A.G 2000 (Moulin Fondu) - Débat

Propositions d’idées pour le débat
mardi 17 octobre 2000
par  lafede

Le champ de l’innovation

image 250 x 188 Inventeurs de formes artistiques mais également défricheurs de méthodes (en termes de diffusion, voire même de production, de rapport au public, de rapport à l’art…), concepteurs de nouveaux lieux (lieux de production artistiques, lieux de fabrique, lieux de création partagés …), les Arts de la rue participent au renouvellement de l’expression artistique contemporaine.

- Comment avoir, de façon collective, la conscience de ce constat ?
- Quelles sont les limites à l’innovation ? Comment les faire reculer ?

L’ouverture plutôt que la consanguinité

Le renouvellement des Arts de la rue provient des jeunes générations mais aussi de l’ouverture à d’autres pratiques, à d’autres genres et ce, à l’échelle européenne.

- Comment ne pas exclure les nouveaux arrivants ("c’est pas du théât’ de rue") tout en veillant à l’opportunisme ?
- Comment entraîner de nouvelles équipes dans cette dynamique du sentier différent ?

L’espace public : notre territoire artistique

Il est fondamental d’affirmer cette spécificité. Elle est notre essence même. Attention toutefois : l’espace public est autant l’espace de l’auto-proclamation artistique qu’un espace original de création.

- En quoi l’espace public, l’urbain est-il un paramètre essentiel de nos écritures "Arts de la rue" ?
- En quoi les Arts de la rue peuvent-ils questionner l’espace public et participer au débat du "mieux vivre la ville" ?

Le droit à la différence/ le droit à l’indifférence

Comment clarifier notre(s) message(s) sachant que nous cherchons à la fois :
- à nous distinguer, de façon quasi éthique, des formes dites conventionnelles (insistant sur le caractère exploratoire de nos expressions),
- à rejoindre le droit commun en proclamant notre légitimité artistique et culturelle ?

Événement versus création - municipalisation versus engagement national : les risques de dérives

-  image 250 x 188 En acceptant les contrats les plus divers, généralement sous (bon) prétexte alimentaire (boîtes de communication, événementiels, propagande municipale déguisée…), ne sommes-nous pas en train de scier la branche sur laquelle nous sommes assis ?
- Notre revendication artistique ne s’auto-détruit-elle pas d’elle même, jusqu’à n’être considérée que comme les nouvelles majorettes ?
- La profession doit-elle se fixer un code déontologique ?
- Faut-il créer des structures parallèles, non associatives, pour répondre à ces demandes (croissantes) ?...

La "régionalisation"

Comme dans d’autres domaines, les effets de la déconcentration sont loin de servir les Arts de la Rue. Ils demeurent bien souvent le fait du prince, et selon que le DRAC et/ou le conseiller théâtre soient ou non sensibilisés à la question des Arts de la rue, telle ou telle initiative ou compagnie sera accompagnée ou non. La notion de l’Etat garant de la création vole en éclats.

- Comment la profession peut-elle et doit-elle réagir ?
- Par la technique du "harcèlement pédagogique" brevetée par Pierre Sauvageot ?

Action prosélyte

La question des recettes de la Fédération est très sensible puisque :
- Le budget doit augmenter pour accompagner l’augmentation d’activité (Pascale y consacre plus d’un mi-temps) et qu’il n’est pas forcément très logique de compter sur une augmentation de la subvention.
- Le montant des adhésions correspond à peine à 10 % du budget de la Fédération. C’est une véritable faiblesse qui ne nous rend pas très crédible.

Deux questions :
- La mécanique d’adhésion n’est-elle pas très au point ?
- Ou plus grave, la profession ne se reconnaît-elle pas dans la Fédération ?

La première hypothèse est, je pense, la plus réaliste (quoi que). Aussi comment y remédier, sachant que les compagnies et les structures Arts de la rue adhérentes à la Fédération ne doivent pas négliger le prosélytisme (en leur sein ou vers l’extérieur).

image 250 x 188 HLM : Notre débat préféré

Plutôt que de tirer sur l’ambulance, comment élaborer un cahier des charges en direction de HLM pour formuler les besoins de la profession ? (Embauche d’un juriste, fiscaliste, par exemple…)

Recherche courroie de cohésion

Ballottés entre la DMDTS et les DRAC, écartelés entre une logique nationale et des pratiques territoriales, perdus dans le traçage des crédits déconcentrés arts de la rue, gagnerions-nous à initier la création d’un "groupe" de réflexion, d’analyse… qui nous permettrait de clarifier les orientations régionales et nationales de l’État ? Groupe où figureraient l’État (DMDTS + DRAC), la profession (Fédé avec antennes régionales), et les partenaires (HLM, ONDA, AFAA, Ministère de la Ville, groupe d’études parlementaire…).

A vous

Maud Le Floc’h - 17 octobre 2000