A.G 2000 (Moulin Fondu) - Naissance de la commission internationale

jeudi 9 novembre 2000
par  lafede

Née au dernier Festival Chalon dans la Rue, baptisée à Aurillac, la commission internationale est en préparation et devrait commencer à exister réellement d’ici à la fin de l’année.
Au cours des deux premières rencontres informelles de cet été, nous avons pu valider l’utilité de son existence et défricher grossièrement les activités auxquelles il serait opportun que cette commission se consacre.

En premier lieu, c’est à un travail de lobbying auprès des institutions ayant trait à l’international que nous devons nous atteler. Lobbying aussi bien auprès des institutions françaises ayant des missions internationales, qu’auprès des institutions européennes. En ce qui concerne les institutions françaises, nous devons les interpeller afin qu’elles prennent davantage en compte l’existence des arts de la rue et que notamment elles facilitent la circulation des œuvres "françaises" à l’étranger. Le travail essentiel à faire auprès des institutions européennes a trait à l’existence de taxes d’importation auxquelles sont soumis les organisateurs et programmateurs qui diffusent des spectacles de rue. Par exemple, l’achat d’un spectacle étranger par un festival allemand représente un surcoût de 40% pour l’organisateur - taxe qui est calculée sur le coût du spectacle et le montant global des frais, y compris le transport -. C’est un état de fait paradoxal dans le cadre de la libre circulation des biens, personnes et œuvres dans les pays membres de l’Union Européenne.

Le second axe de travail conséquent est la mise en place d’un réseau spécifique arts de la rue. En effet, les arts de la rue sont peu présents dans les réseaux artistiques et culturels européens déjà existants. Aussi, leur lisibilité dans le paysage artistique est-elle quasiment inexistante. De plus, très peu de crédits européens sont attribués à ce secteur artistique. L’existence d’un réseau arts de la rue présente deux avantages à terme : faire connaître la spécificité de notre secteur artistique et permettre aux équipes artistiques de s’appuyer sur des structures locales. Pour atteindre nos objectifs deux types d’actions sont envisagées. D’abord, être identifiés lors des rencontres organisées par les réseaux européens existants. Ainsi, les membres de la commission, membres de réseaux européens, feront-ils connaître notre initiative au sein de ces réseaux. La seconde action à mener est de rassembler les coordonnées de structures et compagnies arts de la rue repérées à l’étranger par nos membres et de constituer un réseau de sympathisants par ce biais. Dans la mesure où elles existent, nous nous appuieront également sur des fédérations ou regroupements.

Nous allons entreprendre la collecte d’informations et de fichiers - certains festivals internationaux à l’étranger nous ont proposé de disposer de leurs bases de données - afin d’envoyer un premier mailing d’information sur notre initiative dans les mois qui viennent. Pour ce premier mailing, l’idée est de travailler avec quelques "correspondants étrangers" pour les envois et la traduction des courriers.
Par ailleurs, d’une part, nous avons conscience que cette nouvelle commission se doit de communiquer de la façon la moins coûteuse possible, probablement par courrier électronique. D’autre part, nous communiquerons en français et en anglais.

Enfin, il serait judicieux qu’une première rencontre internationale soit programmée avant l’été.