Compte-rendu rendez-vous CA du 8/11/2006

mardi 21 novembre 2006
par  lafede

COMPTE-RENDU DE LA RÉUNION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

8 novembre 2006 - Paris (HorsLesMurs)

Questions à l’ordre du jour :

- Préparation des prises de paroles lors de l’AG de la fédération qui se déroule le 9 novembre sur les sujets suivants : le Temps des arts de la rue, les documents à mettre au vote (rapport d’activités et bilan financier 2005), le lien fédé / fédés en région, les questions sociales.

- Moment de débat et d’analyse sur l’évolution des pratiques des arts de la rue notamment dans le domaine des partenariats et des modes de financement. Les invités pressentis sur ce sujet n’ayant pu confirmer leur présence, ce point de l’ordre du jour ne sera pas abordé lors de la réunion.

I - Les temps des arts de la rue

Le sujet est élargi sous l’angle des relations avec le ministère de la culture et des perspectives au niveau national.

JR Jacob relate le rendez-vous du 3 novembre avec Jean de Saint-Guilhem, directeur de la DMDTS depuis septembre 2006.

Un débat est engagé sur la question de la lisibilité du Temps des arts de la rue liée à celle de la visibilité de ce secteur artistique pour le public, question développée à la fois lors du rendez-vous à la DMDTS ainsi qu’à l’occasion de la dernière réunion du comité de pilotage pour le temps des arts de la rue (6 octobre).

Une proposition en trois dimensions est faite par le CA :

- Première dimension : la rédaction d’un écrit (manifeste, livre blanc...) à forte teneur artistique mais également technique et politique. Ce texte est destiné au public auquel il sera distribué.

- Deuxième dimension : la communication sur le secteur et sa promotion . Le texte dit « le manifeste » se doit d’être le support de communication central. Des outils de communication doivent être élaborés : logo, affiche, dossiers de presse. Un attaché de presse doit être recruté. Tous ces éléments seront mis à disposition des acteurs des arts de la rue qui souhaitent en bénéficier. Une demande de financement pour l’ensemble de la campagne sera faite au ministère de la culture en relation avec le comité de pilotage sur le temps des arts de la rue.

- Troisième dimension : un jour particulier en 2007 consacré aux arts de la rue , jour durant lequel tout acteur des arts de la rue qui le désire pourra programmer des actions qui seront médiatisées par le dispositif mis en place pour la communication sur le secteur en 2007. Il est entendu que cette journée d’initiatives particulières ne pourra pas se dérouler si le plan de communication n’est pas mis en œuvre dès le début de l’année 2007. Celui-ci doit être décliné de telle sorte qu’il puisse servir aux équipes les plus légères et aux projets peu connus. Aucun mot d’ordre général n’est imposé, aucune consigne n’est donnée. C’est à chacun d’interpréter ce jour particulier selon son savoir-faire.

Votes du CA sur le manifeste : 14 pour, 3 abstentions.
Votes du CA sur la proposition d’utiliser un même matériau de communication en 2007 avec un point d’orgue sur un jour particulier probablement en automne : 15 pour, 2 abstentions et 1 voix contre.

La proposition du CA sera soumise au vote des adhérents lors de l’AG. Ensuite il sera nécessaire d’instaurer un groupe de travail pour la rédaction du « manifeste », de dénommer le jour particulier et de fixer le jour en 2007.

Jean-Raymond Jacob rappelle les avancées dans la structuration de la profession qu’ont amenées les mesures nouvelles dégagées par le ministère de la culture dans le cadre du temps des arts de la rue (trois millions d’euros pour 2005 et 2006). Ces mesures devraient être complétées d’une somme d’un million d’euros en 2007 (montant énoncé par Jean de Saint Guilhem le 3 novembre) qui devrait permettre de conforter des équipes et lieux de compagnies structurants en terme d’aménagement du territoire français et de modes de relations avec leurs collectivités territoriales.

