Compte-rendu du CA du 6 juin 2002 (HLM)

mercredi 19 juin 2002
par  lafede

Présents :
Thierry Benoist, Françoise Bouvard, Serge Calvier, Pascale Canivet, Blandine Deudon, Anne Guiot, Maud Le Floc’h, Marc Ménis, Frédéric Michelet, Claude Morizur, Palmira Picon-Archier, Pierre Prévost, Alexandre Ribeyrolles, Pierre Sauvageot, Bruno Schnebelin.

Invitée :
Amélie Boulanger (fin de stage).

Excusés :
Daniel Andrieu, René Marion, Mark Etc, Patrick Brient, Jean-Félix Tirtiaux, Alain Taillard, Ema Drouin, Thérèse Toustou, Jean Chamaillé, Olivier Desjardins.

Questions à l’ordre du jour :

Points, débat et décisions sur les groupes de travail

- les centres de ressources ,
- la représentation de la Fédé dans les organismes professionnels : la SACD et l’AFDAS,
- la formation,
- les formes « légères »,
- la commission des lieux de fabrique,
- la communication de la Fédé.

Fonctionnement de la Fédé

- état des lieux,
- démarches à entreprendre et évolution,
- présence sur les festivals.

Élaboration d’une ligne de conduite politique

Points, débat et décisions sur les groupes de travail

les centres de ressource, pilote : Anne Guiot
Un premier groupe de travail rassemblant des structures qui développent des centres de ressources pour les arts de la rue s’est mis en place en avril. Pour l’instant, il s’agit de faire l’inventaire des ressources de chacun et de déterminer une méthode de travail pour entraîner une synergie commune. Le rendez-vous suivant prévu le 25 juin à HLM permettra d’avancer sur ces deux objectifs.

Par ailleurs, Anne Guiot propose que le groupe de travail, élargi à ceux qui le désirent, réfléchisse à l’élaboration d’un document rassemblant les attentes et les besoins de la profession concernant les missions et les activités d’HLM. L’élaboration d’un tel document a été votée par le C.A. qui a estimé qu’il pourrait être utile, notamment au cas où il y aurait changement de direction à HLM (son actuel directeur, Jean-Luc Baillet a été retenu comme candidat pour la direction du CNAC). Il est, de toute façon, judicieux que la profession se prononce sur un des outils dont elle dispose.

la représentation de la Fédé dans les organismes professionnels : la SACD et l’AFDAS,
pilote : Frédéric Michelet

Des démarches ont été entreprises par la Fédération afin que la profession soit représentée à la SACD. En effet, un conseiller pour le cirque vient d’être nommé. La SACD est ouverte à ce qu’un conseiller pour les arts de la rue soit nommé. Celui-ci sera nécessairement un auteur. La Fédération demande à être représentée (peut-être par le biais d’un collectif d’auteurs de rue). Le CA s’est prononcé afin que les démarches se poursuivent et aboutissent.

Par ailleurs, la Fédé a rencontré la directrice de l’AFDAS qui souhaite que les arts de la rue soient représentés au sein de l’organisme. Il est convenu que la Fédé fasse partie de l’AG de l’AFDAS au titre du collège des employeurs, pour intégrer le Conseil de gestion par la suite. L’adhésion à l’AFDAS a été votée à l’unanimité par le CA. Elle devrait être effective d’ici à l’été.

La formation, pilotes : Frédéric Michelet et Ema Drouin
La commission formation devrait être relancée d’ici peu. En effet, l’ouverture de l’AFDAS à notre secteur peut être porteuse pour nos travaux. L’AFDAS pourrait mettre son service d’ingeenierie de formation à notre disposition afin que nous dressions un schéma général de formation et pourrait dégager des fonds pour mettre en route une étude sur les besoins en formation, notamment professionnelle, et les formateurs potentiels.

