Bulletin d’information SEPTEMBRE

lundi 28 septembre 2009
par  Fédération IDF

VIE DE L’ASSOCIATION

Depuis le 21 septembre, la Fédération des Arts de la rue en Ile-de-France accueille pour une durée de trois mois un stagiaire. Alessandro Milani vient d’Italie où il suit un Master Art et Culture. Il travaillera aux côtés de la coordinatrice sur les différentes activités de la Fédération IDF, notamment sur la mise en place de la journée Rue libre ! en Ile-de-France.

LES ACTIONS

RUE LIBRE ! 24 OCTOBRE 2009 REUNION DE PREPARATION LE 6 OCTOBRE
Plusieurs réunions de travail sur Rue libre IDF ont eu lieu, pour préciser le scénario possible sur Rue Libre à Paris, le 8 septembre, le 14 septembre ainsi qu’un repérage le 21 septembre.
TITRE DE L’ACTION : LES ELUS DE LA RUE PUBLIQUE
Après l’Entretien de Valois / Balayage des idées reçues de 2008, une troupe éphémère d’artistes propose cette année d’inaugurer la "Rue libre !", lieu de la libre expression, et d’inscrire et faire résonner dans l’espace public le Manifeste des Arts de la rue.
Le quartier choisi ? Celui de l’Assemblée nationale... L’heure ? entre 10h10 et 11h11
Le point de rendez-vous précis sera confirmé ultérieurement.
L’action du 24 octobre fera suite à un premier contact organisé par la Fédération nationale et des représentants des différentes régions avec les députés membres du groupe d’études parlementaires Arts de la rue le 14 octobre.
Une réunion de préparation de cette action collective et ouverte à tous du 24 octobre est prévue le mardi 6 octobre à 14h00 à la Blanchisserie (pour prévoir la répartition des rôles de chacun, l’organisation d’une banderole vivante, etc.) La Blanchisserie - Hôpital Charles Foix - 7, avenue de la République 94200 - Ivry-sur-Seine Métro Mairie d’Ivry ligne 7 (zone 2) puis 10-15 minutes à pied environ ou RER C Vitry sur Seine (zone 3) (si vous venez en voiture, merci de ne pas vous garer dans l’enceinte de l’hôpital).
Des affiches, cartes postales-autocollantes, manifestes Rue libre ainsi que des Badges Rue libre sont toujours disponibles dans le bureau de la Fédé IDF. N’hésitez pas à nous contacter pour vous en procurer.
N’oubliez pas d’enregistrer vos actions sur le site www.ruelibre.fr