Par ailleurs, il est probable qu’une somme d’un montant de 350 000 euros (part du million d’euros de 2007) soit attribuée comme fonds d’aide à la diffusion pour les arts de la rue à créer. Ce fonds permettrait de financer des projets artistiques en relation avec des collectivités, projets qui n’entrent pas dans le cadre des missions de l’Office national de diffusion artistique, seul organisme actuellement habilité à soutenir la diffusion au niveau national.

II - Documents mis au vote des adhérents à l’Assemblée générale du 9 novembre

L’assemblée générale doit se prononcer sur l’année 2005, le rapport d’activités ainsi que le bilan financier . Les votes sont exceptionnellement tardifs en raison de l’annulation de l’AG qui devait se dérouler au printemps et a été repoussée en raison de troubles sociaux.

Les documents ayant déjà été préparés et commentés lors de la préparation de l’AG d’avril, ceux-ci sont rapidement parcourus par les personnes présentes. Michèle Bosseur, trésorière de l’association, insiste sur l’augmentation du budget attribué pour les ressources humaines , augmentation correspondant au passage de trois-quarts temps à plein temps de la coordinatrice et au recrutement d’une assistante administrative. Par ailleurs, les frais de mission ont augmenté avec le développement de la régionalisation de la fédération et la mise en place du temps des arts de la rue.

Un commentaire est également fait sur le budget prévisionnel de 2006 . Une somme de 16000 euros serait à trouver pour couvrir les frais en ressources humaines supplémentaires (recrutement d’une personne chargée des questions sociales à quart-temps, contrat de l’assistante à l’année (en 2005, celui-ci avait débuté en avril), et pallier la diminution du montant des cotisations (partage des inscriptions en région).

Enfin, il devient nécessaire d’élaborer une campagne d’adhésion plus efficace que les mailings adressés par la coordination. Michèle Bosseur demande la constitution d’un groupe de travail afin de faire des propositions au CA à ce sujet. Aucun membre présent ne s’inscrit à ce groupe dans l’immédiat. Il est suggéré que le développement des adhésions soit abordé, en un premier temps, par l’ensemble des trésoriers des fédés formalisées.

JR Jacob ajoute que le montant de subvention supplémentaire attribué par le ministère de la culture dans le cadre du temps des arts de la rue (+ 30 000 euros) doit être pérennisé. Un rendez-vous en ce sens sera pris rapidement auprès de Marie Moreau-Descoings.

Michèle Bosseur est félicitée par le CA pour la clarification qu’elle apporte sur les comptes et la trésorerie de la Fédé, ce qui permet de contribuer à relier le budget à l’orientation politique de la Fédération.

III- La Fédé / les fédés

Le développement de la régionalisation de la profession nécessite une évolution du rôle et du positionnement de la Fédération dite nationale.

Il est à la fois nécessaire de prendre le temps du recul imposé par l’effervescence des chantiers à suivre dans le cadre du temps des arts de la rue et de proposer des perspectives pour l’avenir de la fédération.

Diverses suggestions sont faites :
- réfléchir aux services rendus par la Fédé et à ceux à rendre,
- considérer que la constitution du Conseil d’Administration pourrait être remaniée afin de tenir compte d’une représentation plus active des Fédés en région,
- redéfinir les missions de la fédération en fonction de l’évolution du secteur.

La réflexion sur ces thèmes pourrait donner lieu à la constitution d’un groupe de travail mené par le bureau de la Fédération.

Il reste un constat à faire : à ce jour, la Fédération joue le rôle d’une plateforme nationale dont elle est l’animatrice. Elle est par ailleurs essentielle pour la structuration globale du secteur et sa représentation au niveau national.

Enfin, il devient nécessaire de réfléchir au mode d’intégration des regroupements actifs en région, que ceux-ci soient déjà constitués en Fédés en région ou non.

Un premier rendez-vous entre les présidents des régions et Jean-Raymond Jacob se déroulera le 8 novembre dans la soirée. Il réunit la région Rhône-Alpes (Gilles Rhode), la région Ile de France (Ema Drouin), la région Bretagne (Gildas Puget) et la région Languedoc-Roussillon (Frédéric Michelet).

