C.A. du 08/01/99 à Paris, HLM

vendredi 8 janvier 1999
par  lafede

Ordre du jour
- Approbation du compte-rendu du C. A. précédent
- Problèmes juridiques et fiscaux urgents pour la profession
- Compte-rendu du RV avec Emmanuel Wallon et rapports avec HLM
- Mise en place concrète des commissions thématiques
- Décision du principe, de la date et du contenu d’une Asssemblée Générale
- Point budgétaire sur La Fédération
- Délégation pour RV avec Claude Bartolone, Ministre de la Ville

Présents (15) : S. Noyelle ; J. M. Songy ; B. Bompard ; B. Schnebelin ; P. Berthelot ; F. Fleismaher ; C. Dussollier ; P. Papelard ; J. Chamaillé ; P. Sauvageot ; R. Savigny ; J. Rubio ; P. Phéraille ; B. Bellot ; D. Andrieu
Excusés : P. Layac, Hervée De Lafond, Gérard Burattini, Jacques Livchine, Philippe Saunier-Borell

Décisions prises

- Création d’un groupe de travail oeuvrant à la constitution d’une commission de députés à l’Assemblée Nationale prêts à défendre des lois spécifiques à l’Art urbain : M. Le Floch, P. Papelard, C. Dussollier, coordination : D. Andrieu.
- Désignation de B. Bellot et, si elle accepte de M. Bosseur, comme responsables de la commission "Fiscalité et juridique"
- Désignation de M. Crespin et J. Rubio comme responsables de la commission "Formation" . M. Crespin étant plus force de proposition pour la formation générale ; J. Rubio pour la formation des techniciens. Date de réunion à proposer prochainement
- Refus de "La Fédé" d’assister comme auditeur libre aux C.A. d’Hors Les Murs mais vote de principe pour une représentativité effective de "La Fédé" au sein de ce C.A. à proposer aux adhérents lors de l’A.G. de "La Fédé".
Dans le même sens, refus de participer à une réunion intermédiaire proposée par J.L. Baillet pour discuter du projet d’activités d’HLM présenté le 25/01/99. J.L. Baillet faxera cependant son projet aux membres du C. A. à partir du 11/01 pour prise de connaissance et réaction éventuelles.
Demande de "La Fédé" d’envisager une concertation avant de découvrir le nouveau site internet annoncé par HLM, en particulier avec l’équipe du Fourneau.
- Vote d’une présentation de "La Fédé" dans Le Goliath pas seulement sous forme de rubriquage mais aussi d’une ou deux pages.
- Rédaction d’une lettre de soutien de "La Fédé" au projet de Fabrique Art de la Rue à Aurillac devant les difficultés purement politiques rencontrées par J. M. Songy pour passer à une phase active sur son projet avec engagement à mobiliser la profession si nécessaire. Cette lettre sera adressée aux institutions concernées (Mairie, Conseil Général, Conseil Régional). Cette décision de soutien de "La Fédé" à une initiative particulière constitue une première et a été l’objet de débats : certains considérant que cela pourrait faire école et ne relevait pas des missions de "La Fédé" ; les autres estimant que "La Fédé" pouvait investir jusque-là son rôle de groupe de pression surtout lorsqu’il s’agissait de manifestation aussi emblématique que le festival d’Aurillac.
- Suivi à effectuer du dossier de subvention demandée par "La Fédé" au ministère et envoyé par J. Chamaillé.

Rendez-vous réalisés et à venir

Rendez-vous à venir
- Poursuite des rendez-vous dans les Régions avec les DRAC et le conseils régionaux.
- Demande de rendez-vous auprès de Mme Bredin, présidente de la commission culturelle du P.S., suivie par H. De Lafond, J. M. Songy, D. Andrieu, S. Noyelle
- Rendez-vous avec Vincent Moisselin (conseiller technique pour la culture auprès de Claude Bartolone, ministre de la Ville), calé le mardi 26 janvier à 15h, rue Saint Dominique à Paris. C. Dussolier coordonnne ce rendez-vous.
Enjeu : débattre de la tentation de la politique de la ville à instrumentaliser les Arts de la Rue plutôt qu’à défendre un vrai propos artistique d’une part et de la participation du ministère de la Ville au fonds interministériel de création pour les Arts urbains d’autre part.

Date et lieu du prochain C.A.

Vraisemblablement dans la seconde moitié de février 99. Nous vous faxerons prochainement les dates et lieux précis.

Rendez-vous réalisés entre le 3/12/98 et le 12/01/99
- Présence à la conférence de presse de C. Trautman le 12/01/99 : C. Dussollier, J. M. Songy
- Synthèse du rendez-vous avec Emmanuel Wallon en présence de S. Noyelle, D. Andrieu et C. Dussollier
De façon générale, une discussion constructive, ouverte, diplomatique et sans concession en même temps.
E. Wallon, conscient du déficit d’image d’HLM et de son directeur pour "La Fédé" et la profession, cherche comment bilatéralement modifier les relations. Il rappelle que les locaux et les supports de communication d’HLM sont ouverts à "La Fédé".
E. Wallon définit HLM prioritairement comme un outil de développement des Arts de la Rue (il envisage des rencontres avec les DRAC, conseils généraux, régionaux, etc. ). En dépit des revues mises en place et du Centre de Ressources, Emmanuel Wallon hésite à présenter HLM comme un outil de promotion. La question de la promotion des Arts de la Rue et des meilleurs moyens pour y parvenir reste donc un sujet de discussion, voire de travail entre HLM et "La Fédération".
HLM va engager un(e) chargé(e) de mission Arts de la Rue et a demandé au ministère une subvention à cette fin sur les mesures nouvelles. Contestation de "La Fédé", considérant que ce poste doit être pourvu sur le budget de fonctionnement d’HLM et non entamer l’enveloppe réservée aux mesures nouvelles. Satisfaction en revanche de la réelle mobilisation d’HLM sur les Arts de la Rue.
E. Wallon propose F. Cardon comme interlocuteur juridique au sein d’HLM. 
- HLM propose de faire avancer en commun avec "La fédé" des sujets de travail précis, par exemple les statuts juridiques, la commande publique, la promotion des Arts de la Rue.