LES LIENS AVEC LES PARTENAIRES

RENDEZ-VOUS A LA VILLE DE PARIS DU 16 septembre
Ce rendez-vous a réuni le cabinet de M. Bertrand Delanoë Virginie Lasserre), le cabinet de M. Bruno Julliard (Marion Boyer), le cabinet de Christophe Girard (Rima Abdul-Malak), le Festival Onze Bouge (Caroline Loire, Nocturbaines (Alain François), Printemps des rues (Agnès Arnaud), Progéniture (Valérie Daniel), Alexandre Ribeyrolles (Président de la Fédération des arts de la rue en Ile-de-France), Agnès Pellerin (Coordinatrice de la Fédération IDF). Ce rendez-vous se situait dans la continuité des courriers adressés par la Fédération IDF à la Ville de Paris en avril 2009, pour dénoncer les baisses des budgets Culture de la sous direction de la Jeunesse (Direction de la Jeunesse et des sports) en direction des 4 festivals -annoncées quelques semaines seulement avant leur démarrage - et sollicitant la compensation de ces baisses par la Direction de la Culture.
Lors du rendez-vous du 16 septembre, Marion Boyer a exposé le fait que la Sous Direction de la Jeunesse (qui dispose d’une enveloppe de subventions de 900 000 euros seulement) devait impérativement afin de rééquilibrer son budget autour de ses axes prioritaires (emploi, logement, santé) réduire ses subventions culturelles qui représentent 78% des subventions accordées par cette Direction. Elle a exposé que ces baisses avaient donc un caractère irréversible et qu’il était possible que de nouvelles baisses viennent s’y ajouter en 2010. Concernant le caractère très tardif de l’annonce des baisses 2009, qui avaient engendré de grosses difficultés pour les festivals concernés, elle a exposé qu’en effet les arbitrages budgétaires étaient malheureusement intervenus très tardivement et dans un contexte de restrictions budgétaires - seules garantes d’une bonne gestion municipale.
Rima Abdul Malak a exposé que la Direction de la Culture avait, suite à ces baisses, été prise de court et qu’elle était dans l’incapacité budgétaire de compenser les baisses de la Direction de la Jeunesse, la Culture étant également confrontée, malgré sa dotation budgétaire importante (84 millions d’euros) aux restrictions budgétaires sollicitées par la Direction des finances de la Ville. La direction de la Culture a dû, elle aussi, dégager des marges sur son budget, annulant ainsi certaines actions comme l’opération de cinéma 3 jours 3 euros durant l’été.
Pour 2010, elle a exposé que de nouvelles baisses interviendraient très certainement encore dans le budget de la Culture, sans que le pourcentage des économies à réaliser ne soit encore fixé, mais que les Arts de la rue seraient considérés par Christophe Girard comme prioritaires par rapport à d’autres secteurs, afin que leur budgets, déjà minimes, soient préservés, étant donnée leur fragilité. Virginie Lasserre a souligné que ce caractère prioritaire constituait en soi une garantie importante, certainement enviable par d’autres secteurs d’activités également touchés par les restrictions.
Face à ces différentes déclarations, Alexandre Ribeyrolles a exprimé sa déception, regrettant que la Direction de la culture ne puisse garantir les compensations des baisses, alors que même que les Arts de la rue ne représentent qu’une infime proportion dans le budget de la Culture (les baisses à compenser représentant, donc, des montants encore plus minimes, au regard du budget total de cette Direction). Il a déploré que les diffuseurs Arts de la rue ne soient pas à Paris et, contrairement aux autres Villes de France, reconnus au même titre que les salles de spectacles. Il a souligné le caractère précaire, militant de l’activité de ces diffuseurs. Il a exposé qu’au bout de plusieurs années de collaboration avec la Ville de Paris, la Fédération IDF attendait non seulement le renforcement des actions de diffusion existantes mais le développement de nouvelles actions et de nouveaux dispositifs de soutien aux Arts de la rue ,soit par conséquent des moyens plus importants.
Rima Abdul Malak a rappelé que des progrès énormes avaient eu lieu depuis l’élection de Bertrand Delanoë 2001, avant laquelle les arts de la rue n’existaient tout simplement pas au sein de la Direction de la culture. Elle a exposé qu’un nouveau rendez-vous de travail devait avoir lieu pour approfondir cette discussion et Alexandre Ribeyrolles a confirmé qu’en effet la Fédération IDF souhaitait être reçue par Christophe Girard.

