Compte Rendu de l'Assemblée Générale du 1 décembre 2009 - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Compte Rendu de l’Assemblée Générale du 1 décembre 2009

Hôtel de Région - Montpellier.
mardi 5 janvier 2010
par  lafede

Introduction par le Président de la Fédération Nationale , Thierry Lorent.

L’assemblée générale est l’occasion, en un premier temps, d’établir le constat des 6 mois d’activités qui se sont écoulés depuis l’AG précédente en avril. Thierry Lorent rappelle que la Fédération a doublé le nombre d’adhérents en trois ans, totalisant à ce jour 429 adhérents, est constituée de onze fédérations régionales et qu’elle fait partie de l’UFISC.

Un bulletin sur Rue libre est distribué aux participants. Il a pour objet de cerner ce que Rue libre représente pour les personnes présentes et de les interroger sur son devenir.

Premier point abordé par Thierry Lorent : les entretiens de Valois, un an et demi de participation, ont permis d’obtenir la labellisation des CNARs.

Deuxième point abordé par Serge Calvier : les conférences régionales sont un moyen de résister à la RGPP et de décliner les entretiens de Valois au niveau régional. Il est important que les arts de la rue soient présents au sein de ces instances, de montrer qu’ils ont une présence régionale. Des croisements de fichiers vont être effectués entre représentants des diverses organisations professionnelles afin de les mettre en relation au niveau des régions.

Troisième point abordé par Luc Perrot : le Conseil national pour la création artistique a été dénoncé par la Fédé en février 2009. Rappel de la liste des membres qui le composent et des préconisations énoncées par ce Conseil, préconisations désavouées par le CA de la Fédé en septembre 2009. Celui-ci est financé par le Ministère de la Culture (contrairement à ce qui avait été dit initialement). Certains de ses membres sont les premiers bénéficiaires des 10 millions d’euros dont il dispose. Un premier grand projet de festival qui se déroulera dans 8 villes du 1er au 4 juillet 2010 fait débat. On constate que certaines personnalités adhérentes d’organisations professionnelles qui avaient dénoncé ce projet s’inscrivent en tant qu’acteurs du festival. La question d’un appel à boycott aux propositions de ce Conseil est posée sans être résolue.
Par ailleurs, il est ajouté qu’une part de financement de ce projet provient du secrétariat à la jeunesse.

Quatrième point abordé par Frédéric Michelet : le plan de relance pour les arts de la rue rédigé et diffusé en juillet dernier (voir documents en ligne sur le site de la Fédé) n’a donné lieu à aucune suite à ce jour. Il semble judicieux de se rapprocher de l’Elysée à ce sujet.

Frédéric Michelet rappelle que les prochaines élections régionales sont l’occasion de présenter des argumentaires en faveur des arts de la rue aux futurs candidats. Il se charge de rassembler les éléments nécessaires et les mettra à disposition.

Cinquième point abordé par Philippe Macret : l’Eurofédé a démarré avec quatre réunions l’été dernier (Belgique francophone et Belgique flamande, Allemagne, Angleterre). Leur succès a été mitigé : peu de participants dont de rares artistes, communication insuffisante. Il est à noter que certains professionnels émettent des réserves sur le fait que cette organisation soit menée par la Fédé française.
Des pistes de réflexion sont à creuser telles que la définition des objectifs, les raisons qui nécessitent la création d’un réseau de dimension européenne, la collaboration avec des réseaux existants tels que In situ, Circo Strada…
Des éclaircissements devraient être apportés à la suite d’une réunion de deux jours prévue à Bruxelles avec Culture Action Europe en début d’année 2009.
La dynamique de la liste eurofédé sera à la mesure des avancées du chantier européen.
D’autres rencontres seront organisées l’été 2010 dans les pays d’Europe du Sud.
Par ailleurs, nos collègues étrangers seront sollicités pour participer au Rue libre de 2010.
(voir également le compte rendu du CA du 30 /11/2009)

Sixième point abordé par Frédéric Michelet : la SACD a organisé une rencontre le 23 octobre sur les auteurs de rue. Celle-ci a été un succès (compte-rendu en ligne prochainement). Frédéric rappelle l’importance de s’identifier « arts de la rue » lors des inscriptions à la SACD. Par ailleurs, un projet de création d’une association/commission d’auteurs spécifiques est en cours de réflexion.

