Compte-Rendu du CA du 9/02/06

vendredi 12 janvier 2007
par  lafede

9 FÉVRIER 2006 HLM - PARIS

Présents : Daniel Andrieu, Alain Beauchet, Paco Bialek, Pierre Dolivet, Patrick Dordoigne, Pascal Dores, Serge Calvier, Ema Drouin, Mark Etc, Jean-Raymond Jacob, Claire Lacroix, Loradana Lanciano, Maud Le Floc’h, Françoise Léger, Thierry Lorent, Philippe Macret, Luc Perrot, Palmira Picon-Archier, Pierre Prévost, Pierre Sauvageot.

Excusés : Stephan Bonnard, Daniel Domingo.

Absente : Thérèse Toustou.

Invités : Marie Audoux, Jean-Christophe Hervéet, Adrienne Larue (Syndicat du cirque de création). Michel Crespin, Jean-Christophe Bonneau (ONDA), José Rubio (Grande halle de la Villette).

Invités excusés : Philippe Chaudoir, Philippe Saunier-Borrell.

Ordre du jour :

- Définition des axes de travail internes à la Fédé, chantiers à ouvrir en 2006

- Validation de la convention entre la Fédé et la Fédé Ile de France sur la coordination des questions sociales.

- Evolution des missions d’HLM, centre de ressources pour les arts de la rue.

- Etat du temps des arts de la rue et débat sur sa poursuite.

Définition des axes de travail internes à la Fédé, chantiers à ouvrir

Lors du CA du 6 janvier, les administrateurs avaient pointé quelques chantiers à ouvrir au sein de la Fédé sur les thématiques suivantes : la diffusion, la structuration par les lieux, l’invention de nouveaux outils pour les arts de la rue, le lien entre l’artiste, les citoyens et les territoires, de même qu’il avait été souligné qu’il devenait nécessaire de clarifier les pratiques et le lexique qui se réfère aux pratiques de production, pré-achat, résidences, soutien...

Faisant suite à un débat entre les administrateurs, il a été décidé de globaliser l’ensemble des thématiques pour les regrouper autour d’un axe de travail unique centré sur l’évolution des pratiques artistiques et culturelles des arts de la rue.

Le rôle de la Fédération sera de produire des idées et du sens à restituer aux partenaires de la profession afin de les encourager à imaginer et mettre en place des nouveaux modes opératoires adaptés à notre secteur.

C’est par le biais de croisements de témoignages et d’expériences intégrant des pratiques et des acteurs qui ne sont pas encore identifiés comme affiliés aux arts de la rue qu’un paysage global du secteur sera redessiné.

En un premier temps, les réflexions seront affinées en séances de travail du Conseil d’Administration (2 ou 3 CA) afin de poser les bases de l’ensemble du chantier.

Différentes formes d’interrogation de la profession ont été évoquées (comme des questionnaires ou des interviews), différents modes d’approche du sujet ont été proposés. Treize administrateurs ont validé la proposition adoptée, un quatorzième est pour la constitution d’un groupe de travail piloté par trois membres du CA au sein de la Fédération, cinq autres se sont abstenus.

Convention sur les questions sociales entre la Fédé et la Fédé IDF

Les participants décident que cette question sera traitée par le biais de la liste de diffusion CA, faute de temps à y consacrer.

Evolution des missions d’HorsLesMurs

Faisant suite à un document de travail débattu lors du dernier conseil d’Administration d’HLM (15/12/05) relatif aux orientations de la structure en 2006, les réactions de la profession comme des professionnels des arts de la piste ont amené la Fédération (membre observateur du CA d’HLM) à mettre le sujet à l’ordre du jour du CA, y conviant le syndicat du cirque de création à sa demande (représenté par Adrienne Larue, Jean-Christophe Hervéet et Marie Audoux, coordinatrice).

A la lecture du document, il apparaît qu’une partie des orientations d’HorsLesMurs se rapprochent davantage des missions d’une agence d’expertise, de programmation... que de celles d’un centre de ressources destiné à l’ensemble de la profession.

Au cours du débat, les administrateurs manifestent un attachement à ce qu’HLM, plutôt que de diversifier des activités qui correspondent davantage à celles d’un opérateur (notamment celles d’expertise et d’organisme de formation), compléte ses compétences en matière de ressources au service de la profession dans son ensemble et en relation avec l’évolution du secteur comme du contexte dans lequel il prend place.

Il est décidé que des travaux de réflexion partagés avec le Syndicat du cirque de création seront menés par les deux représentantes de la Fédé au CA d’HLM (Ema Drouin et Claire Lacroix). Les professionnels membres de droit du CA d’HLM seront consultés par ailleurs. Un document synthétique de réflexion sera présenté et validé lors de la réunion suivante du CA. Il sera diffusé ensuite, s’il y a lieu.

Etat du temps des arts de la rue et débat sur sa poursuite

Les rapporteurs des groupes de travail établis par le comité de pilotage du temps des arts de la rue sont conviés à faire état de leurs réflexions sur l’avancée des travaux de leur groupe respectif comme de leur perception de l’ensemble du temps fort.
En ce qui concerne la formation, les efforts restent à faire sur la formation professionnelle continue. Les moyens utilisés en 2005 étaient concentrés sur la FAIAR, ce qui était déjà annoncé avant le temps des arts de la rue. La question des métiers reste ouverte notamment avec des propositions à faire en matière d’insertion professionnelle et de validation des acquis professionnels.

