Bulletin d'information avril 2009 - La Fédération Nationale des Arts de la Rue

Bulletin d’information avril 2009

vendredi 10 avril 2009
par  Fédération IDF

AVRIL À LA FÉDÉ - N°4- AVRIL 2009

VIE DE L’ASSOCIATION

ASSEMBLEE GENERALE DE LA FEDERATION NATIONALE DU MARDI 31 MARS
Les Franciliens, qui représentent désormais 94 adhérents de la Fédé, ont été nombreux à assister à cette assemblée générale à La Villette. Elle a constitué un temps de rencontre, de bilan et d’échange sur les actions réalisées en 2008, année où 4 nouvelles fédérations régionales ont vu le jour : Centre, Midi-Pyrénées, Haute-Normandie (Ministère de la Ruépublique) et Bretagne (sachant que la Fédé PACA vient de naître en 2009).
Année durant laquelle la Fédération a pu participer aux grandes négociations nationales via l’UFISC.
Cette assemblée générale a permis d’envisager les perspectives de l’année en cours notamment Rue libre 2009, journée nationale des arts de la rue, sur laquelle va travailler Coralie, jeune stagiaire de la Fédération nationale. Dominique Houdart a proposé cette idée : puisque cette année seront fêtés les 50 ans du Ministère de la culture pourquoi ne pas inaugurer un ministère populaire de la culture, à travers un geste symbolique comme le serait par exemple l’inauguration d’un arbre...
De nombreux autres thèmes ont également été abordés au cours de cette AG, dont un compte-rendu détaillé sera envoyé par la Fédé nationale.
Cette assemblée générale a aussi permis de dire au revoir à Florence Tonnerre qui travaillait en tant qu’assistante administrative à la Fédération nationale depuis 1 an et demi.

DERNIERES ACTIONS EN DATE

RENCONTRE REGIONALE ESPACE(S) PUBLIC(S) LE 27 MARS A L’HOTEL DE VILLE
La journée de rencontre du vendredi 27 mars, de 9h00 à 18h00 à l’Hôtel de ville de Paris a réuni plus de 250 personnes : professionnels de tous horizons, services municipaux, urbanistes, architectes, acteurs associatifs, journalistes, universitaires, plasticiens, étudiants, compagnies... sans oublier les représentants institutionnels : Christophe Girard (Maire adjoint à la Culture de la Ville de Paris), Francis Parny (Vice-Président à la Culture de la Région Ile-de-France) et Thierry Pariente (Délégué au théâtre, DMDTS).
Cette journée a été un bel exemple de réalisation collective car chacun a mis du sien pour l’organisation de cette journée : troupe éphémère, musiciens, accueil des participants, aide à la tenue de la caisse, prises de note, aide sur le buffet, montage, démontage, etc. Merci à tous ceux qui ont mis la main à la pâte !
La Fédération IDF va se consacrer maintenant au bilan de cette action et vous pourrez prochainement consulter le compte-rendu sonore et textuel de cette rencontre sur le site de la Fédé IDF, et notamment des 6 tables rondes thématiques qui ont réuni 19 intervenants.

A découvrir déjà : le clip vidéo-photo de cette journée par Francis et Valérie de Progéniture : http://progeniture.free.fr/bonus-BA-09/video-fede.html
Et à revoir : les photos, offertes par Jean-Michel Coubart : http://www.coubart.fr/jmcoubart/fedeidf0309/

MANIFESTATION INTERPROFESSIONNELLE DU 19 MARS
La Fédération IDF a participé à cette nouvelle journée d’action aux côtés des autres organisations membres de l’UFISC qui se sont retrouvées devant le Cirque d’hiver avec les autres organisations syndicales du secteur Culture. Les gilets Rue libre étaient au rendez-vous et les Grandes Personnes qui ont contribué à marquer la présence des Arts de la rue dans le cortège. La Fédération IDF a pu arborer sa toute nouvelle banderole.