RENDEZ-VOUS A ARCADI DANS LE CADRE DE L’UFISC IDF du 11 septembre
Etaient présents pour Arcadi : Frédéric Hocquard, directeur, Caroline Lozé, directrice du Pôle des Arts de la Scène, Isabelle Roux, Conseillère technique chargée des dispositifs de mutualisation, Delphine Martincourt, Conseillère technique chargée des ressources documentaires, Françoise Billot, directrice du pôle ressources, Karen Benarouch, Conseillère technique chargée de l’accompagnement des porteurs de projets Et pour l’UFISC IDF Sandrine Percheval, coordinatrice de RAVIV, Flavie Van Colen, coordinatrice du RIF, Johnny Lebigot, membre du CA d’Actes-if, Eve Guyard, coordinatrice d’Actes-if, Alexandre Ribeyrolles, Président de la Fédération IDF, Serge Calvier, membre du CA de l’UFISC et de la Fédération IDF, Vincent Garreau, membre du CA de la Fédération IDF, Agnès Pellerin, coordinatrice de la Fédération IDF.
Ce rendez-vous, sollicité par l’Ufisc IDF en vue de permettre à Arcadi de mieux identifier ses interlocuteurs franciliens au sein de l’Ufisc, a pour objet d’envisager quelles actions et chantiers de réflexion complémentaires, menés en communs, pourraient être développés entre Arcadi et les organisations franciliennes membres de l’Ufisc. Ce, dans la continuité de partenariats déjà engagés (notamment autour de la journée au Cnam autour de l’économie sociale et solidaire du 12 novembre 2008).
Ces perspectives s’engagent dans le contexte d’une phase nouvelle, plus opérationnelle au sein d’Arcadi, permettant d’envisager les réalisations concrètes de sa nouvelle direction.
Frédéric Hocquard rappelle que son projet d’établissement prévoit la mise en place d’un comité de suivi incluant des professionnels - lieu de dialogue, de discussion et de partage d’information nécessaire entre la profession et Arcadi.
Le développement du Pôle ressources est présenté ; il fait partie du cahier des charges de la Région qui a attribué pour ce Pôle 400 000 euros supplémentaires en plus des 100 000 déjà existants. Plusieurs nouveaux salariés en constituent l’équipe qui sera complétée le 21 septembre par Franck Michaud qui sera en charge de l’observation.
Ce pôle ne suit pas un découpage disciplinaire, mais thématique : mutualisation, accompagnement, observation et rencontres professionnelles, documentation. Arcadi réfléchit à une bonne articulation entre les différentes aides et dispositifs.
Le soutien aux projets de mutualisation résulte du constat fait lors de l’étude sur les compagnies menée par Arcadi en 2007, où le manque de lieux de travail était pointé par les professionnels. Il relève d’une dynamique volontariste qui peut être répercutée dans les réseaux animés par les organisations de l’UFISC IDF.
Ce soutien doit concerner une grande diversité de lieux, en terme de statuts et d’inscription géographique. Plus qu’un soutien financier, Arcadi jouera le rôle interface entre les besoins des lieux et ceux des compagnies.
Ce soutien à la mutualisation ne doit pas se confondre avec une aide à la résidence où Arcadi serait prescripteur.
Un projet autour de la mutualisation de salles de répétition a été engagé par Arcadi durant l’été 2009 avec Raviv. 3 lieux pilotes ont participé à cette phase expérimentale mais le dispositif pourra concerner, comme s’en enquiert Alexandre Ribeyrolles, des projets nouveaux et pas seulement des projets de mutualisation déjà existants. Serge Calvier évoque aussi la nécessité de mutualiser avec les structures disposant de moyens importants, afin que ces derniers puissent profiter au travail des petites compagnies et structures.
Pour cadrer le dispositif, une charte mutualisation est en train d’être finalisée au sein d’Arcadi.
En ce qui concerne l’accompagnement, il prend plusieurs formes - séances individuelles, réunions collectives (« jouer collectif » qui ont lieu une fois par mois), formations doublées d’un suivi. Dans certains cas, un prestataire est missionné par Arcadi (par exemple le bureau de production Cassiopée), sélectionné hors procédure marché public. L’accompagnement s’adresse en priorité à des groupes hétérogènes, mais pas seulement (cf tutorat des jeunes administrateurs mis en place avec le CND). Un projet d’accompagnement est en cours avec le Collectif 12.
L’accompagnement joue un rôle important dans l’appréhension de l’institution par les jeunes compagnies.
Arcadi travaille sur des fichiers de compagnies larges, celle-ci pourront être aiguillées par les organisations de l’UFISC IDF, et avec chacune desquelles des réunions de travail spécifiques par discipline pourront être mise en place afin d’envisager une complémentarité sur les questions d’accompagnement.
Pour l’observation et l’organisation de rencontres professionnelles, Françoise Billot informe qu’Arcadi pourra travailler en partenariat avec d’autres organisations, comme cela a été le cas avec l’UFISC en novembre dernier et d’autant que celle ci développe aujourd’hui un projet d’observation participative et partagée, soutenu par le FRDVA, pour lequel l’UFISC doit recruter prochainement un chargé de mission. Ce projet qui concernera l’ensemble des adhérents franciliens des organisations membres de l’UFISC (à travers la constitution d’un vocabulaire commun entre les différentes disciplines) se penchera sur quelques données de base des structures : identité, données socio-économique, emploi. L’outil « gimic » pourra intéresser le travail d’Arcadi et éventuellement l’intégrer comme partenaire financier de cette plate forme internet, basée sur les principes de l’observation participative et partagée (www.la-fedurok.org/rubrique.php?id_rubrique=127), permettant de recueillir des données de manière permanente – tout en intégrant un archivage - sans que les concernés en soient dépossédés, et tout en constituant pour eux un outil de gestion de leur structures au quotidien. Il est prévu que ce projet d’observation de l’UFISC puisse donner lieu à une restitution début 2010, avant les élections régionales.
De son côté Arcadi prévoit également la réalisation d’une étude concernant les théâtres de ville (entendus de façon large), l’organisation d’une journée sur les nouveaux indicateurs d’évaluation – ce en quoi le partenariat avec l’UFISC pourrait être tout à fait pertinent, et également un cycle valeurs communes et territoires communs.
L’espace de Documentation, encore en chantier, verra le jour dans un esprit de complémentarité avec les centres de ressources déjà existants et en vue d’apporter un plus au public qui vient en rendez-vous à Arcadi. Des fiches pratiques, des dossiers thématiques en ligne, des expertises sur territoire francilien seront réalisées et ce pôle d’Arcadi s’intégrera au Réseau doc. Un travail de référencement commun avec l’Atelier sera réalisé.
Enfin de réunion, Caroline Lozé fait un point sur le Pôle Arts de la scène d’Arcadi. Les modalités de soutien aux projets artistiques n’ont pas fondamentalement changé, la prépondérance du critère artistique subsiste mais elle est désormais à pondérer avec d’autres critères comme la situation géographique (des éléments de tournée seront pris en compte) ou le parcours de la compagnie.
Une réflexion sur les critères est engagée pour leur ouverture et en vue que les aides d’Arcadi constituent un vrai moteur à la diffusion et non pas avant tout une aide à la reprise. Une mixité a ainsi d’ores et déjà été introduite parmi les projets soutenus. Le travail sur l’observation et l’évaluation du Pôle ressources nourrira sur le long terme cette évolution des critères.
Le calendrier des prises de décision sera également avancé dans l’année.
Frédéric Hocquard confirme qu’Arcadi n’a pas bénéficié du crédit supplémentaire demandé à la Région pour soutenir les Arts de la rue, secteur qui reste donc absent des dispositifs d’aides. L’année 2010 se fera certainement pour Arcadi à budget égal (sauf si un crédit fléché musiques actuelles était intégré par la Région au budget d’Arcadi, donnant ainsi suite aux annonces favorables faite à ce secteur par la Région à Rock en Seine).