Pour les centres nationaux de production, un texte général doit aboutir, celui-ci complète les conventions particulières signées par les lieux. Au départ la question centrale était celle de la production, elle s’est étendue à l’articulation entre création, production et diffusion. Une réflexion étendue à l’ensemble de la profession n’a pas été mise en place, le ministère souhaitant réunir uniquement les lieux concernés en un premier temps. Il aurait été souhaitable de développer un réseau national de production plutôt que de fixer des lieux en nombre limité et figé.

L’espace public étant peu réglementé, le groupe de travail concernant ce thème s’est attaché à imaginer les modalités permettant de mieux l’utiliser. Deux publications sont à réaliser : une charte à destination des aménageurs et des commanditaires visant à ne pas reproduire des espaces conventionnels dans l’espace public ; et un guide des bons usages de l’espace public à destination des services techniques des collectivités, des préfectures... La question de la formation des techniciens se pose, l’idée étant d’aller vers une polyvalence des techniciens qu’ils soient de salle ou d’espace public. Une réflexion sur une quote-part de financements pour l’utilisation de l’espace public en tant que scène ponctionnée sur le financement des lieux fixes est ouverte. En effet, le surcoût des spectacles de rue est partiellement lié aux frais techniques nécessaires à la mise en condition de représentation. Il pourrait faire partie de l’investissement courant des lieux fixes.

En ce qui concerne la diffusion, ce qui semble nécessaire est d’élargir la diffusion à la notion de résidence de diffusion (travail sur un territoire en amont des représentations), et à des résidences d’expérimentation. Un élargissement en matière d’espace de diffusion est également nécessaire. Certains réseaux institutionnels pourraient constituer un premier cercle de diffusion généraliste en pratiquant le pré-achat, à l’aide par exemple d’aides incitatives qui pallieraient le surcoût représenté par les fiches techniques, le gardiennage...). Par ailleurs, l’ONDA pourrait jouer un rôle en prenant également les frais techniques en compte dans l’aide aux lieux. Un projet consiste à monter des commissions inter-régionales spécifiques aux arts de la rue.

La dimension internationale est présente dans un chantier sur les questions réglementaires à l’échelle européenne. Une opération « arts de la rue » pourrait être mise en œuvre en 2007 avec l’AFAA. A ce jour, la question de la coopération internationale reste à traiter avec les collectivités territoriales.

L’idée de l’écriture pour l’espace public est d’introduire d’autres critères liés à l’écriture que les critères classiques. En 2006, il sera possible d’obtenir des bourses spécifiques à l’écriture co-financées par le ministère de la culture et la SACD. Le comité d’expert reste à nommer. D’autres réflexions ayant trait au répertoire et à la trace sont en cours. Une formation à l’écriture a été initiée dans le cadre de la FAIAR.

L’événement fédérateur est suspendu en raison des faibles financements attribués par le ministère dans le cadre du temps des arts de la rue en 2006.

La structuration des compagnies est liée directement aux solutions qui restent à trouver en matière d’emploi. Des aides pour les structures ayant des pratiques de compagnonnage sont demandées. Elles pourraient constituer une seconde phase de développement des arts de la rue qui compléterait le maillage formé par les centres nationaux des arts de la rue. (C.N.A.R.).

Les travaux entrepris pour une meilleure connaissance des arts de la rue s’intéressent à deux axes complémentaires : la recherche avec la création informelle d’un réseau de chercheurs sur l’art dans l’espace public ; la vulgarisation avec la proposition d’un ouvrage de vulgarisation aux arts de la rue (style découvertes Gallimard) à destination de l’ensemble des lecteurs. Par ailleurs, un programme de publications se développe, notamment avec les éditions l’Entretemps.

Le dernier point abordé est celui de la commande publique et de la création d’un fonds destiné à fiancer des projets artistiques éphémères créés pour des territoires singuliers.

Quelques remarques transversales formulées par les participants :

- le temps des arts de la rue pourrait être remplacé par le mouvement des arts de la rue,

- les moyens ne procèdent pas d’une impulsion politique sérieuse,

- les avancées ne sont pas suffisamment médiatisées,

- il est essentiel de continuer ce travail tout en avançant sur des nouveaux chantiers
,
- l’expression du mécontentement de la profession vis-à-vis de la « tiédeur » de l’État doit être manifeste,

La décision de continuer l’engagement de la Fédération dans les travaux du comité de pilotage du temps des arts de la rue se base sur deux arguments : la restriction globale du budget du ministère qui a forcément des répercussions sur celui attribué au temps des arts de la rue ; le souci de continuer le travail avec les collectivités territoriales, troisième partenaire de l’opération.

Prochaine réunion

La date de l’AG du printemps étant fixée au 4 avril 2006 la prochaine réunion du Conseil d’Administration qui se déroulera le 3 avril sera partiellement dévolue à sa préparation.