Compte-Rendu du CA du 17/08/06

vendredi 12 janvier 2007
par  lafede

Palais des Congrès - Aurillac 17/08/06

Présents :

Membres du CA : Thérèse Toustou, Michèle Bosseur, Jean-Raymond Jacob, Pierre Prévost, Palmira Picon-Archier, Ema Drouin, Alain Beauchet, Stéphan Bonnard, Françoise Léger, Pierre Dolivet.

Coordinations : Pascale Canivet, Maud Robert

Autres membres : Eric Aubry, Claude Morizur, Brigitte Burdin, Olivier Lataste.

Ordre du jour :

La réunion est destinée à établir un bilan des activités de la Fédé sur le premier semestre et à échanger avec les adhérents de la Fédé sur les dossiers en cours, à savoir :

les questions sociales et l’emploi de la déléguée aux questions sociales, la régionalisation, le temps des arts de la rue.

Les questions sociales

Le travail effectué par la Fédé sur ce sujet est uniquement concentré sur les dossiers portés par l’UFISC dont la Fédération est membre fondateur.
La question de la pertinence d’un emploi sur ces questions à la Fédé se pose. Cet emploi sert-il à pallier partiellement l’absence de poste permanent au sein de l’UFISC ? Est-il utile pour les adhérents de la Fédération ou pour l’organisation interne de l’UFISC ?
Pour l’instant, l’incidence de cet apport ne semble pas perceptible. L’emploi concerné servirait à soulager les activités bénévoles des délégués du CA à l’UFISC plus qu’à éclairer les adhérents sur les questions sociales ou à fournir des éléments d’aide à la décision aux membres du Conseil d’Administration.

Une seconde question est posée, en rebond : les dossiers mis en chantier par l’UFISC correspondent-ils aux besoins réels de la profession, et plus particulièrement des adhérents ? N’y a t’il pas lieu pour la Fédération de tenter d’orienter l’activité de l’UFISC vers des préoccupations plus proches de celles de la Fédé ?

La question centrale semble interroger la pertinence pour la Fédé de s’impliquer davantage dans les travaux ayant trait aux questions sociales. Cet investissement est-il au cœur des missions de la Fédé ?

Il est proposé qu’une rencontre ait lieu entre les membres du bureau de la Fédé élargi aux membres du CA investis sur les questions sociales, et les membres du bureau de l’UFISC. Il s’agirait pour la Fédé de devenir force de propositions et de préconiser des chantiers prioritaires pour les arts de la rue.

Serge Calvier et Catherine Nasser ne participant pas à la réunion, il est décidé d’ajourner le débat sur l’utilité ou non du développement de l’engagement de la Fédé sur les questions sociales, voire de son engagement sur l’ensemble des chantiers de l’UFISC.

Il est rappelé que les besoins de la profession en matière sociale, juridique et fiscale peuvent être partiellement couverts par HLM, et notamment avec la présence d’un juriste au sein de l’équipe permanente d’HLM. 

La régionalisation

La région Rhône-Alpes fait le point sur le fonctionnement qu’elle a adopté en six mois de temps (Fédé créée début 2006).
Un point rapide est également fait par la Fédé Ile-de-France (représentée par Ema Drouin).
Les ajustements des modalités de fonctionnement entre les Fédés en région et la Fédé Nat sont évoqués. Ils pourraient être résolus par la rédaction d’un règlement intérieur. Sa rédaction par le bureau de la Fédé est proposée.

La question de la régionalisation ouvre le débat sur l’évolution de la Fédé Nat.

En effet, la plupart des dossiers sont gérés indirectement avec l’appui de regroupements autres :

- la structuration nationale de la profession via les groupes de travail du temps des arts de la rue,

- la structuration locale de la profession via les regroupements régionaux dont les fédés en région,

- les questions sociales via l’UFISC.

Il devient nécessaire de poser la redéfinition des missions de la Fédé, missions qu’elle doit mener de façon centrale. Par exemple, la constitution d’une instance professionnelle internationale dédiée aux arts de la rue pourrait faire partie de ces chantiers.

La question posée étant : puisque la Fédé continue à exister, elle existe pour faire quoi (en dehors de cautionner les regroupements qui se développent à partir d’elle et représenter le secteur des arts de la rue au sein des instances professionnelles du spectacle) ?

Deux pistes de réflexion sont énoncées :

- poser l’artistique au centre des préoccupations de la Fédé,

- redéfinir le rôle de la Fédé nationale en tant que plateforme politique.

Le temps des arts de la rue

Le débat sur les avancées du temps des arts de la rue se concentre sur la mise en place des centres nationaux des arts de la rue.

Des interrogations sont posées :

- Comment sont-ils des outils au service de l’accompagnement de la création ?

- Comment éviter le morcellement de résidences lorsque la demande est surtout une demande de co-production ?

- Quel espace pour les artistes et les porteurs de projets qui ne sont pas accueillis dans les CNAR ?

Il devient d’actualité que les CNARs communiquent sur leurs pratiques et leurs intentions dans le cadre de leur développement, notamment vis-à-vis de l’accompagnement de la création.

Il est rappelé que la Charte des CNARs n’est pas finalisée.
Par ailleurs, un fonctionnement entre les CNARs est en train de se mettre en place (prochaine réunion accueillie le 5 octobre à Noisy-le-Sec par la Cie Oposito).

Une « fenêtre » sur le déroulement des travaux de ce groupe informel (meilleure connaissance des pratiques de chacun et ajustement de ces pratiques) sera ouverte. Des informations seront ainsi diffusées à la profession.

Il sera peut-être envisageable de provoquer un temps de rencontre entre les CNARs et la profession.

Le débat fait apparaître que certains aspects de la production ne peuvent pas être résolus par les CNARs seuls. Il est proposé qu’un chantier « production » soit mis en place au sein de la Fédé.

A l’issue de la séance, la date de la prochaine réunion du Conseil d’Administration est fixée au 4 octobre 2006.
De même, il est décidé que l’AG de la Fédé se déroulerait entre le 6 et le 11 novembre.