de luttes, pas de proposition de rassemblement. Pas de rendez-vous.

JT : On peut même dire qu’elles ont commencé depuis le 26 juin. Cela peut être l’occasion d’une structuration pour que cela soit constituant. Il faudrait proposer d’autres entrées. Ne pas "s’externaliser" dans des chapiteaux. Aller dans les institutions, les lieux de travail. Il ne faudrait pas que cela soit à nouveau un forum social. Il n’y a pas de contradiction à ce que cela se passe dans les lieux publics. Il faut savoir comment articuler les assises avec les deux dossiers : le protocole et la loi d’orientation

LG : Comme Dominique je pense que "les droits sociaux comme bien culturel" cela peut être un des axes du cadre général. Force Ouvrière devrait être là. Etre en capacité de faire des propositions pour mettre en forme ce qui existe déjà. Ce n’est pas la même chose que le comité de suivi où là on va raconter ses histoires. Centrer des interpellations pour faire venir les politiques. Fillon quelle forme de réseau ??? Il manque de militants syndicaux dans les coordinations. Faire un communiqué de presse avant les régionales. Il y aura aussi les Européennes. Il faut se donner un punching ball. Pour la liberté de parole, garder la contrainte d’une ligne conductrice et le punching ball. Convoquer les chercheurs.

IR : Avec la multiplicité des débat, il sera très difficile de faire une synthèse. Il faut organiser beaucoup de confrontations dans beaucoup de lieux. Faire le choix des thèmes. Pas dans trois mois.

DCM : La synthèse, ce n’est pas forcément à nous de la faire. Ce que nous avons à faire c’est organiser le débat sur des axes précis et de la façon la plus large. Ceux qui auront participé aux débats feront leur synthèse et prendront leurs responsabilités quant à leurs exigences et leurs priorités.

LG : Faire un calendrier avec des rythmes. Faire des AG hebdomadaires, avec des rassemblements pour ne pas encombrer le calendrier.

SC : Je suis pour cette initiative. Depuis que l’on se réunit, on peut dire qu’il y a déjà eu des mini-assises. Il faut que la parole tourne pour aboutir à des revendications concrètes et interpeller les politiques. Il ne faut pas rester entre nous. Il faut aller dans le public. Des idées fortes doivent se dégager de ces débats qui ne doivent pas être corporatistes "culturels". C’est l’occasion d’un débat de société. En aucun cas, cela ne doit se terminer par l’écriture d’une charte.

MS : Qu’est ce que le public ? L’articulation de ces assises, c’est pour la création d’une loi d’orientation. Ce n’est pas la question du chômage. Régler le problème de la culture qui repose sur l’intermittence. Cela fait des années que nous sommes en demande d’une loi d’orientation. Ce n’est pas aux assises d’aller voir les élus mais plutôt que des élus participent au comité de pilotage. Faire des invitations aux ressortissants des pays européens. Ouvrir pour mettre en phase les convergences de vues. Nous devons à une prochaine réunion trouver les moyens d’élargir le profil de ceux qui ont été les plus touchés. Faire qu’il y ait une ouverture concrète.

LG : Pour ces assises il faudrait que nous pensions à une manière de relever les débats. Prévoir des scribes. Par ailleurs, vis a vis de Nantes qu’elle ligne adopter ?

MG : "La Scène" est une revue qui fait suite à l’ancien "Info Spectacle". L’histoire de Nantes, c’est une manière de lancement de publication. Une opération commerciale vu tous les logos. 2 jours, 4 grands débats. Enfermement. Par ailleurs il y a eu en Bourgogne, entre des élus ruraux, un directeur de CDN, des petites compagnies, un débat. Là, les questions posées sont fortes : Quelle politique culturelle dans un canton éloigné de 50 kilomètres du premier multiplexe ? Quand nous avons posé la question d’une loi d’orientation en 95, les élus, les responsables, les organisations et autres professionnels, toutes tendances confondues, étaient farouchement contre. Ils ne voulaient pas que l’on mette le bordel entre les échelons des responsabilités. Pour la prochaine réunion, il faudrait proposer des personnes et une mise en forme de la région Ile de France. Eviter les centralisations.

MB : Des débats transversaux plus axés sur des professions. Besoins de parole.

JT : Les mini assises que nous avions organisées ont manqué de travail de synthèse. Je pense qu’elles sont indispensables. Le mot "Culture", quel autre mot pour dégrossir la broussaille. La question des droits sociaux ?

MS : Des débats transversaux mais aussi des débats spécifiques. Avec la culture on est attaché à une loi d’orientation. "Jacques a dit" : Que la taxe professionnelle retombe sur les collectivités locales. On verra les batailles par rapport au projet. Il faut, dans le comité de pilotage, une liste de personnalités (ou de "singularités" ) et faire un projet d’appel signé.

MG : Le soucis de productivité ? La dimension transversale ? J’ai une multiplication de synthèses qui donne une réponse.

LG : Le mandatement de la coordination ne peut être fixe.

MS : Oui, mais c’est bien que ce soit les même personnes qui puissent suivre le dossier pour éviter de répéter à chaque fois la même chose.


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