A.G 1999 (Ivry-sur-Seine) - Rapport Moral

ou comment résumer 12 mois d’activités de La Fédération
vendredi 22 octobre 1999
par  lafede

En 1999, La Fédération a franchi un grand nombre d’étapes. Tout en restant un lieu de débat interne, une instance de réflexion et même d’introspection, nous nous sommes imposés comme le représentant de la profession, ayant contribué à l’obtention de mesures nouvelles de la part du Ministère de la Culture dont nous avons suivi en détail la réalité. Nous avons élaboré un projet stratégique de développement des Arts de la Rue et soutenu la création d’un groupe de travail parlementaire.

Grâce à l’arrivée de la coordinatrice générale, La Fédération a été présente dans les grands festivals et a tenu informé fréquemment les adhérents sur les sujets en cours. La Fédération a effectué un important travail dans le domaine de la fiscalité et ouvert des chantiers, comme celui de la transmission ou de la "critique" des Arts de la Rue. La Fédération a pu intervenir dans plusieurs dossiers particuliers, développer son site Internet, et commencer un travail en région. Enfin, elle propose une nouvelle organisation interne.

Ce bilan extrêmement positif ne doit pas occulter un certain nombre de faiblesses : fatigues et démobilisations au sein du CA, difficultés pour affirmer nos propositions d’une manière originale, lenteur de réactions devant le grand nombre de sujets à traiter.

La Fédération compte aujourd’hui 100 membres adhérents et 358 sympathisants. Le principe d’adhésion exclusivement individuel doit peut-être s’ouvrir désormais aux compagnies.


L’année 99 a été marquée par les 9 M.F. de mesures nouvelles annoncées par Mme Catherine Trautmann. La Fédération a évidemment contribué à cette avancée, même partielle, dans la reconnaissance de notre travail. Elle s’est imposée comme la représentante de la profession et a noué un dialogue répété, ferme et constructif avec la Ministre, le Directeur et les services de la DMDTS. Nous avons fait entendre les limites de cette avancée budgétaire pour un courant artistique en pleine évolution et notre défiance à l’égard de décisions contestables (transformation de l’aide aux compagnies en aide au projet, suppression de la mission des esthétiques nouvelles). Nous avons également joué le rôle de contrôle des décisions annoncées en suivant, DRAC par DRAC, la réalité des mesures nouvelles, des conventionnements des compagnies citées, de la hauteur des conventionnements. A l’heure actuelle, nos chiffres donnent un peu moins de 8 M.F. de mesures réelles, et une confrontation s’annonce avec la DMDTS sur ce sujet.

La représentativité de La Fédération a été également démontrée sur des dossiers avancés par Hors Les Murs sans concertation, comme la commande publique ou la prochaine journée professionnelle sur la formation : les projets non soutenus par La Fédération ne peuvent plus être imposés à la profession.

L’année 99 a été marquée par un subventionnement de La Fédération par le Ministère de la Culture. Cette aide, ajoutée aux cotisations, ne nous a pas enlevé notre capacité de protestation, et a permis d’embaucher une coordinatrice générale dont le travail de passage d’informations au sein du CA, vers les adhérents, dans les festivals, vers la presse ou vers les interlocuteurs institutionnels a été pour beaucoup dans le pas en avant accompli cette année.

Conscients de l’extrême importance du dialogue avec les décideurs politiques pour faire avancer une pratique artistique en prise directe avec les citoyens, nous avons soutenu la constitution d’un groupe de travail parlementaire présidé par M. Pierre Bourguignon, député-maire de Sotteville-les-Rouen.

Au cours du printemps, nous avons décidé de rédiger un projet stratégique, une charte de développement à long terme. Il s’agit pour nous d’arrêter de réagir aux initiatives extérieures (Ministère, HLM…) et de définir nous-mêmes le cadre de notre avenir. Ce projet stratégique existe ; il reste à finir, à préciser. Certains ont déploré son aspect trop technocratique et son manque d’imagination. Mais ce document est un pas très important dans la structuration de notre mouvance, et l’imagination et l’analyse sont les bienvenues pour parfaire ce projet.

La commission "juridique" a effectué un travail remarquable sur les questions fiscales. Plusieurs documents d’informations ou d’actions ont été adressé aux adhérents. Des liens ont été tissés avec d’autres associations professionnelles (cirque, rock, danse…) et ont mené à la création du F.I.S.C. pour lutter contre les mesures fiscales et travailler à un statut des entreprises culturelles et des compagnies.

Citons également les premiers travaux de la commission "formation - transmission" pour définir les besoins et les projets dans ce domaine, le début d’une réflexion de fond sur la médiatisation, la presse et la critique, et les groupes régionaux (IDF, PACA, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire, Franche-Comté…) qui ont relayé au plus près des réalités les préoccupations de l’ensemble de La Fédération.

La Fédération a pu également intervenir pour soutenir certains adhérents lors de conflits divers : Fabrique d’Aurillac, l’Arbre à Nomades, Ilotopie, Brayses.

Le site Internet de La Fédération, accueilli par Le Fourneau de Brest, a été entièrement réorganisé. Mis à jour très régulièrement, il permet une information extrêmement rapide pour les adhérents ou nos partenaires.

Enfin, nous avons repensé une nouvelle organisation interne afin de redynamiser La Fédération et d’aborder une troisième année qui s’annonce essentielle.

La question des moyens de La Fédération doit être posée, car le budget actuel ne permet pas de couvrir la totalité des dépenses. De nouvelles recettes doivent être trouvées si l’on veut tenir un dispositif de travail permettant une bonne information de tout le réseau. ( voir bilan financier ).


L’ensemble de tous ces éléments, malgré les faiblesses soulignées plus haut, montre à l’évidence le travail effectué en 12 mois, et nous permet d’affirmer un bilan très positif de l’action de La Fédération et de ses élus. Nous espérons surtout qu’il sera une bonne base au travail pour l’équipe qui portera La Fédération en 2000.