ACTIONS A VENIR

ATELIER THEMATIQUE SUR LES ARTS DE LA RUE EN SEINE-SAINT-DENIS DU 10 AVRIL
L’atelier thématique sur les Arts de la rue en Seine Saint Denis initialement prévu le 19 mars aura lieu vendredi 10 avril au matin (9h30-12h30 suivi d’un repas) à la Maison des associations du Pré Saint Gervais, salle de la Terrasse, 3 place Anatole France, 93 310 LE PRE SAINT GERVAIS Métro Hoche, Porte des Lilas ou Pré Saint-Gervais Bus n° 61 (arrêt Jean Jaurès) ou 170 (Hôtel de Ville). Pour réserver par mail : federationartsdelarueidf@wanadoo.fr

Thème de l’atelier : D’une ville à l’autre : pour une meilleure circulation des arts de la rue
-  Pourquoi une collaboration entre les villes dans le domaine des arts de la rue ?
-  Comment mutualiser l’organisation et les coûts pour l’accueil de spectacles de rue ?
-  Quelle mode de direction artistique ? Ou comment construire une programmation entre plusieurs villes ?
-  Comment bâtir un projet commun tout en permettant aux villes de valoriser leur identité culturelle ?
Intervenants :
Claude Lechat, Directeur des affaires culturelles de la Ville de Pantin
Carlos Semedo, responsable du service de la vie associative et des relations internationales de la Ville d’Aubervilliers
Alexandre Ribeyrolles, directeur de la compagnie « La Constellation », programmateur du festival « Ah ! Les beaux jours » en Essonne.
Modérateur : Bernard Bellot.
Pour rappel : le compte-rendu synthétique de l’atelier du 30 janvier (sur la transversalité interservices) est disponible en ligne sur le site de la Fédération IDF.

LES LIENS AVEC LES PARTENAIRES

TOUR DE TABLE AVEC LES INSTITUTIONNELS DU 24 MARS
Ont participé à ce tour de table :
Marianne Revoy, chef du service théâtre, DRAC IDF
Mickaël Le Bouëdec, conseiller théâtre, DRAC IDF
Bernard Legendre, chargé de mission auprès de Francis Parny, Région IDF
Alain Grasset, directeur du spectacle vivant, Région IDF
Sandrine Lachaux, chargée de développement à la Direction des Affaires Culturelles du Conseil général de Seine et Marne
Elise Czernichow, Chargée de mission Spectacle vivant - action culturelle, Direction de la Culture, Conseil Général des Yvelines
Stéphanie Ferrand, responsable du spectacle vivant et Barbara Constant, chargée de mission théâtre au Conseil général de l’Essonne
Véronique Dilsot, Responsable des Arts de la Rue, du Cirque et des Pratiques Amateurs, Direction des Actions Culturelles, Conseil général des Hauts-de-Seine.
Olivier Meneux, directeur adjoint de la culture, Conseil général de Seine Saint Denis
Michelle Chaize, responsable du service spectacle vivant et Martine Myszkowski, Conseillère culturelle au Conseil général du Val de Marne
Gwenola Ferran, responsable de la cellule administrative et financière de la Direction de l’Action Culturelle, au Conseil général du Val d’Oise et Julien Rosemberg, Chargé de mission théâtre, arts de la rue et arts du cirque, Adiam Val d’Oise
Rima Abdul Malak, conseillère auprès de Christophe Girard, Ville de Paris
Armelle Vernier, Chargée des secteurs cirque et arts de la rue, Direction des affaires culturelles, Ville de Paris
Stéphane Simonin, directeur, HorsLesMurs
Patricia Demé, adjointe au directeur, HorsLesMurs.
Pour la Fédération IDF : Alexandre Riberyolles, Laetitia Lafforgue, Nicolas Soloy, Bernard Bellot, Caroline Loire, Serge Calvier, Vincent Garreau, Valérie Daniel.

Alexandre Ribeyrolles présente la situation. Les Arts de la rue représentent pourtant 250 compagnies soit 1/4 des compagnies nationales. Sur les 34 opérateurs franciliens référencés, 11 ont un budget de moins de 50 000 euros, 21 un budget de plus de 50 000 euros et seulement 4, un budget de plus de 200 000 euros. La diffusion des Arts de la rue est microscopique par rapport à la densité du territoire.
Non seulement les budgets arts de la rue sont très bas en IDF mais en plus, ils pâtissent, dans le contexte actuel, de restrictions budgétaires qui les plongent dans une véritable crise.
En 2009, environ 210 représentations prévues dans le cadre des opérateurs identifiés Rue (hors fêtes de ville) seront annulées et 650 seront maintenues. 190 représentations auront lieu dans le seul département des Hauts de Seine (ce qui souligne l’importance des communes dans la programmation Arts de la rue, ce département comprenant beaucoup de communes importantes) et seulement 77 à Paris.
En incluant les Fêtes de ville, qui elles aussi prévoient d’annuler cette année de nombreuses programmations Rue, le nombre total de représentations annuelles en Ile-de-France se porte à environ un millier.

