Propositions d’ordre du jour pour le CA du 14 mai 2008

… et quelques éléments pour ouvrir les débats
lundi 26 mai 2008
par  lafede

Salut à toutes et à tous,

Vous avez normalement tous reçu le compte-rendu du dernier C.A. fait par Stéphane Laisné dont je salue la diligence.
Il ne vous aura pas échappé en comparant l’ordre du jour prévu et les points réellement traités que nous avons largement privilégié tout ce qui concerne l’organisation interne au détriment de tous les autres sujets. Ce qui est assez normal pour une mise en route.
Néanmoins au vu de l’imminence de certains rendez-vous et dans un souci de transparence, il me paraît utile de valider ou d’invalider certaines propositions que nous pourrons porter, sinon de les nuancer. Il ne s’agit pas ici d’avoir le grand débat d’orientation dont nous ne pourrons faire l’économie mais de confirmer certaines pistes qui nous permettront de poursuivre le travail de lobbying enclenché par le Collectif tout en l’élargissant.
Enfin, quoiqu’il m’en coûte (comme vous, le temps m’est compté), je m’y colle.
A suivre donc beaucoup de questions, des demandes, des précisions, des propositions d’ordre général (un début de débat d’orientation ?) ou plus concrètes (où il est question de lobbying), une tentative de bilan (on ne part pas de rien quand même) et quelques âneries aussi (parce que tout seul dans son coin on voit pas la poutre… et que même que c’est pour ça qu’on a fait une Fédé !)

Pour le bilan du Collectif, je vous suggère de reprendre les 11 propositions qui avaient été soumises à la Région, de mettre en regard ce qui a été obtenu, de nous interroger sur les manques et éventuellement sur l’intérêt qu’il pourrait y avoir à relancer le lobbying sur les points sur lesquels nous n’avons pas été suivis ou insuffisamment suivis.

Avant d’attaquer les sujets qui nous permettront de déterminer une ligne de revendication collective et les différentes propositions concrètes y afférent, il paraît également souhaitable de traiter des moyens à mettre en œuvre pour nous renforcer.
Peut-être pourrions nous envisager l’envoi d’un courriel aux compagnies et structures du catalogue Midi-Pyrénées comprenant l’acte de naissance et un résumé de nos discussions sur les chantiers à ouvrir. Pourquoi pas continuer cette démarche d’information pour la suite de nos travaux, même si les adhésions n’arrivent pas immédiatement.

Les chantiers à ouvrir

Pourquoi ouvrir des chantiers ? Parce que nos réalités pourraient bientôt n’être à nouveau que des désirs.
Les chantiers à ouvrir donc :
- les moyens à mettre en œuvre pour élargir notre champ de diffusion
- la transversalité des financements
- le développement durable
- la transmission, la formation
- autres

Également quelques questions annexes que je ne sais pas où classer.

La diffusion

« Nul n’est prophète en son pays ».
C’est ce qu’on se dit en rigolant autour d’une bière à chaque fois qu’on se croise à Edinburgh, à Luxembourg, voire à Singapour ! En rigolant parce qu’on est content de voir du pays et un peu fier aussi que « des gens » soient venus nous chercher aussi loin de chez eux et que ça veut sûrement dire qu’on est peut-être un peu intéressant quand même !
Quand même, parce que chez nous, y nous aident pas beaucoup à y croire. En rigolant donc, mais avec un petit goût amer dans la bouche qui n’est pas seulement dû à la bière dont on parlait plus haut. Sans parler des kilomètres accumulés qui nous font souvent nous demander si notre boulot principal n’est pas chauffeur routier (en tout cas on est prêt pour la flexi même sans sécurité). Bref, on ne joue pas souvent à côté de la maison.

Alors, à qui la faute ?
La tentation est grande de s’en prendre aux quelques malheureux (devrais-je dire courageux !) qui défendent bec et ongles les arts de la rue en Midi-Pyrénées.
La tentation est grande mais comme on le sait le bon sens (qui lui travaille toujours près de chez lui) est une connerie ! Le problème n’est évidemment pas dans la programmation existante. Quand bien même serions-nous programmés chaque année dans chaque manifestation culturelle de la région dédiée aux arts de la rue, cela ne changerait pas grand-chose.
Et puis nous, qui sommes debout sur nos ergots dès qu’il s’agit de faire respecter nos convictions artistiques, accepterions-nous de bafouer par un quelconque système de quotas ou autre, la liberté de choix de nos camarades de misère les diffuseurs.
Heureusement nous n’en sommes pas là, et la préférence régionale (vomissable rejeton de la préférence nationale) n’est pas plus à l’ordre du jour que le FN n’est au pouvoir.
En outre, désigner des responsables, c’est un peu facile tant qu’on ne s’est pas mis au boulot pour chercher ensemble des solutions et faire des propositions concrètes.
Au boulot donc !

Il s’agit ici de joindre l’utile à l’agréable car il existe une réelle convergence entre nos motivations militantes (culture de proximité, culture populaire, ou autres appellations) et nos réalités économiques. A ma connaissance, la plupart d’entre nous ont déterminé leur engagement dans ce secteur au moins autant sur des motivations qu’on peut qualifier de sociopolitiques que sur des valeurs artistiques ou par amour du grand air.
Pas question bien entendu de « travailler plus pour gagner plus », mais de travailler mieux pour que cela profite à tous. Travailler mieux, ce serait déjà vivre plus de nos métiers (jouer quoi !) et moins de la solidarité interprofessionnelle (les assedics pour ceux qui ne suivraient pas).
Jouer plus, ça commence par plus d’occasion de jouer.
Pour y parvenir, nous devons exister et peser collectivement.