Les formes légères, pilote : Pierre Prévost
Le questionnaire que Pierre Prévost a lancé sur le sujet a reçu un certain nombre de réponses enrichissantes. Pierre propose un rassemblement en novembre à la Fabrik’Albedo sous forme d’assises ou d’université d’automne. Un certain nombre de compagnies (volontaires) seraient « passées au crible », c’est-à-dire seraient interrogées sur toutes les dimensions de leur parcours (artistique, fonctionnement, diffusion, questionnements). L’idée est de questionner l’artistique dans l’espace public, en un premier temps, et d’ouvrir la Fédération aux personnes qui « naissent à l’espace public », en un second temps. Le CA a voté pour la collaboration de la Fédé à cette initiative.
P.S. : formes légères peut également s’entendre comme formes légèrement considérées.

La commission lieux de fabrique, pilote : Serge Calvier
Dix-sept structures ont répondu à l’appel de la commission et complètent ainsi le paysage amorcé avec la radioscopie déjà réalisée en 2000. Des fiches descriptives sont remises au Fourneau afin d’être ajoutées aux fiches déjà existantes. Cette seconde étape est en cours d’aboutissement. Une dernière réunion reste nécessaire afin de finaliser l’analyse des données collectées. Elle sera suivie d’une rencontre rassemblant l’ensemble des structures qui ont contribué à cet état des lieux (sachant que deux d’entre eux n’existent plus pour les arts de la rue, soit les Haras à Saint-Gaudens et La Fabrique à Lille).

La communication de la Fédé, pilote : Claude Morizur et Marc Ménis
Les dysfonctionnements de la communication de la Fédé sont liés en grande partie aux moyens réduits de la Fédé. Pour que la communication soit efficace, il est nécessaire d’avoir une ligne téléphonique supplémentaire (ADSL) à usage internet, une personne supplémentaire chargée partiellement du suivi de la communication en collaboration avec la coordinatrice, un temps augmenté pour la coordinatrice, un ordinateur portable pour le suivi de la communication. L’obtention de ces moyens est partiellement possible avec l’augmentation de la subvention de la Fédé (+ 50 000 francs en 2002, soit une subvention globale de 45 732 Euros).
Claude rappelle l’importance d’un agenda régulier.

Fonctionnement de la Fédé

État des lieux, prise de parole : Pascale Canivet
La coordinatrice rappelle qu’il lui est impossible de gérer correctement la fédé avec les moyens impartis actuellement et fait part de l’impasse qu’elle vit quotidiennement entre la charge de travail croissante, les moyens matériels et le temps dont elle dispose. De plus, l’évolution de la Fédé en fédés en région ajoute une dimension à son travail (la coordination des fédés en région) qu’elle ne parvient pas à mener à bien. D’autre part, il lui devient difficile de continuer à travailler seule dans un bureau situé dans son domicile.

Elle demande à ce que ses conditions de travail évoluent concrètement et propose d’utiliser les moyens supplémentaires accordés par la DMDTS pour augmenter son salaire (actuellement sur la base d’un mi-temps), acquérir un ordinateur portable et financer un emploi-jeune à partir du mois de septembre. Par ailleurs, elle propose de consacrer le temps de travail ainsi dégagé (dossiers pris en charge par la personne en emploi-jeune) à la recherche de financements complémentaires pour la Fédé.

Elle ajoute que son désir est d’être hébergée dans des locaux déjà « habités » par une équipe arts de la rue en région parisienne, ceci afin de bénéficier d’une énergie collective.
Ses demandes sont entendues par le CA. La coordinatrice se charge de travailler en accord avec le trésorier sur la répartition du financement complémentaire.

Démarche à entreprendre et évolution
Il a été décidé que la recherche de locaux pour la Fédé se ferait conjointement avec les membres de la Fédé Ile de France. HLM a déjà été sollicité (pas de possibilité).
La coordinatrice est chargée de faire une demande pour obtenir un emploi-jeune pour le dernier trimestre.