Le secteur n’est plus en étape de se faire connaître mais il s’est construit essentiellement sur l’événementiel et son manque de structuration en IDF est patent (de simples changements d’équipes municipales ont mis à mal des projets ancrés sur les territoires depuis plusieurs années). Il s’agit donc d’envisager ensemble la possibilité de se soustraire à la seule politique locale, dans laquelle les arts de la rue sont complètement enfermés.
Si dans 95% des cas, les arts de la rue sont programmés dans un cadre manifestif, qui implique un certain type de rapport aux œuvres, familial notamment, il se trouve que celles-ci ont des formes et des esthétiques de plus en plus variées, d’où le besoin de formes de diffusion également diversifiées.
Différentes institutions se sont montré des partenaires attentifs et ont permis plus de diffusion mais on est encore loin d’un grand éventail. En IDF, le secteur se trouve dans un état de grande fragilité et sans perspectives.
Il génère un public important et fidèle ; il constitue une pratique pleinement contemporaine mais pourtant, il ne dispose cependant pas d’un réseau de diffusion sur lequel s’appuyer.
Même si un gros travail de sensibilisation en direction des salles de théâtre a été effectué, il s’avère que celles-ci ne se sont pas révélées comme des leviers conséquents.
Stéphane Simonin évoque la sortie du temps des arts de la rue (2005-20007) qui en IDF n’a pas généré, comme dans de nombreux autres territoires, la mise en place de nouveaux dispositifs de diffusion, alternatifs aux seuls festivals de l’été. Il évoque l’exemple de Pronomade en Haute Garonne, la politique de la région Centre, mais surtout, il développe l’expérience exemplaire de l’Apsoar (Annonay), dont la programmation se fait à l’année, à travers un réseau tissé entre de petites communes situées sur 2 départements (Drôme et Loire) et le soutien de la région Rhône Alpes. Chaque commune participe selon son nombre d’habitants et en quelques années seulement, l’Apsoar est passé à 150 représentations.
Il évoque des réseaux de diffusion entre petits diffuseurs comme le réseau R.I.R. en PACA et En rue libre, en Midi Pyrénées, qui incluent des scènes généralistes, conventionnées, nationales, et permettent d’organiser de vraies tournées régionales, ainsi qu’une relation approfondie avec les populations du territoire.
Il évoque qu’en Ile-de-France, il n’y a pas de vitrine de ce que le secteur peut proposer en terme de diversité esthétique. C’est en Province que se font les expériences les plus poussées, et elles ont beaucoup de mal à se diffuser en Ile-de-France.
Il évoque le problème de visibilité de ce secteur en IDF, territoire qui dispose pourtant d’un fort relais médiatique.
L’année du cirque a par ailleurs mieux permis d’infiltrer le réseau généraliste.
Les représentants de la Fédération évoquent trois pistes qui pourraient permettre une avancée conséquente. Tout d’abord, le financement de nouvelles structures de diffusion opérationnelles, en capacité de mettre en place une programmation spécifique Arts de la rue, soutenus à différentes échelles institutionnelles. Ils évoquent que 2R2C ou le Moulin Fondu, CNAR régional sont insuffisants à l’échelle du territoire. Il s’agirait de nouvelles structures financées pour leur fonctionnement, comme des lieux ressource comprenant des bureaux et des moyens pour travailler la relation au territoire. Ils comparent avec le théâtre en salle : les salles de théâtres sont bel et bien subventionnées pour faire de la diffusion, alors que les Arts de la rue n’ont pas de dispositifs équivalents, ils n’ont pas de parc de matériel disponible, alors que le moindre théâtre municipal dispose de ces moyens logistiques et techniques.
Deuxième piste : il s’agirait de soutenir la saisonnalité en accompagnant les collectivités, les salles de théâtres, les associations, les compagnies prêtes à faire de la diffusion Arts de la rue sur une saison entière. Cela permettrait de désengorger la période manifestive des trois mois de mai, juin et sept auxquels se résument quasiment les Arts de la rue en Ile-de-France. Il s’agit donc là de s’appuyer sur le réseau déjà existant en incitant à la programmation d’Arts de la rue, pour l’instant sous-représentés parmi l’ensemble du spectacle vivant.
Troisièmement, aider les compagnies sur leur territoire pour qu’elles puissent y être non seulement en création mais en diffusion, ce à quoi soulève Bernard Legendre, la PAC constitue une forme de réponse.
Ces trois pistes permettraient d’envisager l’avenir à 5 ou 10 ans, avec une réelle structuration du secteur en IDF. La possibilité de la présence d’artistes Arts de la rue dans des Conseils d’Administration de scènes généralistes est également évoqué.
Il y a encore beaucoup de synergies possibles à trouver à partir des initiatives locales, entre l’Etat, la Région et les sept Départements.
Marianne Revoy évoque qu’il lui semble difficile d’envisager la création in extenso d’opérateurs dans chaque département.
Julien Rosemberg évoque la volonté en Val d’Oise, de favoriser une position qui consiste à « muscler » les opérateurs existants. Il évoque le travail entamé pour inciter les communes à programmer des spectacles Arts de la rue via un outil internet créé au sein de l’ADIAM 95, qui doit être inauguré sous peu.
Stéphanie Ferrand évoque les chartes de développement culturel, signés avec communes ou intercommunalités du département de l’Essonne.
Bernard Legendre avance que s’il y a mutualisation, si les propositions impliquent la mobilisation de plusieurs acteurs locaux, l’intérêt régional sera évident et la région pourra être partenaire. Il évoque la perspective de travailler à la mise en place d’un appel à projet global interinstitutionnel.
Le travail de la fédération qui doit plus que jamais jouter un rôle de relais d’information pour les dossiers de subventions est souligné
Rima Abdul Malak évoque les opérations dans les jardins initié par la Ville de Paris, les projets de résidence de quartier avec des dispositifs d’aide spécifique au sein de la DAC. Et également le rapprochement avec les arts visuels qui pourrait être bénéfique aux arts de la rue.
Les spécificités de chaque territoire (spécificités du milieu rural dans le 77 sont soulevées par exemple, par Sandrine Lachaux) ne doivent pas être perdues de vue et chacun doit nécessairement prendre en compte son territoire et son état d’avancement en terme de projets arts de la rue - encore très modeste pour les Yvelines, souligne Elise Czernichow.
Alexandre Ribeyrolles évoque le projet de tenir ce type de concertation à l’échelle de la région de manière régulière, annuellement. La possibilité d’organiser, en parallèle, des réunions par département est également accueillie favorablement par les participants.