Comment ?
Quelques pistes possibles :

- Relancer l’action en direction de la Région sur les points engagés par le Collectif et liés à la diffusion. Par exemple :

  • une campagne d’infos sur l’aide à la diffusion en direction des Cies et des structures du catalogue
  • une mise à jour du site
  • l’envoi d’un courriel invitant à consulter le site regroupant les Cies et structures de Midi-Pyrénées qui a été créé en parallèle au catalogue et que chacun pourrait transférer à son propre carnet d’adresses
  • ou pour aller plus loin, la réalisation d’un fichier mutualisé (par une structure missionnée ?) de tous nos fichiers et accessible à tous (un sacré coup de pouce pour ceux qui démarrent…). Ça aurait aussi l’avantage d’éviter les doublons en ce qui concerne le courriel évoqué plus haut
  • un suivi attentif du soutien apporté aux réseaux de diffusion
  • etc.
    - Proposer le lancement au niveau départemental, interdépartemental ou régional d’une opération cadre type « 31 notes d’été », mais dédiée aux arts de la rue. Voir en annexe le manifeste du projet Parade comme point de départ d’une réflexion plus large.
    - Proposer l’implantation de Cies ou de structures intermédiaires sur des quartiers ou des communes dans des périodes données et qui pourraient déboucher sur des opérations croisées de diffusion (sur des manifestations existantes comme des carnavals, des ouvertures ou réouvertures d’espaces publics, des repas de quartiers, des manifestations scolaires… ou à inventer avec les populations).
    - Inciter les élus à une réflexion sur la transversalité des financements du secteur pouvant évoluer vers une stratégie concertée de développement qui s’appuierait sur cette réalité.
    Les financements sur lesquels nous émargeons peu ou prou : culture bien sûr, socioculturel (nouvellement appelé culture de proximité), événementiel (fêtes et manifestations), communication, tourisme (croisé avec culture : mise en valeur du patrimoine), relations internationales. Sur ce dernier point nous pourrions par exemple réfléchir avec eux sur la notion d’ambassadeurs culturels (au niveau international, mais aussi inter-régional, intercommunal…

Du pain sur la planche et de nouvelles planches à inventer.

Quid également du développement en direction du secteur privé ? Non, ce ne sont pas tous d’ignobles requins avec des gros cigares et une calculette à la place du cœur. Certains ont même des préoccupations assez proches des nôtres (par exemple les militants des comités d’entreprises ou de certaines organisations de développement rural). Cherchons. Osons, essayons, proposons.

Le développement durable

Force est de constater à la lecture de nos bilans comptables que la part dévolue à nos coûts de transport est chaque année plus importante. Cette réalité économique pour alarmante qu’elle puisse être en terme de survie même de notre secteur d’activité a le mérite de nous alerter sur l’état lamentable de notre « bilan carbone ». Cette nouvelle expression « tendance », contrairement à bien d’autres dans le « panel jargonneux néo-contemporain », ne me fait pas trop rire, car elle recouvre une réalité vraiment inquiétante. La question est de savoir si nous serons capables d’y faire face autrement que comme nombre d’autres secteurs professionnels, en demandant une détaxation plus ou moins importante du précieux carburant. Si nous aurons une réaction plus citoyenne que corporatiste.

Dans les solutions qui viennent d’abord à l’esprit, l’idée de réduire les distances à parcourir en travaillant plus localement est plaisante, d’autant plus qu’elle recoupe le chantier de la diffusion en région et apporte de l’eau à notre moulin.
Mais c’est un peu court comme vue, non ?
Ils produisent d’excellentes bières à Edinburgh, à Luxembourg et à Singapour ! Les voyages forment la jeunesse, même tardivement, et nous avons vocation à l’échange inter-culturel.
Peut-être faut-il chercher aussi du côté de la réorganisation de nos pratiques ?
Avec le soutien des collectivités ?
Dans une logique de prospective ? De mutualisation ?
Demander des mesures d’incitation au transport groupé en faveur des organisateurs de manifestations lointaines, des aides à la transformation des véhicules ou à l’investissement ?
Dans tous les cas, poser le problème c’est déjà commencer à y répondre.

Nous saurons être créatifs !

La transmission, la formation

Sur le sujet c’est Laurent Kilani qui devait nous préparer un petit topo mais il est très pris en ce moment et il ne sera pas là le 14 (petite page pub au passage pour « le jardin des délices » du 16 au 18 mai à Lombez - réservation Amélie 05 62 65 31 42).
S’il n’y a pas d’urgence dans les rendez-vous à traiter le sujet, on peut reporter la discussion au prochain C.A.
Sinon, y a qu’a faut qu’ont.

Question annexe : est-il souhaitable de proposer aux élus rencontrés d’adhérer à la Fédé ? Si oui, est-ce compatible avec les statuts ? Même question en ce qui concerne les collectivités qu’ils représentent. Qu’est-ce qu’on attend d’eux en ce qui concerne le fonctionnement de la Fédé elle-même ? Des moyens financiers (pour financer par ex. les déplacements à Paris ou dans les autres régions) ? Des moyens techniques (locaux de réunion, bureau, photocopies ou même photocopieur, ordinateur, ligne tel., autres…) ? Un contrat aidé pour un permanent ? Rien pour le moment ? Rien tout court ? Pour le fonctionnement on se débrouille (indépendance) ?

Autres

Et voilà, c’est bien entendu loin d’être exhaustif mais c’est une amorce.

A demain

Stéphane


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