Arcadi donne rendez-vous aux organisations franciliennes membres de l’UFISC le 19 octobre au Cabaret sauvage pour une présentation de ses actions passées et nouvelles.

RENDEZ-VOUS AVEC CLAUDE COHEN du 18 septembre
Etaient présents à ce rendez-vous : Claude Cohen, Sylvie Pradayrol, Caroline Loire, Agnès Pellerin, Alessandro Milani
Claude Cohen, ingénieur de recherche au laboratoire LISE, du Conservatoire National des Arts et Métiers, mène au sein d’une équipe de sociologues, une recherche commanditée par la Direction de la recherche et des nouvelles technologies de la Ville de Paris, intitulée « imaginons Paris » 2030, sur les pratiques culturelles. Il s’agit de partir de l’existant pour faire de la prospective ; l’un des axes de l’étude sera centrée sur « l’art de penser la fête ». Claude Cohen s’est intéressée aux arts de la rue, elle a assisté à la rencontre du 27 mars (table ronde sur Paris Métropole) et a lu différentes publications sur le sujet. Elle a aussi participé à la table-ronde organisée par l’APUR début juillet (voir bulletin d’information de juillet).
Il s’agissait, lors de ce rendez-vous, d’établir une relation plus approfondie avec la Fédération des Arts de la rue IDF et d’aborder les spécificités des arts de la rue sur le territoire : difficultés présentées par le territoire parisien (privatisation de l’espace public, difficultés à trouver des lieux de travail, liens avec la Préfecture, soustraitance par la Ville pour les services techniques, problèmes de communication entre les arrondissements, lien fort des arts de la rue au politique, qui les rend vulnérables aux changements d’équipes et aux baisses de budgets,
politiques immobilières des villes la petite couronne peu favorables au soutien des petites compagnies).
Si l’impression est donnée que de plus en plus d’événements occupent l’espace public, il semble très clair qu’il y a peu de place pour des projets initiés en dehors des cabinets de la Mairie centrale qui semble tendre à ne plus soutenir que les gros projets, qui bénéficient d’une grande visibilité, tandis que les petits projets seront à terme soutenus sur des crédits réduits par les mairies d’arrondissements.
Claude Cohen a interrogé les liens entre arts de la rue et arts numériques. Elle a également sollicité que la Fédération IDF lui indique quelques structures/ projets particulièrement intéressants en terme de rapport au territoire éventuellement en vue de réaliser sur elles de courtes monographies, dans le cadre de son étude.

AGENDA

Mardi 6 octobre : REUNION RUE LIBRE IDF 2009 à 14h00 à la Blanchisserie

Samedi 24 octobre : Rue libre !

Au Village de cirque, le 15 octobre à 19h et le 23 octobre à 17h30 dans le cadre de la journée des Auteurs de la SACD : lancement des 2 ouvrages de Floriane Gaber, journaliste et chercheuse,
Quarante ans d’arts de la rue et Comment ça commença. Les arts de la rue dans le contexte des années 70.

Prochain CA de la Fédé IDF : 5 octobre à 10h00 à la Maison des réseaux artistiques et culturels.


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