Septième point abordé par Pascal Le Guennec : l’ADAMI a aidé 21 projets cirque et rue en 2009 pour un budget global de 250 000 euros. Deux demandes ont été formulées lors d’un rendez-vous mené par P. Leguennec et A. Ribeyrolles cet automne : baisser le nombre de dates minimum imposées pour obtenir une aide ADAMI ; obtenir une représentation des arts de la rue dans la commission d’attribution des aides. Ces deux demandes sont en cours de transaction. (voir compte rendu du CA du 30/11/2009)

Huitième point abordé par Pierre Prévost (au nom de Nicolas Soloy) : En 2009, Rue Libre a été constituée de 74 événements et a mobilisé un millier de personnes – professionnels et bénévoles. Le bilan détaillé rédigé par Coralie Boulogne, chargée de mission pour Rue libre, est en ligne sur le site de la Fédé.
Rue libre en 2009 donne lieu à débat à la suite de la synthèse des questionnaires distribués en début d’AG. Ceux-ci questionnent divers points : la réalisation d’un acte commun qui semble impossible ; l’acte de militance dégagé de la vente de spectacles ; la monstration bénévole de spectacles à cette occasion ; l’insuffisance de la communication ; l’organisation de la Fédération.
Un point domine le débat : celui du sens de Rue libre.
Par ailleurs, on sent un essoufflement quant à la motivation des adhérents.
L’axe national est vécu par certains comme flou et sans objectif, dilué dans les problématiques locales,d’autres adhérents mettent en avant au contraire la non uniformisation de l’événement, et la prise en compte spécifique de chaque territoire (politique,géographique,artistique …)
Un débat sur les atouts et les faiblesses de la radio rue libre est développé entre quelques protagonistes.
En conclusion, il semblerait que la constitution d’une commission « Rue libre » soit nécessaire pour l’édition suivante. Cette commission aurait pour mission de « faire des propositions ».
Le sens de la journée, pour certains, est de développer la profession, en ciblant une ville à investir, par exemple (cf les actions de la Fédé Alsace-Lorraine – la FALAR).

Pour aller plus loin que l’investissement d’une seule journée, il est proposé de créer un comité d’action (à l’origine, pour des rues libres tous les jours), comité d’actions-espaces (nom à déterminer) ? Un appel à participation est fait lors de l’AG.
Les volontaires sont invités à s’inscrire sur une liste de diffusion à l’issue de l’AG afin d’échanger sur les modalités de ce comité. Les adhérents qui n’ont pas pu se rendre à l’AG seront invités à participer à ce comité par internet dès que possible auprès de David Cherpin et Pascal Larderet.

Neuvième point abordé par Bruno de Beaufort : le budget global de la Fédé est autour de 100 000 euros. La subvention DMDTS s’élève à 70 % de ce budget. 20 % sont issus du montant des cotisations et 10 % d’autres ressources telles que la vente des badges, les BOUMs fédé et l’aide de la CCAS pour Rue libre.
80 % du budget sont attribués aux ressources humaines (salaires, frais de mission personnel et élus).
Nos ressources selon le mode actuel tendent à stagner, comment les faire évoluer ?
Actuellement, nous ne pouvons pas faire appel au mécénat (étant organisation professionnelle, nous ne pouvons pas prétendre à bénéficier des rescrits fiscaux liés à l’intérêt général).
La solution serait-elle de devenir une confédération partiellement financée par les fédés en région ? Ou bien de modifier les missions de la Fédé afin qu’elle ne soit plus une organisation professionnelle ?
De même, la Fédération pourrait gagner à changer de dénomination afin de s’ouvrir à d’autres formes d’arts, les graffeurs, par exemple.
Le questionnement se développe sur le sens de la Fédération et sa nature. L’hypothèse de la transformer en syndicat est à nouveau mentionnée. De même que celle de développer un comité politique capable de construire une pensée – des pensées – pour le secteur. Un adhérent propose que la Fédération devienne une association d’artistes. Le président rappelle que la force (voir son utopie) de la Fédération est la diversité de ses adhérents (technicien,artiste,programmateur,élu,spectateur,éditeur,auteur…) . « Nous ne pouvons prôner le fédéralisme d’une part et d’autre part revenir à des cloisonnements corporatistes. Continuons à réunir nos différences … dans le respect de la spécificité et la pratique de chacun … »
Ces points sont à mettre en débats … Et prendre de décisions !