L’ordinateur portable doit être acheté avant les départs sur les festivals, d’ici à fin juin.
La ligne ADSL sera installée dans les nouveaux locaux, ou, au plus tard en septembre.
Enfin, il est envisagé de monter un événement au bénéfice de la Fédé. Une journée de « spectacles de rue » pourrait être proposée à un commanditaire qui verserait le montant des achats de spectacles à la Fédé et défraierait les équipes adhérentes à la Fédé qui se produiraient bénévolement.

Présence sur les festivals
Cette année, les rencontres organisées sur les festivals n’auront pas trait aux travaux entrepris par les divers groupes de travail de la Fédé. Elles sont le résultat soit d’initiatives de membres de la Fédé (cf « Les mots pour la rue » à Chalon), soit de questionnements artistiques et politiques, ou artistico-politiques, ou politico-artistiques (cf Deux rencontres « Dix bouffées d’air » et la rencontre « L’art populaire crache sur le populisme »).
Des permanences continuent à être assurées. Elles visent essentiellement les compagnies. Les adhérents de la Fédé sont tous sollicités pour accompagner la coordinatrice sur ces permanences.
Le programme de la Fédé cet été est adressé sur la liste fédé début juin.

Élaboration d’une ligne de conduite

Certains administrateurs expriment leur regret qu’il y ait une absence de discours politique (au sens noble, bien évidemment) au sein de la Fédé. Pour eux, la Fédé se doit d’être le fer de lance politique d’un développement des arts de la rue. Ce point de vue est partagé par la majorité des administrateurs, modulé par d’autres qui constatent que le CA évolue de plus en plus vers un espace de débat de fonds, même si le temps de maturation de la Fédé peut sembler long.
La question de la définition d’une ligne de conduite pour la Fédé ouvre celles du rôle et de la pratique des arts de la rue.

Divers questionnements et axes de réflexion sont exprimés :
- Les arts de la rue, en tant qu’art de la cité, représentent-ils un art politique ? Ce qui nous lie est-il d’être dans un acte politique ? La pratique des arts de la rue est-elle une pratique politique ?
- La question des pratiques des arts de la rue soulève également la notion de qualification des pratiques et de celles des acheteurs.
- Les arts de la rue peuvent être considérés comme une porte d’accès à l’imaginaire collectif.
- Les rapports au public et à l’espace, la qualité technique, le respect des publics sont à envisager avec un certain niveau d’exigence.

Par ailleurs, Bruno Schnebelin constate que les artistes s’attachent de plus en plus à créer des espaces clos dans lesquels ils convoquent leur public. Ce public qualifié ne doit-il pas être déqualifié ?

Toutes ces questions restent ouvertes et demandent à être débattues. Elles feront l’objet de l’ordre du jour de la dernière réunion du Conseil d’Administration actuel.

Prochain C.A. : le 13 septembre à l’Usine de Tournefeuille

En conclusion

la Fédération commence à trouver les moyens de son développement avec l’augmentation de la subvention DMDTS. D’autres fonds sont à chercher pour renforcer ses moyens de fonctionnement, éviter un lien de subordination fragilisant avec le Ministère de la culture, et défrayer les adhérents qui participent à ses travaux. Ce sera la mission de la coordinatrice pour le dernier trimestre.

Enfin, la Fédération entre dans sa cinquième année d’existence et se doit de franchir une étape en définissant une ligne de conduite nécessaire à la profession et à sa lisibilité auprès des partenaires qui sont de plus en plus nombreux à la solliciter. Quatre année de travaux et de rencontres se sont révélés nécessaires et ont permis de collecter suffisamment d’informations sur les arts de la rue en France, informations utiles aux professionnels des arts de la rue et à leurs interlocuteurs.

Le réseau constitué par les adhérents de la Fédération se doit maintenant d’être plus fluide (amélioration de la communication), plus efficace (réflexions communes sur des préoccupations de fond), et plus étendu (ouverture sur l’ensemble des professionnels, et notamment les plus jeunes, concernés par le spectacle dans l’espace public).