Flash

- La salle d’exposition d’Hors Les Murs est ouverte aux artistes des Arts de la Rue qui souhaitent présenter leurs projets.
- Le point sur les crédits déconcentrés connus à l’heure actuelle : 750 KF en PACA ; 250 KF en Champagne-Ardenne
- Une réunion est programmée en février (date à préciser) à l’initiative du ministère de la culture sur la fiscalité et les statuts juridiques des associations. Matinée : exposition de la situation ; après-midi : question/réponses. (Suivi B. Bellot, A. Guiot)

Synthèse de la prise de parole de Jean-Luc Baillet, directeur d’HLM, le 08/01/99 sur la mission et les perspectives d’HLM

J.L. Baillet reprend l’essentiel des propos échangés avec Emmmanuel Wallon et rappelle la vision d’HLM par la DMDTS ( vision à laquelle il adhère). Celle-ci se concentre autour de deux axes majeurs :
- l’identification et la reconnaissance de toutes les troupes d’Arts de la Rue
- la qualification du réseau professionnel avec émergence à court terme d’un nombre restreint d’équipes et de lieux.

Quant au fonctionnement d’HLM, J. L. Baillet souhaite mettre en place deux modes d’approche de la profession :
- une réunion mensuelle de débat/information autour d’un sujet précis. La 1ère serait sur le statut juridique des compagnies et des artistes.
- une carte blanche donnée chaque mois à des artistes, diffuseurs, critiques, producteurs, etc., avec présentation de projets.

Le site internet sera repensé complètement en 1999, d’abord sur le cirque puis sur la rue.

Rappel des principaux sujets débattus sans décision ni position prises

La commande publique et ses conséquences politiques : les Arts de la Rue souhaitent-ils garder comme ministère de tutelle la Culture ou préfèrent-ils relever d’un interlocuteur interministériel ?

Devant l’inadéquation du processus d’attribution des subventions par le ministère de la culture, que proposer ?
Quelle nouvelle forme d’institutionnalisation les Arts de la Rue pourraient-ils proposer pour éviter les pièges et contraintes de tout ce qui a été fait jusqu’alors ? Les lieux de fabrique peuvent-ils jouer ce rôle ?
Quel est le statut juridique, existant ou à créer, adapté aux compagnies de théâtre ? Le ministère de la Culture semble renoncer à approfondir la question ; qu’en pense "La Fédé" ?

Opportunité d’un représentant de "La Fédé" à l’AFDAAS et La SACD

Rumeurs : La DMDTS et les Arts de la Rue...

Organigramme de la Direction de la Musique, de la Danse, du Théâtre et des Spectacles :
- Dominique Wallon, Directeur
- Jérôme Bouët, Directeur-adjoint
- Patrick Ciercolès, Cabinet

Soit, un homme incontournable, Dominique Wallon, quasi vice-ministre de la Culture...

La DMDTS s’engage progressivement vers une politique de droits communs pour toutes ses disciplines. Cette orientation se retrouve à tous les niveaux. Au niveau des inspecteurs par exemple dont le rôle semble assujetti au directeur de tutelle (voir le récent choix de M. Roussel d’intégrer la DRAC Rhône-Alpes comme conseiller théâtre plutôt que de prendre la succession d’Y. Deschamps ; l’interlocuteur efficient des Arts de la Rue étant devenu Gilles Detilleux). La logique de cette orientation pousserait à regrouper à long terme les centres de ressources (IRMA, HLM, CND, CNT...). Les DRAC devraient mettre à l’étude un éventuel nouveau fonctionnement des comités d’experts et des aides spécifiques. En Centrale, ne resteront plus que trois structures : Hors Les Murs, Lieux Publics et Aurillac.

Qu’en est-il dès lors de l’annonce des mesures nouvelles en faveur des Arts de la Rue ? Suivre les crédits fléchés dans les DRAC mais aussi la mise en place de nouveaux dispositifs. Par exemple, l’aide aux lieux de fabrique ; la formation (stage, master-class, work-shop...) qui semblent prioritaires. Voir aussi la fameuse "commande publique" qui, pratiquant cette politique de droits communs, pourrait aussi ou plus particulièrement s’appliquer aux Arts de la Rue. Il s’agirait d’un fond interministériel : le ministère de la Ville souhaitant être intégré au projet ; Jeunesse & Sports étant prochainement sollicité. La DMDTS espère aussi rassembler des fonds du côté des Arts Plastiques, du Patrimoine et de l’Architecture, du Développement et de la Formation et de la Mission An 2000.

Il semblerait que le souhait d’une montée en puissance des "nouvelles esthétiques" (danse urbaine, Arts de la Rue...) soit irréversible.

Enfin, l’année 1999 est appréhendée comme une année de transition. De nouvelles mesures pourront être prises pour l’an 2000.

Au sujet de l’ONDA, le budget de cette structure est en baisse depuis trois ans avec chaque année plus de disciplines susceptibles de demander leur soutien. Fabien Jannelle est peu favorable à la prise en compte, sans mesures nouvelles, des Arts de la Rue dans son processus d’attribution d’aides mais c’est un fin politique... Il a d’ailleurs demandé à la ministre une enveloppe (1 million) pour les Arts de la Rue sur les mesures nouvelles et obtenu 300 KF, plus 1 million pour les Musiques Actuelles et 700 KF de remise à niveau.