Dixième point abordé par Pierre Prévost : le déménagement des locaux de la fédération à Paris au sein de la Maison des réseaux a été voté lors du CA du 30 novembre. Les membres du bureau porteurs de cette proposition ont estimé qu’il était de leur devoir de prendre cette décision dès maintenant afin de ne pas encombrer les prochains élus par une telle décision. Un débat s’en suit sur les atouts et les désavantages de cette décision.
Les avantages mis en avant sont ceux de la mutualisation avec les organisations déjà présentes à la Maison des réseaux (dont la Fédé IDF), ainsi que la nécessité de recentrer les missions de la coordination sur les instances nationales présentes à Paris, de même que la fin de la phase de régionalisation de la Fédé qui ne nécessite plus une présence hors de Paris.
Les inconvénients sont le risque de perdre le personnel qui ne suivra pas forcément le déménagement comme celui d’engager les élus suivants dans un projet défini autour de la recentralisation avant leur élection.
Par ailleurs, il est signifié que le déménagement entraîne la rupture d’un engagement préalable avec la Friche Belle de Mai à Marseille, engagement qui comprend également trois compagnies adhérentes.
Il est à noter que le débat met en avant l’urgence d’une redéfinition des missions de la Fédération nationale en relation étroite avec celle des fédés en région.
C’est LE chantier qui devrait aboutir avec les nouveaux membres élus lors de l’AG d’avril 2010.

Onzième point abordé par Thierry Lorent : la composition d’un Conseil national des arts et de la culture dans l’espace public est en cours à la demande de la Fédération à la DMDTS. Ce Conseil aura pour objet de mettre en place des axes de développement pour les arts de la rue en collaboration avec le ministère de la culture et il sera coordonné par le lieu de ressource HLM. Il se situe dans la suite du temps des arts de la rue et devrait surseoir, notamment, à la perte occasionnée par la fin de la commission nationale des résidences d’artistes et des résidences de production annoncée pour 2010. Les propositions pour ce Conseil seront travaillées au sein du CA en collaboration avec HLM.

Douzième point abordé par Pascal Larderet : Pascal lit un texte rédigé par Lucie B. récemment mise en procès à la suite d’une intervention artistique non-préalablement déclarée aux autorités compétentes au cours d’un marché à Toulouse. Ce texte met en cause la loi « anti-mendicité » qui peut donner lieu à des interprétations abusives en ce qui concerne les artistes. Ces pratiques devraient entraîner des démarches envers le ministère de l’intérieur et demanderaient à ce que la profession se dote de compétences juridiques. Au sein d’HorsLesMurs ou de la Fédé ? Thierry Hett, président de la FARSE (fédération en PACA) s’empare du dossier.

Thierry Lorent prend la parole pour conclure la séance et remercie le Conseil régional ainsi que la Fédé Languedoc-Roussillon, et en particulier Anne-Sophie Roffé, sa coordinatrice, pour la qualité de l’accueil de l’AG de la Fédé nationale à Montpellier. Il donne rendez-vous aux participants à l’AG suivante qui se déroulera le 6 avril 2010 au 104, rue d’Aubervilliers à Paris. Il s’agira d’une AG donnant lieu à l’élection d’un nouveau CA.
Thierry Lorent informe les participants qu’il ne se présentera pas en 2010 (8 ans membre du CA dont 3 ans président, dans un souci de démocratie, il souhaite la venue de nouvelle personne au CA).

Remarques :
Il n’a pas été possible de procéder à des votes, le quorum n’ayant pas été atteint (159 adhérents représentés en personne ou par procuration pour un quorum à 215).
Le discours d’accueil prononcé par Josiane Collerais, vice-présidente du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon élue à la culture, est en ligne sur le site de la Fédé. Il a reçu de nombreuses approbations de la part des professionnels présents.


Les photos de l’Assemblée Générale sont visibles visible sur le site suivant :
http://www.lelieunoir.fr/ag-fd-montpellier
Ce compte rendu peut être téléchargé via le lien ci dessous.


Documents joints

Compte rendu AG 01 12 09