PARTICIPATION AU COMITE DE PILOTAGE DE LA PAC (Permanence artistique et culturelle) DE LA REGION LE 25 MARS
Cette réunion réalisée autour de Francis Parny avec l’ensemble des professionnels du spectacle vivant faisant partie du comité de pilotage a permis de recadrer, l’évaluation des agences ABCD et Atema, missionnées pour réaliser une évaluation de ce dispositif. Il s’agit bien, pour les professionnels comme pour Francis Parny de défendre l’augmentation du nombre de PAC en 2009 et dans les années suivantes, en ouvrant au maximum ce dispositif à des champs encore trop peu couverts, comme les arts de la rue (et non pas de placer la réflexion sur les moyens de renouveler les structures bénéficiant de la PAC, les entrants remplaçant ainsi les sortants, sans qu’il ne puisse y avoir de permanence de l’aide et donc du projet...)
L’importance que la Région puisse, dans le cadre de ce dispositif, aider des projets non soutenus par d’autres collectivités ou par l’Etat a également été souligné puisqu’elle permet ainsi le soutien de projets émergents, qui grandissent hors du cadre habituel, auxquels elle donne de réels moyens pour la création sans l’entraver par une obligation de « résultat » quantitatif.
Pour les arts de la rue, ce dispositif, qui n’impose pas de recettes de billetterie est particulièrement précieux et il est important d’encourager les compagnies à déposer des dossiers.
Francis Parny a évoqué que Jean-Paul Huchon annoncerait très certainement les suites du dispositif PAC cet été, au Festival d’Avignon.

AGENDA

 10 avril de 9h30 à 14h00 à la MDA du Pré Saint Gervais : atelier thématique sur les Arts de la rue en Seine Saint Denis
 7 mai : prochain CA de la Fédération IDF


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