IV - Les questions sociales

Les délégués aux questions sociales (Serge Calvier et Thérèse Toustou) font part d’une situation sociale d’urgence due à la signature récente du protocole dit du 18 avril (cf crise de l’intermittence amorcée le 23 juin 2003 avec la mise en place d’un premier protocole). Par ailleurs, avec la création d’une troisième commission mixte paritaire liée aux conventions collectives pour la requalification des entreprises, des emplois et des contextes donnant droit au recours au CDD d’usage dans le spectacle vivant, il semblerait que les négociations n’aboutissent pas à des mesures favorables à notre secteur.

La réunion du CA est l’occasion de faire le bilan de presqu’une année d’exercice de Catherine Nasser en tant que coordinatrice déléguée aux questions sociales. Une réunion de travail a réuni la veille Serge, Thérèse, Catherine et Pascale Canivet à ce sujet.

Ce premier temps de prise de fonction correspond à une phase d’observation et de suivi des divers chantiers ouverts à l’UFISC. Le chantier à venir consistera à transcrire les données et les informations ainsi recueillies de manière à ce qu’elles puissent être utilisées par les adhérents. L’accent sera mis sur leur dimension concrète et pragmatique.

Trois sujets utiles à la Fédé sont développés actuellement :

- le thème central de l’emploi (intermittence, dispositifs locaux d’accompagnement, emplois aidés),

- la question de la régionalisation du spectacle des instances de concertation du spectacle vivant, de la vie associative et de l’économie solidaire (avec le suivi d’un dispositif de regroupement expérimental mis en place en Ile de France « le réseau IDF »),

-  l’organisation de la vie associative et ses modes d’organisations représentatives au niveau national (dans lequel il est nécessaire de faire reconnaître la création artistique comme étant d’intérêt général).

Les délégués aux questions sociales au sein de l’UFISC, Serge et Thérèse, font part d’une lacune d’engagement de la Fédération sur tous ces thèmes qui ne peuvent pas être suivis avec toute la réflexion nécessaire sans que d’autres membres de la Fédération y participent. Cet appel quoique compris par les membres présents du CA ne donne pas lieu à inscription de l’un d’entre eux sur ces dossiers.

La question de la qualification et du savoir-faire des membres de la Fédé sur ces sujets est posée. Jusqu’où la Fédération est-elle en capacité de suivre efficacement les chantiers entrepris dans ces domaines ? Au-delà de la réception des informations, la Fédération est-elle capable d’émettre une pensée sur ces sujets ?

Le paradoxe entre la nécessité des arts de la rue d’être présents sur des domaines qui ont des incidences sur l’exercice des professions du secteur, et la distance perçue par les administrateurs vis-à-vis de domaines spécialisés qui leur échappent se dessine de façon appuyée et ne trouve pas de résolution à ce jour.

Il est remarqué que l’apport de spécialistes tels que des juristes serait nécessaire. Cet apport de compétence n’est pas envisageable à ce jour à la Fédé par manque de moyens financiers.

Un appel à mobilisation sur ces chantiers, élargi aux adhérents sera fait lors de l’AG du lendemain.

De même, deux documents seront présentés et commentés : la proposition de manifeste de l’UFISC et la synthèse des sept chantiers suivis par la Fédé via l’UFISC.

La séance est levée à 17 h 30.

Étaient présents :
Membres du CA : Alain Beauchet, Stefan Bonnard, Michèle Bosseur, Serge Calvier, Pierre Dolivet, Pascal Dores, Ema Drouin, Mark Etc, Jean-Raymond Jacob, Claire Lacroix, Loredana Lanciano, Maud Le Floc’h, Thierry Lorent, Philippe Macret, Palmira Picon-Archier, Pierre Prévost, Thérèse Toustou.
Membres des coordinations : Pascale Canivet, Virginie Falcucci, Catherine Nasser (questions sociales), Maud Robert (Fédé Rhône/Alpes).

Excusés : Daniel Andrieu, Paco Bialek, Daniel Domingo, Patrick Dordoigne, Françoise Léger, Luc Perrot, Pierre Sauvageot.